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Subjectivité du diagnostic
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Message Subjectivité du diagnostic 
EBM, je répondais à Hermès, en général ; et sur ce point, je suis OK avec lui. Je ne tenais pas compte de ce que tu avais écrit plus haut te concernant.


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Message Subjectivité du diagnostic 
EluardBretonMagritte a écrit:


Tu n'as pas du tout compris Hermès...



Je sais dom c'est a Hermès que je m'adressais Confused


_________________
"On pense aux fruits qui deviennent trop vite mûrs et savoureux, quand le bec d’un oiseau les a meurtris ; et à la maturité hâtive d’un fruit véreux." Sandor Ferenczi
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Message Subjectivité du diagnostic 
Si les hésitations des psy passent pour des cachotteries, c'est peut-être aussi parce qu'ils ont longtemps été jaloux de leur savoir et que certains cachent toujours des choses.
Je suis d'accord qu'il n'est pas évident de poser un diagnostic, et j'entends très bien les hésitations que peuvent avoir les psy. D'accord aussi sur le fait que çe ne se fait pas en dix minutes.
J'ai du mal à parler de cette question, car je me suis épuisée en bataille contre des psy pendant des années, je voulais savoir ce que j'avais et on me répondait que les maladies mentales n'existaient pas, que psychose ça ne voulait rien dire, qu'il ne fallait surtout pas que je m'informe sur la psy/chiatrie/chologie/chanalyse et bla bla bla. Ne pas balancer un diagnostic dans la gueule sans demande ni préparation, d'accord, ça aussi on me l'a fait et ce n'est pas l'idéal, mais quand quelqu'un demande une réponse, se pose des questions sur ce qu'il a, c'est horrible de n'avoir que le silence comme réponse. On ne sait pas contre quoi on se bat, quel est le pronostic, le traitement, la durée, etc... On peut donc imaginer le pire, et quand on en fait part à son psy et qu'il se tait, on a juste envie de le coller au mur. Comment accepter un traitement contre quelque chose qui n'existe soi-disant pas, comment apprendre à reconnaître ses symptômes et prendre les devants contre la maladie quand on ne sait rien de ce qui est pathologique ou ne l'est pas?
Je me porte bien mieux depuis que je connais mon ennemi et les moyens de le combattre.

Il y a un livre très intéressant qui parle notamment de ça, et qui montre que les patients connaissent en général le vocabulaire psy même si leurs psy ne l'utilise pas avec eux et ne leur donne pas d'explications. C'est "Vivre et dire sa psychose", chez Erès.
Laisser quelqu'un dans l'ignorance, c'est la porte ouverte aux mauvaises interprétations, aux angoisses inutiles, etc...

Je suis d'accord que je suis tombé sur un psy extrême à ce niveau, mais je crois qu'il faut que les psy comprennent que ça peut faire beaucoup de dégâts aussi.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Lana a écrit:
Si les hésitations des psy passent pour des cachotteries, c'est peut-être aussi parce qu'ils ont longtemps été jaloux de leur savoir et que certains cachent toujours des choses. Je suis d'accord qu'il n'est pas évident de poser un diagnostic, et j'entends très bien les hésitations que peuvent avoir les psy. D'accord aussi sur le fait que çe ne se fait pas en dix minutes.J'ai du mal à parler de cette question, car je me suis épuisée en bataille contre des psy pendant des années, je voulais savoir ce que j'avais et on me répondait que les maladies mentales n'existaient pas, que psychose ça ne voulait rien dire, qu'il ne fallait surtout pas que je m'informe sur la psy/chiatrie/chologie/chanalyse et bla bla bla. Ne pas balancer un diagnostic dans la gueule sans demande ni préparation, d'accord, ça aussi on me l'a fait et ce n'est pas l'idéal, mais quand quelqu'un demande une réponse, se pose des questions sur ce qu'il a, c'est horrible de n'avoir que le silence comme réponse. On ne sait pas contre quoi on se bat, quel est le pronostic, le traitement, la durée, etc... On peut donc imaginer le pire, et quand on en fait part à son psy et qu'il se tait, on a juste envie de le coller au mur. Comment accepter un traitement contre quelque chose qui n'existe soi-disant pas, comment apprendre à reconnaître ses symptômes et prendre les devants contre la maladie quand on ne sait rien de ce qui est pathologique ou ne l'est pas?
Je me porte bien mieux depuis que je connais mon ennemi et les moyens de le combattre.

