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Subjectivité du diagnostic
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Message Subjectivité du diagnostic 
Pour ceux que ça intéresse : http://www.inpress.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=454#


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
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Message Subjectivité du diagnostic 
Merci !

Mais je voudrais vous poser une question : le diagnostic de Schizophrène a-t-il des caractéristiques que n'ont pas les autres troubles mentaux comme par exemple celui de Borderline ou de Maniaco-dépressif ? Peut-on annoncer un diagnostic de Schizophrène de la même manière que ceux précité ?

Pardonnez-moi la naïveté de mes questions si elles le sont mais ce sont celles qui me viennent à l'esprit en lisant le titre et l'introduction de ce livre...

Cordialement,


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Hervé

Let's do the time all again (The Time Warp, extrait de The Rocky Horror Show)
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Message Subjectivité du diagnostic 
Surtout à cause de l'impact social du diagnostic - il fait encore peur. C'est un diagnostic "stigmatisant", le schizophrène étant le prototype du fou (et souvent du fou dangereux) dans l'imaginaire collectif.

Certains patients réussissent à le surmonter et en jouer (j'en connais un qui s'habille "en fou" quand il veut qu'on lui fiche la paix et qui est en costard sinon), d'autres sont piégés par cette image et endossent le rôle social qui va avec le diagnostic - c'est un des principaux arguments des opposants à l'étiquetage.

On peut se tutoyer


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
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Message Subjectivité du diagnostic 
qui s'habille en "fou" ? j'ai du mal a m'imaginer la chose Rolling Eyes


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Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité

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Message Subjectivité du diagnostic 
Merci pour tes précisions, Hermès.

A bientôt !


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Hervé

Let's do the time all again (The Time Warp, extrait de The Rocky Horror Show)
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Message Subjectivité du diagnostic 
Moi j'image bien ça, s'habiller en fou!
Parfois quand quelqu'un m'insulte dans la rue, j'ai envie de dire "attention, je suis une folle furieuse, schizophrène et très dangereuse!!" Laughing
Ben quoi, faut bien profiter des préjugés qui nous pourrisent la vie le reste du temps! Enfin, évidemment je n'ai jamais osé.

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Message Subjectivité du diagnostic 
En transférant cette discussion ici, j'ai eu envie de la réveiller, même si au fond le sujet est indécidable... C'est un problème qui me titille pas mal en ce moment et j'ai l'impression de passer sans cesse d'une opinion à une autre

Pour résumer nos différents propos, on aurait :

Dans le camp des "plutôt pour" :
- Ne pas rester dans un inconnu angoissant, savoir contre quoi on se bat
- Pouvoir échanger avec des personnes ayant le même diagnostic
- Accepter le traitement
- Etre informé de quelque chose qui nous regarde au premier chef

Dans le camp des "plutôt contre" :
- La relativité du diagnostic en psychiatrie
- La stigmatisation sociale
- La difficulté de comprendre, accepter et intégrer le diagnostic à sa vie
- L'identification au "rôle social" suggéré par le diagnostic

Tous ces arguments sont valables...

Dans Vivre et dire sa psychose (Bonnet et al., 2007), les auteurs écrivent à propos de la terminologie diagnostique : "Si elle aide le patient à se procurer une identité, à se situer dans une échelle de gravité, à appartenir à un groupe de personnes ayant la même maladie, pour avoir un échange avec lui sur son vécu, elle ne suffit pourtant pas" (p. 39). Ils invoquent le déni, la méfiance vis-à-vis de la psychiatrie, la différence entre "savoir" et "accepter", la mise à distance...

Comme je le faisais plus haut, ils optent plutôt pour une construction dans la relation (un mot tout seul, dont les patients se doutent souvent déjà, n'a pas de retentissement, c'est dans "se l'entrendre dire" et dans l'interaction que le diagnostic prend sens). Ils valorisent finalement un "diagnostic personnel", correspondant à un vécu partageable (rapport à la pensée, à autrui, vécu d'incapacité).

L'intéressant, dans leur étude (patients schizophrènes informés), c'est que seulement 8 personnes sur 20 souhaitent parler d'eux-mêmes avec un diagnostic précis, les autres préférant éviter un terme stigmatisant : "D'où l'intérêt de jouer avec les mots (psychose sera moins grave que schizophrénie, trouble que maladie), de naviguer sur divers registres qui permettent de ne pas se confronter directement à la sévérité d'un diagnostic" (p. 58 ). De conclure sur deux logiques discursives ayant chacune leur cohérence...

Ce que je regrette, c'est qu'ils n'évoquent pas l'impact de l'annonce, et surtout de la façon dont le trouble a été annoncé, sur l'évolution...


