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Norme psychiatrique en vue
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Message Norme psychiatrique en vue 
Eh bien vous en avez, des avis, pour quelqu'un qui n'a aucun savoir psychiatrique...

L'anti-psychiatrie, perso, ça me gave...

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Message Norme psychiatrique en vue 
L'anti-psychiatrie, je ne sais pas ce que c'est...
Je ne suis pas "anti-psychiatrie" mais "anti-classification psychiatrique"...
même si je reconnais que ça peut être utile, ça me semble plus "futile"...

Désolé pour la grande longueur du message...
(j'ai fait un copié/collé d'un article de mon blog
qui correspondait bien au sujet...)

La prochaine fois, je mettrais seulement l'adresse...

Renaud


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L'immensité du monde me "ravit". R. Feynman (physicien) -
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Message Norme psychiatrique en vue 
Bonjour Weiss,

Je dois dire que je n'ai pas eu le courage ni le temps de lire tout ton premier message.
Ce que j'ai compris de ton blog, c'est que tu as été diagnostiqué borderline et que tu refuses cette étiquette... d'ailleurs c'est rare qu'un psy donne une étiquette qu'on n'a pas demandé, c'est plutôt de l'absence d'étiquette que les gens qui voient des psys se plaignent en général.

Qu'est-ce qui te fait peur dans le terme borderline ? Tu as l'air d'y voir une étiquette, mais personne d'autre que toi ne te la colle avec tant de vaillance sur le front...


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Norme psychiatrique en vue 
Ce que j'explique sur mon blog et dans mon texte, c'est simplement
le fait que "borderline", ça n'est qu'un "symptôme", les manifestations
d'une situation, d'un "état", qui peut tout à fait évoluer, plus symptomatique
à mon avis plus d'un terrain dépressif ou d'une sensibilité "mal adaptée",
et que "se réduire" (ou "se séduire") à un symptôme, ça n'avait pour moi
plus de sens...


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Message Norme psychiatrique en vue 
à votre avis, ça n'engage que vous...

Borderline, ce n'est pas un symptôme mais une maladie avec une structure mentale bien définie. Après, que cela puisse évoluer, personne n'a dit le contraire !

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Message Norme psychiatrique en vue 
En effet, pour arriver au diagnostic "borderline" je ne pense pas que ta psy se soit limité a 1 seul symptôme.
On peut avoir un terrain dépressif ou une sensibilité mal adaptée sans être borderline !

Je ne comprends pas, lorsque tu parles d'être réduit à ton diagnostic, mais qui te réduit à cela ? Ton psy te salue joyeusement d'un "bonjour borderline" ? Dans ce cas, j'insiste beaucoup, change immédiatement de psy.

Autrement, heureusement, les gens ne se réduisent pas à leur maladie...


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Message Norme psychiatrique en vue 
Le problème, c'est lorsque l'on se "définit" comme "borderline",
comme c'est souvent le cas sur bien des forums et sur Internet,
comme si l'on pouvait se "définir" comme diabétique ou migraineux,
paraplégique ou aveugle...

C'est là tout le danger des classifications psys et des "troubles
de la personnalité"... C'est d'ailleurs bien ce qui est évoqué dans l'article :
"Normes psychiatriques en vue"

Mais bon, je ne cherche pas à provoquer ou à polémiquer, ou à avoir
tort ou raison, en fait, juste à montrer un peu mon... blog...
(il y a d'autres "choses"...)

Encore désolé...


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Message Norme psychiatrique en vue 
Non non, c'est intéressant ce que tu dis.

MAIS (ben voui y'a un "mais") Mr. Green

Quand les gens font la démarche de venir poster dans un forum qui traite de psy, pour parler psy,
bien évidement qu'ils (et que je aussi) se présentent sous leur aspect "psy".

Je te parlerais bien de ma recette du tajine d'agneau aux citrons, mais dans la rubrique "la planète psy" admet que ça fait désordre...

Je ne crois pas que personne se définisse selon sa maladie d'abord. Mais ici, on est tous arrivés là parce qu'on avait une chose commune, c'est la "psy". Alors c'est ce dont on parle. Dans la vie, je ne pense pas que personne ici se présente selon sa pathologie. Un forum, c'est un bout de nous.

Pour moi par exemple, la dépression c'est un bout de mon passé, la thérapie un bout de mon présent, mais quand je me présente dans la vie dehors, c'est "bonjour je m'appelle Séverine". Ex-dépressive chez le psychiatre, ce n'est pas moi, seulement l'un des composants.

Et autrement, pourquoi tu viens sur un forum "psy" pour dire que tu veux pas parler de psy ?


