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Subjectivité du diagnostic
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Message Subjectivité du diagnostic 
Pour la psychanalyse je suis d'accord.

Pour mon cas, je parlais de psychothérapie. D'inspiration psychanalytique pour mon premier psy, et d'une autre approche pour le second.

Je ne pense pas que le but général d'une thérapie soit de poser un diagnostic à tout prix, c'est même plus surement la demande du patient ça. C'est surtout d'arriver à vivre, à continuer tant bien que mal à avancer avec les troubles qui nous ont amené là, dans le cabinet de ce thérapeute.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Subjectivité du diagnostic 
Je ne suis pas tout à fait d'accord.

C'est vrai que quand on pense en psychanalyste, on ne reste pas focalisé sur le diagnostic, on est à l'écoute d'autre chose. Mais, au départ, au moment des entretiens préliminaires, il a bien fallu se poser la question de l'indication. Est-ce qu'on va prendre cette personne en thérapie ou en analyse, qu'est-ce qu'on va lui proposer, va-t-il falloir adapter le dispositif, etc. ? Bref, même si ça ne prend pas la forme d'une étiquette, on conduit une réflexion clinique qui comprend nécessairement une part diagnostique.

Et ça ne dédouane pas du respect de l'éthique évidemment. Quand on intervient comme psychiatre ou comme psychologue, on doit suivre le code de déontologie de notre profession, quand on décide de mettre de côté notre formation initiale et d'intervenir comme psychanalyste, on doit de même obéir au code de déontologie de la société qui nous a formé et à laquelle on adhère!

En fait, je pensais à toi en reprenant cette discussion Hélène. Il me semble que tu représentes bien l'absurde de vouloir à tout prix se taire sur le diagnostic ou d'en concéder certains au gré de la compréhension du patient. Autant dans certains cas, je vois bien l'intérêt de ne pas se fixer là-dessus et d'adopter un point de vue plus dynamique, autant dans des cas comme le tien je trouve cette obstination nuisible. Si on t'avait dit assez rapidement, "voilà grosso modo où je vous situe et quel travail me semble indiqué", il me semble que ça t'aurait libérée de pas mal de souffrance.

Mais pour ton évolution de ces dernières années, tu as d'autres repères qu'un nom de trouble qui reflète finalement assez mal le cheminement de quelqu'un. Dans le bouquin que Lana et moi citions, ils insistent intelligemment sur ce "diagnostic personnel", qui est sans doute plus intéressant : par rapport aux débuts, où j'en suis maintenant de mon rapport à ma pensée, de mes relations à autrui, de mon vécu socio-professionnel, etc. Il me semble que tu as quand même connu de grands changements...


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Subjectivité du diagnostic 
Moi aussi, il s'agit de psychothérapie d'inspiration psychanalytique. Le souci avec moi, c'est que tant que je ne l'ai pas, mon diagnostic, je ne peux pas me concentrer sur tout le reste qui pourrait me faire avancer. Le moment où j'ai le plus avancé, c'est quand je me suis résolue à avoir un trouble batard qui n'avait pas de définition toute faite. Ca a donné les rêves oedipiens, et toutes mes avancées. Sauf que maintenant, avec les échecs et les désillusions, je me remets à me braquer et ça ne cessera pas avant d'avoir eu une réponse. C'est pour ça que je voulais faire les tests avant d'entamer une psychothérapie, j'aurais entamé ça sereine. Ca a capoté, je suis dans un cul de sac...

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Message Subjectivité du diagnostic 
Traviata a écrit:
Je ne suis pas tout à fait d'accord. C'est vrai que quand on pense en psychanalyste, on ne reste pas focalisé sur le diagnostic, on est à l'écoute d'autre chose. Mais, au départ, au moment des entretiens préliminaires, il a bien fallu se poser la question de l'indication. Est-ce qu'on va prendre cette personne en thérapie ou en analyse, qu'est-ce qu'on va lui proposer, va-t-il falloir adapter le dispositif, etc. ? Bref, même si ça ne prend pas la forme d'une étiquette, on conduit une réflexion clinique qui comprend nécessairement une part diagnostique.

Et ça ne dédouane pas du respect de l'éthique évidemment. Quand on intervient comme psychiatre ou comme psychologue, on doit suivre le code de déontologie de notre profession, quand on décide de mettre de côté notre formation initiale et d'intervenir comme psychanalyste, on doit de même obéir au code de déontologie de la société qui nous a formé et à laquelle on adhère!

En fait, je pensais à toi en reprenant cette discussion Hélène. Il me semble que tu représentes bien l'absurde de vouloir à tout prix se taire sur le diagnostic ou d'en concéder certains au gré de la compréhension du patient. Autant dans certains cas, je vois bien l'intérêt de ne pas se fixer là-dessus et d'adopter un point de vue plus dynamique, autant dans des cas comme le tien je trouve cette obstination nuisible. Si on t'avait dit assez rapidement, "voilà grosso modo où je vous situe et quel travail me semble indiqué", il me semble que ça t'aurait libérée de pas mal de souffrance.

