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La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB
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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
La thérapie Cognitivo-comportementale est-elle plus efficace que la psychoéducation dans le trouble bipolaire ?(1)

revue de presse par Dr François DUCROCQ Psychiatre coordonnateur régional au CHRU de Lille


RESUME

Les avantages comparés des différentes approches psychothérapiques comme traitements adjuvants du trouble bipolaire sont trop peu étudiés et c’est ainsi que cette étude pilote a tenté d’évaluer l’efficacité et les bénéfices à rajouter une séquence de thérapie cognitive et comportementale (TCC) à un traitement standard psychoéducationnel comme traitement d’entretien du trouble bipolaire.
Au sein d’un échantillon de 225 sujets suivis en externe, 79 sujets ont été recrutés sur des critères d’inclusion associant, outre le consentement, la présence d’un diagnostic de trouble bipolaire I ou II en rémission (pas d’épisodes hypomaniaque, maniaque, mixte ou dépressif actuel) et un traitement régulier et stabilisé par régulateur de l’humeur sans aucune modification dans le mois précédant l’inclusion. Ils étaient ensuite randomisés en deux groupes, le groupe témoin bénéficiant d’une thérapie psychoéducationnelle seule (N = 39) et le groupe traitement bénéficiant en plus de 13 séances de TCC (N = 40).
L’évaluation clinique à l’inclusion et tous les mois pendant l’année que durait l’étude associait le SCID, l’HDRS et la CARS-M (Clinicians Administered Rating Scale for Mania) ainsi que des outils explorant le fonctionnement psychosocial, la satisfaction générale et la qualité de vie globale.
33 sujets n’allaient pas jusqu’au bout de l’étude mais des comparaisons étaient encore possibles et permettaient d’établir de manière statistiquement significative que chez les patients traités par TCC complémentaire l’humeur dépressive était beaucoup moins présente (50 % de jours en moins) et que des ajustements pharmacothérapiques étaient moins souvent nécessaires. Aucune différence n’était en revanche établie en ce qui concerne l’usage des services de santé mentale, l’observance médicamenteuse, le taux d’hospitalisation ou le fonctionnement psychosocial.


COMMENTAIRE

Si la pharmacothérapie demeure le traitement de choix du trouble bipolaire, notamment en termes d’efficacité préventive et curative, une proportion non négligeable de patients présentent malgré tout encore des symptômes résiduels ou en tous cas souffrent d’un handicap important en ce qui concerne notamment le fonctionnement psychosocial. Bien que beaucoup moins étudiées que dans la schizophrénie par exemple, des approches thérapeutiques psychosociales ont ainsi été développées et se sont avérés plutôt efficaces et comme traitement adjuvant du trouble bipolaire. Jusqu’ici, ces différentes psychothérapies n’avaient que peu été comparées entre elles et, même s’il est toujours intéressant pour le patient et « rentable » pour le thérapeute d’entreprendre des prises en charge qui permettent au patient d’être impliqué dans tous les aspects de la prise en charge, les TCC montrent une fois de plus la supériorité de leur efficacité. En outre, si ces résultats sont plutôt prometteurs, de plus vastes études sont néanmoins encore largement nécessaires.



Référence bibliographique
1.Zaretsky A, Lancee W, Miller C et al. Can J Psychiatry, 2008,53:441-448
2. Scott J, Garland A, Moorhead S. A pilot study of cognitive therapy in bipolar disorders. Psychol Med. 001;31:459–467.
3. Zaretsky AE, Segal ZV. A review of psychosocial interventions for bipolar disorder. Depression. 995;2:179–188.
4. Jones SH, Sellwood W, McGovern J. Psychological therapies for bipolar disorder: the role of model-driven approaches to therapy integration. Bipolar Disorder. 2005;7:22–32.
5. Thase ME, Friedman ES, Biggs MM, et al. Cognitive therapy versus medication in augmentation and switch strategies as second-step treatments: a STAR*D report. Am J Psychiatry. 2007;164:739–752.
6. 31. Post RM, Denicoff KD, Leverich GS, et al. Morbidity in 258 bipolar outpatients followed for 1 year with daily prospective ratings on the NIMH life chart method. J Clin Psychiatry. 2003;64:680–89;738–739
source psylink.com


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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Bonjour Bipote,

J'ai lu il y a quelques années le "livre noir de la psychanalyse". Très intéressant d'ailleurs, mais à lire seulement quand on va mieux de mon avis... Tes interventions me rappellent le sentiment que j'avais eu en lisant ce livre.