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Message Norme psychiatrique en vue 
Pour expliciter un peu mon point de vue :

l'anti-psychiatrie, c'est de dire que la maladie mentale n'existe pas et que c'est la société qui rend fou, et les tenants de cette théorie des années 60 sont contre les psychiatres et les psychotropes. On s'est depuis apperçu que cette théorie ne menait à rien de bon, parce que quand on prive de soins un malade psychique qui en aurait besoin, eh bien il pète les plombs...

Tu confonds diagnostic psy avec comdamnation et insulte. Te viendrait-il à l'idée que de dire à quelqu'un qu'il est cardiaque, leucémique ou diabétique, c'est une insulte ? Non, c'est un constat qui est fait uniquement pour soigner les gens, ce qui est le but des psychiatres comme les autres médecins.

Tu dis que c'est la société qui rend fou. On sait maintenant que la maladie psychique a une cause bio(=génétique), psycho-sociale. Ce n'est pas la société qui rend fou, mais il est vrai que la société stigmatise beaucoup les fous, d'où le fait de se sentir insulté par un diagnostic psy. Des fous existent dans toutes les sociétés, mais celles-ci y répondent différemment : en Afrique par exemple, les schizophrène s'en sortent mieux parce qu'ils sont intégrés et respectés comme des sages ayant des pouvoirs un peu magique. On leur apporte leurs moyens de subsistance sur un plateau au lieu de leur renvoyer à la gueule qu'ils sont des parasites incapable de s'adapter à une société basée sur la performance.

Dans ce contexte, je comprends que ton diagnostique de borderline te pose problème. Ce n'est pas parce que la société l'accepte difficilement, à mon avis, que tu dois nier ce diagnostique, dire que ça n'existe pas. Encore moins t'y enfermer et te dire que tu t'y réduis. Le mieux est de prendre le problème à bras le corps en thérapie pour essayer de t'appuyer sur tout ce qui est "sain" dans ta personnalité pour le développer, et essayer d'évoluer pour que tes pb psy se réduisent le plus possible.

Je te dis ça en connaissance de cause, je pars d'une problématique psy assez lourde et je m'en suis sortie d'une façon très satisfaisante,comme quoi on ne se réduit pas à ses problèmes, et oui, on peut évoluer !

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Message Norme psychiatrique en vue 
Bonsoir Weiss et bienvenue,

J'avoue avoir parcouru ton texte en diagonale, faute de temps et d'énergie ce soir, mais j'y reviendrai car il y a beaucoup de choses intéressantes.

Il me semble à cette première "lecture" rapide qu'il y a quand même 2 points à distinguer.

La première revient aux critiques habituelles (mais très vraies!) sur l'étiquetage psychiatrique. Je ne suis pas trop d'accord quand tu dis que c'est utile aux soignants - il faudrait voir lesquels. Un bon soignant a, à mon sens, une vision beaucoup plus fine, nuancée et évolutive de son patient qu'une étiquette qui ne sert généralement qu'à mettre un code dans un dossier administratif.
C'est un sujet dont on débat beaucoup, et qui n'a pas de réponse, parce que la seule réponse est "ça dépend!". Il y a des personnes que le diagnostic libère, et qui vont pouvoir enfin se percevoir autrement que comme malade, et il y a des personnes que le diagnostic enferme, et qui ne vont plus se percevoir que comme malade.
C'est dans la relation soignante que cette question doit se dénouer, au cas par cas.

La deuxième pose le problème du diagnostic "borderline", qui fait aussi l'objet de nombreuses questions actuellement. Quand tu dis "borderline ou état-limite", comme s'il s'agissait de synonymes, c'est là, à mon sens, que repose une partie du problème. Le diagnostic de "personnalité borderline" tel que l'a construit le DSM n'est pas, loin de là, superposable au diagnostic d'état-limite tel que nous le pensons en France.
Et ce que tu dis des expériences précoces, de la dépressivité, de la place du traumatisme dans l'héritage transgénérationnel... tout ça est très lié à la problématique de certains états-limites. Ce que tu en dis est très intéressant et me parle beaucoup, en dehors même de toute considération "psychopathologique".


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Norme psychiatrique en vue 
Je crois qu'on est à peu près d'accord...

Je me "fou" éperduement que l'on me traite
de "borderline" ou de quoi ou qu'est-ce, allez
voir mon blog si vous le désirez, je dis "juste"
tout le bien que je pense des "classifications"
et de cette manière dont "la société" a tendance
de nos jours à "étiquetter", donc diviser pour
mieux "régner". On ne "répare" pas, on "sépare"...
en tranches bien fines tout ce qui s'écarte de la "norme"
et on qualifie cela de "troubles de la personnalité"...
alors même que ce ne sont "que" des signaux d'alarmes
chez des individus qui ne peuvent s'adapter à la folie de
"la société"...