Mais pour ton évolution de ces dernières années, tu as d'autres repères qu'un nom de trouble qui reflète finalement assez mal le cheminement de quelqu'un. Dans le bouquin que Lana et moi citions, ils insistent intelligemment sur ce "diagnostic personnel", qui est sans doute plus intéressant : par rapport aux débuts, où j'en suis maintenant de mon rapport à ma pensée, de mes relations à autrui, de mon vécu socio-professionnel, etc. Il me semble que tu as quand même connu de grands changements...





Oui, je suis d'accord, j'ai beaucoup évolué, et j'ai beaucoup progressé. Et c'est vrai que le diagnostic un peu perso de trouble psychotique batard dont je ne savais pas trop ce qui était compensé ou pas m'avait aidé à me concentrer sur autre chose, à savoir les relations avec ma mère et Hervé.

 J'ai pleins de pistes que je voudrais explorer, et je me retrouve bloquée. Et maintenant je fais une fixation sur la confiance au psy qui va finir par être malsaine. Quand je m'engage en thérapie, jessaie de le faire à fond, surtout avec l'implication que j'y avais mis depuis un an. Or, comment donner ma confiance et me mettre à nu face à quelqu'un dont je crais des tromperies, des dissimulations, des demi-vérités pour m'engager dans un travail, pour se rétracter après ? C'est ça qui me fait le plus pleurer, je crois.

C'est à double tranchant, le psychologue que j'ai vu a été hyper réglo, il m'a dit honnêtement qu'il ne ferait pas les tests, et moi tout en appréciant sa franchise je vais voir ailleurs parce que je n'ai pas ce que je voulais. Bon, il y a aussi l'aspect financier, je crois que même si on avait à peu près convenu 10 euros la séance, ça me fait toujours un trou dans le budget que je ne me résoud pas à consentir. S'il avait accepté les tests, j'aurais peut être réussi à faire l'effort.

Je vais acheter le livre que vous avez cité, mais je croule sous les impératifs de lecture, et je culpabilise de ne pas bosser les concours.

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Message Subjectivité du diagnostic 
Le mot que je cherchais pour la psychanalyse et l'homeo (attention je ne dis pas de se soigner en homeo) c'est "Terrain" toutes les 2 modifient le terrain d'une personne;

"Euh, oui, mais bien que psychanalystes, ils sont aussi psychiatres. S'ils s'en rappelaient un peu plus, il y aurait moins de problèmes. Quand je vois mon ancien psy s'affranchir du Code au nom de la relation thérapeutique, je trouve que quelque chose ne va pas..."

Je suis d'accord avec toi, il fait une erreur, mais je crois qu'une fois pour toute il faut que tu separe les 2, je ne crois pas qu'on puisse faire bien 2 choses a la fois, on avait eu cette discution avec Lilou, je crois que quand un psychiatre est aussi psychanalyste il doit oublier le coté psychiatre et vis versa,

Beaucoup de personnes voient les 2 (hervé aussi il me semble?psychologue et psychiatre?) l'un pour l'ordonnance et l'autre pour le suivi,

Ca n'engage que moi mais tu devrais le faire toi aussi, quit a prendre 2 psychiatre psychanalyste (pour raison financiere) et de definir avec l'un et l'autre chacun de leur role,

enfin ce n'est qu'une piste...

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Message Subjectivité du diagnostic 
j'ai suivis la conversation, et je suis tout à fait d'acc avec lana : le disag pour moi m'a permi au début de faire la part des choses entre la maladie et ma personnalité, ma vie normale.


Je pensais avoir des pb de couple (j'en avais aussi, lol) mais je croyais que tout venait de là, or non.


à présent, je suis un peu noyée avec mes symptomes et ma vie, j'en ai trop fait, je mets tout sur la maladie. J'arrive pas à savoir ce qui n'est pas normal dans ma vie, je me dis que c'est moi qui ne suis pas normale, alors que pas forcement, voilà un des pièges


ciao


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message Subjectivité du diagnostic 
Pour ma part je pense que même si le patient connaît un tantinet le language psychiatrique, il n'en connaît pas toutes les subtilités, les intensités, la gravité... et le risque est de s'identifier à sa "maladie", de se rigidifier dans ce profil, de renforcer éventuellement chez la personne une sensation d'incurabilité, et éventuellement une attitude de malade éternel qui ne cherchera plus à guérir...  

Voilà ce que je me répète sans cesse lol, parce que moi aussi j'aimerais bien savoir... j'ai des bouts de diagnostique livrés par mon psychiatre...