Il y a un livre très intéressant qui parle notamment de ça, et qui montre que les patients connaissent en général le vocabulaire psy même si leurs psy ne l'utilise pas avec eux et ne leur donne pas d'explications. C'est "Vivre et dire sa psychose", chez Erès.
Laisser quelqu'un dans l'ignorance, c'est la porte ouverte aux mauvaises interprétations, aux angoisses inutiles, etc...

Je suis d'accord que je suis tombé sur un psy extrême à ce niveau, mais je crois qu'il faut que les psy comprennent que ça peut faire beaucoup de dégâts aussi.





Bonsoir Lana , je crois que je comprends ce que tu ressens.

Quand je suggère d'être prudent pour indiquer le diagnostic, je ne veux pas dire qu'il faut laisser le patient sans réponses ni explications, et ne pas l'éclairer sur son traitement, son évolution, ses symptômes etc... Tout au contraire !

Je me méfie juste des diagnostics trop précis, de type "entomologiste". Avec mon expérience, je réalise que - psychotiques ou pas - les personnes changent et évoluent au fil des années. Il ne faut donc pas les enfermer derrrière une étiquette, qui peut d'ailleurs être fausse. Définir un trouble ou une personnalité, c'est décrire l'image qu'on perçoit, à travers la clinique, d'une personne à un moment donné, dans un contexte donné. Quelques mois ou années plus tard, il y a de fortes chances que cette image soit nettement différente.

Au sujet d'Eres, j'ai une anecdote. J'ai dernièrement recherché leur livre "la personnalité criminelle", et l'avais trouvé sur les sites de fnac et d'amazon. Commande acceptée (successivement sur les deux sites) puis annulée (succesivement sur le deux sites) pour "cause d'indisponibilté". Je suis allé sur le site d'Eres (qui est très riche), le bouquin était dans ma boite aux lettres quelques jours plus tard... Comme je crois savoir que les bouquins sont ton univers, aurais-tu une explication ?

Bises



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Message Subjectivité du diagnostic 
Au sujet du diagnostic, ma fille me l'avait demandé à MOI, pas à sa psy de l'époque ; je lui ai rapporté ce que le psy de la clinique m'avait dit, j'ai essayé d'expliquer, mais elle ne souhaitait pas d'explications, à l'époque, question/réponse lui suffisaient largement.
Elle m'a demandé : "est ce qu'on en meure ?" ; je ne comprenais pas trop "comme du cancer", j'ai répondu non, et ça l'a rassurée.
Elle était dans le déni total, accusant les médicaments etc. mais elle voulait savoir un peu.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Bonjour Grosnounours,

il est possible que l'éditeur se réserve les derniers exemplaires pour les ventes en direct.

Sinon, je suis d'accord avec toi pour les diagnostics.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Je prends le train en cours, je viens juste d'accéder à l'ordi.

Je crois qu'il est très périlleurx de présupposer le vocabulaire de ce qu'un patient est prêt à comprendre ou à accepter. Je prends l'exemple de mon ancien psy (ça me fait tout drôle, j'ai pas encore accepté et j'ai refait une déprime pendaént mon séjour). Quand je suis allé le voir il y a 5 ans, j'avais des connaissances assez parcellaires en psychopatho. Petit à petit, à force de lire des bouquins et de fouiner sur le net, j'ai de bonnes bases de psychopatho, et un peu en psycha aussi même s'il me manque des concepts de base. Il a cherché à me dire pendant 5 ans ce qu'il pensait que j'étais prête à accepter, et ça a abouti à un désastre.
J'ai eu droit à : vous êtes schizophrène, je ne vous le cacherait pas. Je dis la vérité aux gens.
 Puis la schizophrénie n'est pas avérée, c'est comme un prodrome mais pas vraiment un prodrome parce que la maladie n'est pas déclarée, mais il y a de ça.
Une pointe se schizo-affectivité, puis il s'est rétracté.
Schizoïde, puis schizoide à minima.
Rêves oedipiens, névrotisation un peu archaïque.
Arrêt du solian, dépression. Puis hypomanie, tension qui fait le yoyo.
 Et là, flou artistique : Je garde une part de névrose, mais je suis hypomaniaque, "perso je ne crois pas que les bipolaires soient névrosés, mais certains dont je ne suis pas le pensent, alors si ça peut vous rassurer". "Etat limite au sens de Bergeret" (je n'ai pas les signes cliniques d'un état limite). Pour me dire au téléphone qu'il ne veut pas me donner de diagnostic, que quand il me dit qqch, il y a un peu de ça, sans être tout à fait ça, et que Etat limite était à prendre au sens de structure labile, et que finalement je ne saurai rien.