Au début c'est intéressant, je suis ouverte à toute opinion. Puis au fil des pages, je m'apercevais que la démonstation servais plus à démontrer une supposée supériorité des TCC sur tout autre type de thérapie. Et quand j'ai terminé le livre, je me suis demandé si je ne venais pas de payer le prix d'un livre pour avoir le loisir de lire un tract publicitaire pour les TCC. Ca m'a mise un peu les boules parce que des tracts publicitaires, ma boite à lettre en regorge et en plus, c'est gratuit (et aussi, je ne prends même pas la peine de les lire).

Du coup, même si la démonstation aurait pu être intéressante, peut-être réelle ou peut-être erronée, je n'ai plus envie de chercher à en savoir plus parce que ça ne me parait plus crédible. C'est comme les pubs qui disent "buvez la boisson X parce que chez Y c'est pas bon", ou les politiciens qui disent "votez pour moi parce que le concurent c'est un naze", je trouve la démarche sans intérêt.

Si tu as bon lien en rapport avec les TCC, ça m'intéresse parce qu'on entend beaucoup parler de ces thérapies et je les connais assez peu. Je ne sais pas, par exemple, comment elles sont appliquées dans la psychose : est-ce qu'une personne psychotique a une prescription pour 12 séance de TCC, puis ressort définitivement guérit des troubles du quotidien associés à sa maladie ? Ou il faut recommencer régulièrement ? tous les combiens de temps ? Ou il faut associer avec une autre prise en charge thérapeutique, mais laquelle ?

Enfin voila, si tu avais une information objective plutôt qu'un tract publicitaire à distribuer, j'en serais ravie.


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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Pour Séverine, j'ai lu un livre sur le traitement des personnalités pathologiques, et ils traitaient longuement de celles qu'ils arrivent à soigner, et font une quasi impasse sur les autres. Pour les psychoses, il y a des indications pour les symptômes négatifs, par exemple : travailler sur la mémoire, la concentration, les habiletés sociales. Pour le TB il doit y avoir des trucs, je suppose que c'est une psychoéducation en plus fouillée : tu comprends les comportements foireux du patient (ex : détecter les prémices d'une manie pour arriver à gérer, faire éviter le sujet d'arrêter son ttt en état maniaque, des trucs comme ça). Je suppose que comprendre comment on fonctionne peut être utile pour un bipolaire, de manière à avoir un certain recul qui permet de gérer les crises.

Hervé a fait une psychoéducation dans son service pour bipo, il sait reconnaitre tous les signes de son hypomanie.

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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Bonjour,

Je comprends vos réactions par rapport à la TCC qui peut paraître comme la solution miracle à bien des pathologies mais c'est des thérapies qui ont été évaluées et qui ont fait preuve de leur efficacité. La politique de ce forum est de ne pas faire de comparaisons entre les thérapies donc je m'arrêterai là et en même temps, l'intérêt primordial d'une thérapie c'est de répondre le mieux possible à une souffrance surtout dans des pathologies sèvères.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) s'intéressent à la partie visible de l'iceberg, celle qui fait souffrir. La pratique est centrée sur la cognition, c'est-à-dire les pensées et les croyances parfois erronées et négatives que cultive l'individu sur lui-même. Celles-ci peuvent générer un état de souffrance et un comportement névrotique (dépendance, phobies, T.O.C.) que la thérapie va alors s'attacher à corriger. De la famille des thérapies brèves, les TCC s'appuient sur une relation active entre le thérapeute et son patient dans l'apprentissage de nouveaux comportements.