J'ai essayé de m'en servir à bon escient (enfin je suppose que ça l'est content ) en me renseignant sur les diverses pathologies et théories que mon psy a évoqué, et voir comment cela pouvait s'articuler à mon comportement, mes pensées...

Par exemple sur le thème de la paranoïa (je fais des petites crises de paranoïa... dans des moment de grande angoisse et depersonnalisation), de l'identification projective... etc... j'ai travaillé sur mes angoisses et mes difficultés relationnelles, ma relation à l'Autre en d'autres termes...
ou alors j'avais lu quelque part que la nevrose obsessionnelle était un dialecte de l'hystérie... comme dans l'hystérie le corps médiatise la souffrance, j'ai réfléchi à ce que mes toc mentaux tentaient de communiquer... enfin de trouver quel était mon désir là-dedans...

Je ne sais pas si cela est très clair, mais je voulais dire par là que bien que je sois obsédée par le diagnostique, j'essaie de me servir des éléments que j'ai pour avancer plutôt que de rester dans cette frustration...

Je suis ouverte à toute critique  sur ce que vous pensez de ma "technique"  Mr. Green

PS: JADE oui je pense aussi que quand on connaît son diagnostique et les symptômes qui vont avec, ça peut provoquer ce que tu décris, de plus savoir si ce qu'on fait, dit, pense, est normal ou pathologique... on s'y perd...

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Message Subjectivité du diagnostic 
heuuuu, attends, j'essaye de clarifier ma pensée :


le dialogue du corps, oui, c'est bien de savoir pourquoi, mais faut aussi savoir comment s'en débarrasser, des fois, peut importe le pourquoi, mais c'est le comment qui est important.


enfin, c'et une théorique que j'ai lu, on y adhère ou pas !!!


moi non !!! je veux à la fois savoir pourquoi et comment !


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message Subjectivité du diagnostic 
Reuh sourire

Si j'ai bien compris, il n'y a pas une schizophrénie mais des schizophrénies, comme il n'y a pas une nevrose obsessionnelle mais des nevroses obsessionelles... sans doute autant que d'individus... bien sûr qu'il y a des recoupements faisables et qu'il est nécessaire de les classifier pour la nosographie et la transmission des connaissance en psy, ainsi que pour établir les modalités de la cure en tant que psy, mais cela ne définit pas pour autant l'individu... enfin ce n'est pas vraiment l'affaire de l'analysant... ce sont les outils du psy... 
 
Mais je suis comme toi Jade, non seulement je veux le pourquoi et le comment, mais j'en fais carrément une obsession. Et comme tu semblais l'exprimer, moi aussi ça finit quelque part par me donner la sensation d'être anormale et que donc, d'une certaine manière, c'est "toujours de ma faute". Mais à vrai dire, j'ai toujours pensé ça lol, donc quelque part, j'ai juste trouvé une nouvelle raison de m'inculper.  
 
Sinon je suis d'accord avec Traviata, dans ton cas Rose-Noire plus on te refuse ce test plus tu sembles anxieuse d'avoir des réponses... donc mon avis, c'est que tu devrais expliquer à ton psy l'effet que ça te fait de pas savoir exactement de quel(s) touble(s) il est question pour qu'il comprenne combien tu as besoin de réponses claires. 
 
Avoir ce dialogue pourrait peut-être renouveler ta confiance en ton psy et te permettre de te sentir avancer à nouveau ?  
 
 
EBM perso je vois un psychiatre qui est plutôt d'inspiration analytique mais qui sait s'adapter aux besoins de son patient (moi en l'occurence lol, je sais pas pour ses autres patients à vrai dire Rolling Eyes  ), je crois pas que cela soit nécessaire de séparer les deux, mais je sais que bon nombre de personnes le font et sont satisfait de ne pas tout mélanger... je suppose que cela dépend surtout du soignant... 


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Message Subjectivité du diagnostic 
Je parle de mon cas , ma psy n'as JAMAIS apporté la discussion du diagnostic , elle m'as juste dit que j'avais une dysmorphophobie sans me dire la structure psychique qui se cache derrière je pense un trouble borderline dans mon cas ...
Je crois qu'elle a bien fait de me dire ce qu'était cette angoisse de nez déformé ...


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Subjectivité du diagnostic 
juste nommer la chose sans trop entrer en matière pour ma psy  ...  Mais tout ça pour moi c'est en fonction de 1000 facteurs , au psy d'évaluer en quoi cela peut aider ou nuire au patient ...


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Subjectivité du diagnostic 
Oui, je crois que cette discussion ne peut aboutir que là... au cas par cas !

Mais ça, malheureusement, nos tutelles amoureuses de procédure ne comprennent pas, le cas par cas pour elles, c'est pire que l'anarchie !


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Message Subjectivité du diagnostic 
j'ai aps compris traviata?


nos tutelles amoureuses....???


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Message Subjectivité du diagnostic 
... amoureuses de procédure !


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Message Subjectivité du diagnostic 


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