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Subjectivité du diagnostic 
on a qu'à parler de trans psychotisme comme ça rien n'est figé

pour l'annonce et bien on t'annonce ça comme si tu avais un rhume après tout c'est banal pour un psy c'est un peu comme annoncer un cancer en phase terminal à un malade c'est courant et l'impacte je me demande si ça intéresse quelqu'un à par le principal intéressé

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Message Subjectivité du diagnostic 
stephanie a écrit:
 et l'impacte je me demande si ça intéresse quelqu'un à par le principal intéressé


Je ne suis pas d'accord avec ça Stéphanie. Un psy ne peut pas balancer un diagnostic grave à une personne en se contentant de se dire qu'il en fera ce qu'il veut ou ce qu'il peut.
Comme pour l'exemple du cancer en phase terminale, même si c'est banal pour l'oncologue, il n'annonce pas ça comme ça, sans précaution. Ce serait odieux.

En tant que patiente, j'ai envie au premier abord que je veux tout savoir, que tout ça me regarde et m'appartient à moi, avant tout. Et pourtant je n'ai pas voulu consulter mon dossier, par appréhension...

Je crois que c'est vraiment une question qui se règle au cas par cas. Et encore, on peut crier qu'on veut et qu'on exige de savoir, tout en préférant secrètement ne pas savoir, c'est tellement compliqué de porter une étiquette.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Subjectivité du diagnostic 
C'est très intéressant et très compliqué, ce sujet du diagnostic en psychiatrie !

L'annonce du diagnostic est à la mode, it's politically correct. Et je ne serais pas étonné qu'elle devienne une obligation Evil or Very Mad .

Cette théorie touche cependant vite ses limites. En psychiatrie, le diagnostic est parfois flou, ce que certains psys et patients ne supportent pas, moi ça ne me gêne pas...

Par exemple, est ce que c'est une schizophrénie dysthymique, ou un trouble bipolaire avec des éléments psychotiques ? Un peu artificiel, non ? De plus, dans les deux cas, la prise en charge thérapeutique sera en pratique la même ! Par contre, le patient acceptera beaucoup mieux l'étiquette de bipolaire que celle de schizophrène. Idem pour l'impossibilité fréquente de distinguer certaines schizophrénies de troubles induits par des toxicomanies...

On est quand même très nombreux, quand on doit coter nos actes, à utiliser fréquemment les diagnostic fourre-tout comme "trouble X ou Y "sans autre indication", c'est éloquent...

Tout patient n'est pas apte à encaisser l'annonce de certains diagnostics, et à en comprendre vraiment le sens ou les implications. Le diagnostic de schizophrénie est encore très destructeur dans l'imaginaire de beaucoup (alors que de nombreux schizos vont bien et que de nombreux "pas psychotiques" vont très mal). C'est d'ailleurs entretenu par certains discours médiatiques : cf la stigmatisation des schizophrènes par rapport à la question de la criminalité, déjà plusieurs fois évoquée dans nos fils de discussion...

C'est donc, à mon sens, à gérer avec humilité et prudence





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Message Subjectivité du diagnostic 
Traviata a écrit:
sont valables...Dans Vivre et dire sa psychose (Bonnet et al., 2007), les auteurs écrivent à propos de la terminologie diagnostique : "Si elle aide le patient à se procurer une identité, à se situer dans une échelle de gravité, à appartenir à un groupe de personnes ayant la même maladie, pour avoir un échange avec lui sur son vécu, elle ne suffit pourtant pas" (p. 39). Ils invoquent le déni, la méfiance vis-à-vis de la psychiatrie, la différence entre "savoir" et "accepter", la mise à distance...
Comme je le faisais plus haut, ils optent plutôt pour une construction dans la relation (un mot tout seul, dont les patients se doutent souvent déjà, n'a pas de retentissement, c'est dans "se l'entrendre dire" et dans l'interaction que le diagnostic prend sens). Ils valorisent finalement un "diagnostic personnel", correspondant à un vécu partageable (rapport à la pensée, à autrui, vécu d'incapacité).





Quand je suis allé voir mon ancien psy, le fameux jour dont j'ai fait un post, il avait mon dossier sous les yeux, ce qui m'a paru bizarre c'est que, si j'avais voulu l'avoir il aurait fallu faire un tas de paperasse...
Bref, je ne voulais pas l'avoir, je voulais qu'il me le dise (je laisse le lapsus je voulais marqué lise)... rien ne s'est passé comme prevu, et il m'a dit une phrase que je n'ai presque pas entendu tellement il l'a dit doucement "... 50 psy et ils vous direz 50 choses differentes",

L'essentiel c'est qu'a ce moment la j'avais peur d'avoir une pathologie et de ne pas m'en apercevoir (notamment Borderline), et qu'il m'a dit que non,

reste que pour ce qu'il s'est passé quelques années auparavant ca reste le brouillard...