La psychoéducation, c’est l’éducation ou la formation d’une personne souffrant d’un trouble psychiatrique afin de lui donner les moyens de gérer de la façon la plus autonome possible sa maladie et les conséquences sociales de celle-ci. On peut donner trois dimensions à la psychoéducation :

Une dimension pédagogique : donner des informations sur la maladie et les traitements.
Une dimension psychologique : soutenir émotionnellement la personne face aux difficultés d’accepter ou de vivre avec la maladie.
Une dimension comportementale : donner des outils à la personne pour qu’elle adopte les comportements qui lui conviennent le mieux pour gérer ses problèmes.

TCC et psychoéducation ont cette même base, seulement la TCC peut aller plus loin sur certaines personnes.


Les maladies mentales pour lesquelles l'efficacité des TCC est "attestée"http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale#… (liste non exhaustive) source wikipédia



le mot psychose a plusieurs significations pas toujours vraiment définies mais pour moi, c'est surtout les états psychotiques de la schizophrénie et maniaques du trouble bipolaire ceux que je connais le mieux pour les avoir vécus.

Citation:

 
Il est clair que la schizophrénie interfère de nombreuses façons avec la vie sociale de la personne atteinte. Les antipsychotiques agissent bien sur les symptômes positifs de la maladie et offrent une bonne protection vis-àvis des rechutes. Toutefois, ils agissent moins bien sur les symptômes négatifs et sur l’inadaptation sociale liée à la maladie.
Il est admis actuellement qu’une approche psychosociale bien menée en complément avec la médication améliore de façon tout à fait significative l’adaptation sociale, le risque de rechute et la qualité de vie des personnes souffrant de schizophrénie.
En se référant au modèle vulnérabilité-stress de la schizophrénie, on peut schématiser les différents
interventions thérapeutiques de la façon suivante :
• les antipsychotiques atténuent la vulnérabilité biologique de la personne
• les interventions psychosociales agissent
1. en diminuant le stress auquel la personne est soumise
1. en augmentant les capacités de la personne à faire face aux différentes situations sociales qu’il rencontre et aux événements de vie stressants
2. en procurant à la personne un soutien social efficace
Tous les patients ont besoin d’un soutien psychothérapeutique qui les aide à accepter leur maladie et à
affronter les effets de celle-ci sur leur vie sociale et professionnelle, les soutienne pendant les crises et les
motive à poursuivre les différents traitements nécessaires. Il ne s’agit pas d’une psychothérapie en
" profondeur " qui bousculerait les défenses déjà fragiles de la personne mais d’une psychothérapie centrée
sur le réel et les difficultés concrètes de la personne.
En plus du soutien psychothérapeutique, différentes interventions psychosociales ont démontré leur utilité.


source Vivre avec la schizophrénie

voir aussi Psychoéducation des familles de patients psychotiques

Conférences de consensus :
Stratégies thérapeutiques à long terme dans les psychoses
schizophréniques


Pour le trouble bipolaire, on trouve toujours ce cercle vicieux: Dépression et manie>>>>>Changements des cognitions et des émotions>>>>Changements de comportements>>>>Réduction de fonctionnement>>>>>Problèmes psychosociaux>>>>/Insomnies, stress et autres symptômes>>>> Dépression et manie etc....

La TCC aura pour but de casser le cercle, modifier les pensées et les comportements pour éviter cet enchainement, si cela vous intéresse, je vous conseille la lecture du livre "Le trouble bipolaire - Manuel d'exercices pour une meilleure qualité de vie "Auteur(s): RAMIREZ BASCO Monica qui est une véritable bible de renseignements pratiques pour permettre de vivre bien avec ce trouble.

Bien à vous!


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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Merci pour ces précisions Bipote !

Par contre, il y a quelque chose qui m'interroge franchement  :

Bipote a écrit:
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) s'intéressent à la partie visible de l'iceberg, celle qui fait souffrir.