Résultat je suis dans un état lamentable, perdu confiance dans les psy, j'ai pris un rdv avec un psychiatre pour mercredi prochain et je fais des crises de larmes en me disant qu'il est un psychanalyste pur jus, qu'il ne me dirai rien, et que je repart sans savoir pour des années, avec aucune explications sur ce qui m'est arrivé. Ca me donne envie de me mutiler, j'ai l'impression d'être dans un trou noir.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Pourquoi tu ne choisis pas un psychiatre qui ne soit pas un psychanalyste pur jus?

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Message Subjectivité du diagnostic 
Parce que la démarche psychanalytique m'attire d'un autre côté et que je ne veux pas m'en couper. C'est sur, si je fais une TCC j'aurai un diag de suite, mais je ne pourrai plus analyser mes rêves, plus autant analyser la problématique des liens avec mes parents, le transfert, etc...

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Message Subjectivité du diagnostic 
Il n'y a pas que la psychanalyse ou les TCC, il y a bien d'autres sortes de psy. Ma psychiatre est loin d'être une psychanalyste "pur jus" mais je ne fais pas non plus de TCC avec elle, loin de là aussi.
Si tu veux garder un psychiatre psychanalyste, alors il faut sans doute faire le deuil d'un diagnostic.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Mon psy à venir est membre de la SPP.

Je vois pas de 3e choix, je suis attachée à la démarche psychanalytique, je ne sais pas quoi faire.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Je ne pense pas que ce soit aussi simple que ça, que les non-psychanalystes donnent des diagnostics que les analystes ne donnent pas. J'imagine que c'est plus une question de personnalité du thérapeute et de ce qu'il estime que tu peux entendre.

Mon premier thérapeute était je ne sais pas trop quoi mais à tendance analytique pure et dure, et sans me dire le mot j'ai rapidement compris ce qu'il recherchait chez moi : il avait l'air de me vouloir absolument maniaque (il battait des ailes d'un air ridicule pour ne pas prononcer le mot maniaque).

Le second je ne sais pas non plus de quelle chapelle il était, mais ça ressemblait beaucoup à un doux mélange de plein d'approches différentes, et son diagnostic me parait très moyennement clair. Mais il faut dire que je n'ai pas été très curieuse sur la question non plus.

Enfin bref, si le premier me semblait complètement à côté de la plaque, tout analyste qu'il était il a été fort pour me resservir de l'état maniaque à chaque consultation. Et sans jamais prononcer le mot en plus...


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Subjectivité du diagnostic 
Moi je suis pas du genre subtile (j'avais fait un lapsus et écrit gendre) : quand c'est comme ça, je rentre dans le plat : "vous faites un jeu de ni oui ni non pour ne pas prononcer le mot maniaque ?". En général ça les calme, et ça a le mérite de rétablir un minimum de franchise...

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Message Subjectivité du diagnostic 
Ca n'engage que moi mais, je ne pense pas que ce soit le but de la psychanalyse de poser un diagnostic, l'important etant juste de "rectifier le tir"(deplus le maniement de la "psyche", peut te faire passé par divers nevroses(hysterique , de transfert) et autres etats, enfin bref...)
En revanche c'est le but de la psychiatrie, pour pouvoir trouver un traitement adapter...(la parcontre c'est le neant pour moi)

J'ai tendance a comparer l'homeopathie a la psychanalyse , on y retrouve l'ecoute, le traitement adapté  a chaque personne (jamais le meme)
contrairement a la medecine traditionellequi correspondrait a la psychiatrie ou on traite tout le monde pareil en mettant dans des cases (rhumes, angines etc..)

Bref je perds le fil la


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"On pense aux fruits qui deviennent trop vite mûrs et savoureux, quand le bec d’un oiseau les a meurtris ; et à la maturité hâtive d’un fruit véreux." Sandor Ferenczi
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Message Subjectivité du diagnostic 
Euh, oui, mais bien que psychanalystes, ils sont aussi psychiatres. S'ils s'en rappelaient un peu plus, il y aurait moins de problèmes. Quand je vois mon ancien psy s'affranchir du Code au nom de la relation thérapeutique, je trouve que quelque chose ne va pas...

Message Subjectivité du diagnostic 


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