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secret médical
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Message secret médical 
bonjour,

j'ai une question

quand on est encore à la charge des parents mais majeur, les psy sont ils tenus au secret médical notamment pour quelqu'un atteind de schizophrénie

oubien n'y a t'il pas de secret médical pour les maladies psy quelque soit l'âge

merci pour vos réponses

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Message secret médical 
bonne question !!!


j'espère que oui!!



Personnellement, un jour,,aux urgences, un psy m'a demandé si il pouvait parler à ma mère, heuuuuuu, je savais pas c equ'il allait dire, j'ai hésité, mais finalement j'ai accepté


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message secret médical 
Je n'ai rien demandé de particulier, mais le psy de la clinique m'en a parlée dès qu'il a diagnostiqué et avant sa sortie, elle y est restée 3 semaines en début de traitement. Il avait demandé à me voir seule.

Il m'a dit schizophrénie, par la suite les psy parlaient de problèmes ou maladies psy, sans que je demande, en rajoutant qu'il me sentait assez forte pour être au courant Rolling Eyes , il ne me connaissait que très peu !

Dans le premier centre où elle est restée 4 mois en 2005 je crois ???, au moment de sa sortie, nous avons rencontré la psy, ma fille en a profité pour lui demander de quoi elle souffrait VRAIMENT, elle m'avait dit qu'elle n'osait pas lui demander seule, en réclamant le terme (que je lui avais déjà donné suite à ses questions), c'est la première fois qu'un psy lui disait à ELLE qu'elle souffrait de schizophrénie, elle était assez embarassée la psy.

Depuis, il lui arrivait de se demander ce qu'elle a au juste ; ce cap est passé.

Celle des urgences m'avait dit en 2002 : soit en cure de sevrage de drogue, soit maladie psy, dans les deux cas elle a prescrit tout de suite anti psychotiques contre les hallus, aussi son agressivité irraisonnée  etc. et demande d'hospitalisation.

Là, je me disperse Embarassed

Tout dépend si les parents accompagnent, je crois, mais je ne sais pas. Il faut rajouter que ma fille vivait à la maison après son hospitalisation, elle n'était pas bien du tout à l'époque, elle ne pouvait plus suivre ses cours etc. où elle était interne au moment de "la descente" !

Avis des psy du forum !

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Message secret médical 
Théoriquement, pour une personne majeure qui n'a pas un statut d'adulte protégé (curatelle ou tutelle), le secret professionnel doit être appliqué, quel que soit le trouble dont souffre la personne. Donc aucun renseignement ne devrait être transmis à des tiers sans l'accord préalable de la personne.

Dans les faits, malheureusement (et probablement sous la pression des associations de familles), on voit de plus en plus de soignants déroger à cette règle, qui est pourtant fondamentale.


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message secret médical 
Shocked  moi ça m'atterre Dom que les psys te donnent un diagnostic avant de le donner à la personne concernée... en plus sans l'accord de ta fille je suppose, et comme si c'était ton rôle qu'on t'a donné d'office sans te demander ton avis, de dire une vérité douloureuse à ta fille.

Le secret professionnel est valable pour tout le monde, pour les enfants comme pour les patients de psychiatrie. Et j'ai envie de dire surtout à mon avis pour les patients de psychiatrie pour lesquels la relation de confiance avec les soignants (et professions annexes comme le social) est une composante du soin.

Les seules exceptions, c'est lorsqu'il y a un risque manifeste pour la personne soignée et qu'elle n'est pas en état de se défendre seule : quand une grand-mère se fait taper dessus par les employés de la maison de retraite et qu'elle n'ose pas le dire par peur des représailles, lorsqu'un enfant est maltraité au sein de sa famille par exemple.

En dehors de ça, les soignants et toute personne qui gravite professionnellement autour de la personne concernée, n'ont pas le droit de dire quoi que ce soit. Ni qu'elles ont déja vu la personne (on ne lance pas "bonjour" à la personne quand on la croise dans la rue), ni ce qu'il se passe, encore moins un diagnostic. Sauf si c'est demandé par le patient lui-même, mais là c'est dans le cadre d'un accord entre le patient et le soignant.

edit : Traviata t'a été plus rapide ! Dans le cadre d'une tutelle ou curatelle je suppose qu'on ne peut pas tout dire, non ? juste qu'untel a consulté, mais pour l'objet de la consultation c'est autre chose.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message secret médical 
Il n'y a pas de règle particulière, les seules dérogations permises ou tolérées par la loi sont décrites dans le lien suivant :

http://www.droit-medical.net/spip.php?breve21

Dans la plupart des cas où les malades présentent des pathologies lourdes, sont dépendants de leur entourage (sans lequel ils vivraient en institution ou ne sortiraient pas de l'HP), ont totalement perdu toute autonomie sociale, dont l'entourage est de bonne qualité et qu'il y a de bonnes relations entre la famille et le malade (ça arrive !), bref, dans ces cas là il est très rare que le malade s'oppose à une coopération (qui est dans sa nature le plus souvent basique et de bon sens) de l'équipe avec sa famille. Coopération ne signifie pas dire ce qui se passe dans la thérapie.