Ce serait considérer que la souffrance serait exclusivement liée à ce qui transparait, vu de l'extérieur ? Parce que vu comme ça, ça me parait complètement erroné.
Il y a de nombreuses personnes pour qui, la souffrance, ça se cache du regard extérieur. Ca n'en est pas moins une grande souffrance.


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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Bipote, Je crois que tu confonds TCC et interventions psycho-sociales : les interventions psychosociales ont pour but de d'intégrer la personne dans la société : permettre à une personne de travailler, de se socialiser, d'être autonome, de pouvoir vivre ailleurs que chez ses parents. C'est beaucoup plus large que le simple médical, ça va de la thérapie à l'assistante sociale, aux réseaux d'aide à la recherche d'emploi pour les handicapés psychiques, aux appartements thérapeuthiques.

Toutes les pathologies que tu as listées dans les indictions pour les TCC sont névrotiques, ou état limite. Les psychoses ne sont pas forcément une indication pour une TCC, perso j'ai voulu faire une TCC pour un trouble de la personnalité psychotique et le psychiatre m'a refusée, parce que la TCC ne donnait rien dessus.

Par ailleurs, il y a des thérapies d'inspirations psychanalytiques qui s'adaptent aux psychotiques, justement pour ne travailler (apparemment) qu'en surface et ne pas destabiliser le patient. C'est juste l'angle d'analyse qui change, même si on ne parle que du quotidien et du concret. Il y a le transfert qui se greffe en plus et qui est travaillé dans tous les cas, ça peut être bénéfique...

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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
On n'utilise quasiment pas de TCC avec les psychotiques, seulement sous l'angle comportemental ou sous forme de psychoéducation. Les techniques strictement cognitives, du type de la restructuration cognitive, sont trop délicates à employer. Par contre, on peut agir sur les fonctions cognitives, mais on en a déjà parlé ailleurs.

Séverine, ce n'est pas tant que ça se voit ou pas qui est important, c'est qu'il faut que le patient ait un symptôme délimité et bien identifié. Je ne conseillerais pas de TCC à un patient qui se plaint de mal être, de vide, de symptômes diffus... Ca ne servirait à rien. Mais si quelqu'un vient avec un symptôme clair (un rituel par exemple) sur lequel on peut travailler, et que je ne soupçonne pas de problèmes psychopathologiques majeurs planqués en dessous, c'est une bonne indication.


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Bonjour,

Je vous remercie de vous intéresser à ce sujet et d'ainsi de permettre un débat intéressant, vous pouvez également consulter leDossier Psychoéducation du trouble bipolaire avec des articles de psychiatres très instructifs.

Je ne confonds pas du tout TCC et thérapie psycho-sociale puisqu'elle en fait partie, au même titre que la psycho-éducation, la psycho-éducation familiale, thérapie centré sur la famille, la thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux.

La bipolarité a des conséquences majeures sur la vie des patients ; la mortalité est 3 fois supérieure à celle de la population générale, et 20 % des patients décèdent par suicide : le risque suicidaire est 15 fois plus important et le risque cardio-respiratoire 2 fois plus important que dans la population générale.

Les comorbidités sont fréquentes, de l’ordre de 65 %, regroupant les troubles anxieux, les addictions et les troubles de la personnalité principalement. Le retentissement cognitif est également net.

Sur le plan social et familial, le retentissement est également marqué : 50 % des sujets sont inactifs alors que 60 % d’entre eux sont considérés comme aptes, et 16 % seulement ont un emploi à temps plein [1].

On compte dans les populations de patients bipolaires plus d’un divorce sur deux, et la majorité des patients bipolaires sont soit divorcés, soit célibataires.

Parfois la désinsertion est telle qu’ils sont sans domicile ou vivent dans des conditions sociales préoccupantes.

Environ 25 % des patients ont été impliqués dans des actes médicolégaux (arrestation, délits, incarcération), et 55 % des patients rencontrent des difficultés financières, nécessitant souvent la mise en place de mesures de protection des biens.

Par ailleurs, la bipolarité entraîne des coûts directs et indirects élevés, de l’ordre de 10 milliards d’euros par an (troubles unipolaires compris), dus au retard diagnostique et aux conséquences sociales du trouble.