Donc, bien sûr, je ne nie pas la souffrance
psychique, ni la "maladie", ni le fait de nommer la souffrance,
ni de la diagnostiquer, je dis simplement que cette "tendance"
m'inquiète principalement parce qu'on a alors tendance à "intervenir"
sur la "forme", l'"apparence", le "comportement" ce qui "fait tache",
au lieu d'agir sur le "fonds" (comme le fait l'analyste en se concentrant
sur le "discours" de l'inconscient) et sur les causes "réelles" de la
souffrance, bref le risque est de montrer le "vernis", la "couleur"
(ce qui "trouble") et de tenter de la rendre conforme, sans se soucier
de la "douleur", qui elle, va bien au-delà du "trouble de la personnalité",
n'en n'a que faire, le "trouble de la personnalité" n'étant qu'un moyen
de "survie" (fort inconfortable), une adaptation "à minima" d'une souffrance,
d'un mal-être d'un individu à une structure qui l'englobe et dont il est dépendant
(famille, collectivité, groupe social, pays, type de société... etc). 

Le risque est donc, je me répète, comme c'est le cas pour un tas d'autres
problèmes, de ne pas (plus) s'attaquer aux causes réelles du mal-être psychique,
mais "simplement" aux conséquences, l'aspect (comportement, personnalité... vernis).

J'espère avoir été un petit peu plus clair et convaincant (???), je précise que je ne
suis pas psy, mais que j'ai pris conscience il y a peu que mon diagnostic "borderline",
qui en soit n'était pas "faux" (mais sans vraiment d'intérêt), cachait et dissimulait en
dessous toute une "problématique" bien plus large et complexe que la seule "étiquette"
borderline... faite de dépression, de "drame/trame transgénérationnel" (d'origine juive),
de disthymie, de peur(s) panique(s), d'angoisses... etc... etc... Je suis des psycho-thérapies
depuis l'âge de 20 ans (j'ai 43 ans), et essayé toutes sortes de médications, suis "tombé"
dans une addiction alors que je ne m'y attendais vraiment pas (ou pas vraiment), ai connu
des psys "verreux" et de très "bons", comme c'est le cas en ce moment, et après une
période difficile de presque 6 ans et demi, je commence à me relever, à reprendre goût
à la vie, mais je m'en serais bien passé (de ma période difficile... Embarassed )


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Message Norme psychiatrique en vue 
Ahhhhh, ok, en gros tu es plus psychanalyse que TCC et DSM, je comprends mieux ! Je suis plutôt d'accord avec toi, effectivement, dans le fond...

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Message Norme psychiatrique en vue 
Oui... Mais je crois aussi en la vertu des médicaments quand même Okay
Sinon, la psychanalyse, je n'y connais pas grand-chose, mais je crois
qu'il y a d'autres "courants" travaillant "en profondeur", basés sur la
relaxation, et bien sûr l'évocation des rêves, les associations d'idées,
le transfert... et le "soutien" quand il le faut... tout cela "marche"...  
(pour ce qui est de la psychanalyse, ma psy a un divan sur lequel je
ne me suis encore jamais étendu... mais je sens que "ça va venir"...)


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Message Norme psychiatrique en vue 
Tu es toujours allergique au lait ? J'ai eu le même problème, que j'imaginais très rare, mais que j'ai entendu depuis de la part de patients, à ma grande surprise ! En fait, je n'y suis pas "allergique", dans le sens où l'ingestion ne provoque pas chez moi de réaction physique, mais une intense, et presque insurmontable, répulsion.
C'est drôle que tu le rattaches à un "interdit de vivre", je ne l'ai jamais envisagé comme ça, mais plutôt, dans une configuration familiale qui a des similitudes avec la tienne, à une perception du lait maternel comme quelque chose d'"empoisonné", qu'il ne fallait justement pas ingérer sous peine de mort.
Mais on sort du sujet, je sens que le modo va râler!


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Norme psychiatrique en vue 
Oui, je le suis toujours plus ou moins, c'était surtout quand j'étais enfant, mais comme toi, c'est une sorte de "répulsion", et surtout vis-à-vis des "caillots", enfin je ne sais
plus comment ça s'appelle, ce qui flotte sur le lait chaud...

Il y a sans doute une "histoire" de "rapport à la mère" là-dedans... à ce qu'elle représentait ou ne représentait pas... à ce qu'on aurait voulu qu'elle soit et qu'elle n'a pas été... (?), en ce qui me concerne, trop de "fusion", de "rêve", et peut-être pas assez de "normatif", ou "d'équilibré"... (ce qu'était ma grand-mère paternelle). Je pense que cette répulsion était une réaction déclenchée très tôt en moi vis-à-vis de ma mère et des conditions de ma naissance comme je le dis sur mon blog...


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