Je me dis que j'y suis certainement pour quelque chose, je lui avais dit au telephone "au risque de m'enfermer dans une pathologie qui n'est pas ou plus la mienne"

Parce que c'est ca aussi coller une "etiquette" a quelqu'un, c'est risquer qu'il s'enferme dans un trouble sans avoir reellement envie d'avancer...


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"On pense aux fruits qui deviennent trop vite mûrs et savoureux, quand le bec d’un oiseau les a meurtris ; et à la maturité hâtive d’un fruit véreux." Sandor Ferenczi
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Message Subjectivité du diagnostic 
 coucou... coucou...  je trouve aussi que  c' est  très  important de savoir  !  pour  autant  que l' on en ressente  le besoin...  on est certainement pas tous  du même avis par apports  a cela....  je sia  que j' avais demandé mon diagnostique et que  a l' époque le médecin  m' avais répondu.. un peu retissan  quand même  et  en me disant qu' il n' aimeait pas "enfermé " quelqu' un  dans une catégorie.... 
il m' avait   expliqué très doucement .. ou alors  j' entendais  moins  bien .. j' ai ressenti  une impression bizzare.....   et c' est vrai  que j' aurais envie de redemander plusieurs fois mon  diagnostique  si je me raisonnais pas...   c' est bizzarre.....

  lili

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Message Subjectivité du diagnostic 
EluardBretonMagritte a écrit:
L'essentiel c'est qu'a ce moment la j'avais peur d'avoir une pathologie et de ne pas m'en apercevoir (notamment Borderline), et qu'il m'a dit que non

Avec internet, j'ai le sentiment que nous sommes de plus en plus confrontés à ces situations qui compliquent encore l'établissement du diagnostic. Les patients et les familles viennent nous voir avec un diagnostic déjà en tête, dont il nous font part ou pas (ce qui est pire), et attendent une confirmation ou une infirmation, comme si nous étions des machines à produire la vérité diagnostique. Nos hésitations et nos réflexions passent aussitôt pour de la dissimulation ou de l'incompétence!
Dans ce métier, l'immédiateté à la mode partout ne conduit qu'à des absurdités. La vulgarisation a tendance à faire croire qu'un diagnostic c'est simple (c'est cocher les items du DSM), or une réflexion diagnostique digne de ce nom, c'est compliqué.


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
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Message Subjectivité du diagnostic 
Tout à fait d'accord, Hermès 

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Message Subjectivité du diagnostic 
Hermès a écrit:
EluardBretonMagritte a écrit:
L'essentiel c'est qu'a ce moment la j'avais peur d'avoir une pathologie et de ne pas m'en apercevoir (notamment Borderline), et qu'il m'a dit que non



Avec internet, j'ai le sentiment que nous sommes de plus en plus confrontés à ces situations qui compliquent encore l'établissement du diagnostic. Les patients et les familles viennent nous voir avec un diagnostic déjà en tête, dont il nous font part ou pas (ce qui est pire), et attendent une confirmation ou une infirmation, comme si nous étions des machines à produire la vérité diagnostique. Nos hésitations et nos réflexions passent aussitôt pour de la dissimulation ou de l'incompétence! Dans ce métier, l'immédiateté à la mode partout ne conduit qu'à des absurdités. La vulgarisation a tendance à faire croire qu'un diagnostic c'est simple (c'est cocher les items du DSM), or une réflexion diagnostique digne de ce nom, c'est compliqué.




Tu n'as pas du tout compris Hermès...

La tu generalise  et dans ce cas ca ne me concerne pas...
J'avais peur d'avoir une pathologie et notamment borderline mais tu ne t'es pas posé la question de savoir pourquoi? tout simplement parce que j'ai une petite fille et que j'avais peur d'avoir eu un truc lourd qui pourrait réapparaitre a tout moment,
et ce n'est pas le cas!
et je crois que quelqu'un qui m'a suivi pendant 2 ans ado et quelques mois avec ma fille est apte a voir si il y a un soucis (et ceux meme si j'ai jamais reellement reussi a me confier a lui)
Deplus je ne suis pas une adepte des conneries d'internet, mon truc a moi c'est les livres (les vrais) de psychanalyse, je ne suis pas branchée psychiatrie, et je lui ai d'ailleurs meme dit "je ne peux que vous faire confiance c'est votre metier pas le mien"

relis mon message



Dernière édition par Elma le Jeu 30 Oct 2008 - 16:09; édité 1 fois

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