Ainsi, le trouble bipolaire altère considérablement la qualité de vie et l’estime de soi des patients, même durant les périodes euthymiques, aboutissant à une désinsertion socio-professionnelle. Ceci est aggravé par l’incertitude évolutive du trouble, et par la fréquence des hospitalisations (80 % des patients sont hospitalisés au moins une fois).

La mise en place de mesures de prévention s’avère indispensable pour tenter d’éviter ces lourdes conséquences. C'est là, où je peux être d'accord avec vous, ce n'est pas des mesures en cas de crise psychotique puisque la réponse est d'abord le traitement mais il s’agit à la fois de prévention secondaire qui vise à développer l’alliance thérapeutique par les thérapeutiques psychosociales, et à améliorer la prise en charge thérapeutique pour éviter les récidives et la chronicisation.

Les thérapeutiques psychosociales travaillent l’alliance thérapeutique et renforcent l’observance médicamenteuse, par une approche comportementale et cognitive, par des traitements psycho-éducatifs, et par un travail avec les familles.

Les principaux objectifs de la TCC des troubles bipolaires sont de réguler le comportement quotidien (sommeil, activités…), de faciliter l’identification des prodromes, et de mettre en place un apprentissage des stratégies de coping (adaptation) cognitives et comportementales.

Les buts communs de tous ces programmes sont de diminuer la probabilité de rechutes et de récidives.

Tous les programmes de TCC des troubles bipolaires s’appuient sur des stratégies éducatives, des techniques comportementales et cognitives, des stratégies de résolution de problème, et le développement de stratégies de coping pour faire face aux conséquences psychosociales de la maladie.

En conclusion, les thérapeutiques psychosociales apparaissent indispensables à la prise en charge des troubles bipolaires, associées au traitement pharmacologique. Intégrant les familles, elles permettent de développer l’alliance thérapeutique, et d’améliorer la qualité de vie en diminuant le nombre de rechutes et la durée des hospitalisations.[2]

(1)Rouillon F. Un enjeu de santé publique ; Troubles Bipolaires : pratiques, recherches et perspectives Eurotest, Paris: Pathologie Science ; Éditions John Libbey; 2005. p. 1-9.
(2)Zaretsky A.E., Rizvi S., Parikh S.V. How well do psychosocial interventions work in bipolar disorder ? La revue canadienne de psychiatrie 2007 ; 52 : 1


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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Bonjour Bipote,

Peux-tu être plus synthétique ? Ma concentration a du mal à suivre d'autant plus que tu as lire de noyer le poisson dans l'eau à force de rajouter des détails dont je ne vois pas l'intérêt dans ton message !


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Hervé

Let's do the time all again (The Time Warp, extrait de The Rocky Horror Show)
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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Bonjour Space,

Je veillerai à être plus synthétique avec toi; Le but de la TCC est de modifier les systèmes de pensée qui représentent des points de vulnérabilité chez les patients bipolaires : par exemple, en plein épisode dépressif, tu auras une très mauvaise estime de toi, tu peux te sentir coupable, en plein échec, tu n’arrivera pas à gérer ton stress. La TCC vise à écarter ces idées négatives.


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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
C'est complètement idiot. Une TCC ne peut pas enrayer la dépression d'un bipolaire, c'est le thymorégulateur qui fait ça. La TCC fait de la psychoéducation, c'est tout !

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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
 
Citation:
Bipote :  Je veillerai à être plus synthétique avec toi...
Pas seulement avec moi mais avec tout le monde !


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Hervé

Let's do the time all again (The Time Warp, extrait de The Rocky Horror Show)
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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
j'ai pas osé le  dire  Mr. Green  

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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
Eh ben Hervé, ça va mieux on dirait !


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message La TCC est-elle plus efficace que la psychoéducation pour TB 
c'est la psy qui s'exprime? désolé, mais je ne vois que de l'hostilité, c'est normal ici la modération à deux niveaux?


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