Quand la famille est "toxique" (désolé pour l'emploi du terme, Traviata !) le médecin a l'attitude inverse, celle de mettre la famille à distance (mais il y a plusieurs manières de faire, parfois on y arrive en refusant de communiquer, parfois en se montrant plus pervers que la famille)... L'exemple carricatural est les personnes victimes d'abus sexuels ou de maltraitances dans leur entourage. Mais là, le secret ne tient plus... vis à vis de la justice !

Quand le malade est en danger immédiat, la question ne se pose plus si l'intervention de la famille est requise pour mettre en place les soins (sinon, c'est non-assitance à personne en danger !). Je me vois mal solliciter un certificat d'HDT à quelqu'un sans lui fournir un minimum d'explications honnêtes sur les troubles, les risques en cas de non soin, et ce qui se passera lors de l'hospitalisation (et aussi les moyens d'y mettre fin) !

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que la base de la règle du secret médical est la défense des intérês du malade, ce qui peut se faire de diverses manières... Pour des patients difficiles et souffrant de troubles lourds, ne pas communiquer avec la famille est une privation d'informations pour le médecin, et donc une privation de chances pour le malade. Et quelle est la valeur d'un refus du malade, si ce refus s'inscrit dans un trouble du jugement ou une altération de la relation à la réalité ? Mais encore une fois, j'insiste sur le fait qu'il s'agit là de situations graves ou extrêmes.

Mais dans tous les cas, il faut rechercher l'accord du malade.





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Aussi longtemps que les ours n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.
(proverbe africain, personnalisé)
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Message secret médical 
mais on ne demande jamais au malade au malade ce qu'i l souhaite

en tout cas merci nounours c'est complet

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Message secret médical 
stephanie a écrit:
mais on ne demande jamais au malade au malade ce qu'i l souhaite en tout cas merci nounours c'est complet





Si, on le lui demande toujours (en tout cas dans mon équipe), quand le malade est en état d'avoir un échange verbal cohérent, ce qui n'est pas toujours le cas (surtout aux urgences...), mais ça ne veut pas dire qu'on est d'accord avec le point de vue du malade content
 Steph


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(proverbe africain, personnalisé)
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Message secret médical 
 gronounours

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Message secret médical 
Je n'ai rien demandé, ma fille était majeure, et les 2 psychiatres qui s'occupaient de ma fille m'ont tenu le même discours, en privé, dont l'un qui m'a proposé de me procurer le bouquin de C Tobin, afin de me documenter avant son retour .

Je n'ai pas non plus été "éloignée". Lors de son arrivée à le clinique, j'avais vu une infirmière qui m'avait dit que je ne pouvais pas voir ma fille pendant une dizaine de jours, mais que je pouvais l'appeler (l'infirmière référente) pour avoir des nouvelles. Ce que j'ai fait. Elle m'a proposé de parler avec le psychiatre, il n'était pas dispo le jour de son entrée. Là il m'a demandée si je venais voir ma fille, ce à quoi j'ai répondu ce que l'infirmière m'avait dit, il m'a répondu, que pas de problèmes pour que je vienne. J'y étais la journée même . Je me suis même demandé ce jour là, tellement ma fille était à plat par les médocs, si ça n'était pas pour cette raison qu'ils préféraient éloigner la famille Confused .

Il doit y avoir du cas par cas, autant du côté des psy que des familles.

Par contre, ensuite quand elle est rentrée à la maison ; elle a été suivie par la psychiatre qui l'avait reçue aux urgences, et là, quand ma fille me demandait de venir avec elle, avant de me laisser rentrer, elle demandait l'accord de ma fille.
Je me suis aperçue par la suite que seule, ma fille ne parlait pas du tout aux soignants, elle comptait un peu sur moi...

Par la suite, afin d'éviter ça et aussi son humeur au retour ; moments difficiles, elle se rendait aux consultations en taxi.

Stéphanie, je crois que tu n'habitais plus chez toi à l'époque ??? c'est ça ? Et si tu veux vraiment savoir, ne te serait il pas possible de demander au psychiatre où tu es allée afin qu'il regarde dans ton dossier ?



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Message secret médical 
salut


moi bizaroide : mes parents ont eu pleins de contacts avec les psy, et j'ai jamais eu de retour de leur part, sauf que tout le monde sait que je suis schizo.


Mais lors de la psychoéducation que nous avons reçus, les parents étaient séparés des enfants, et mon père n'a fait que déconner soit disant, ma mère était plus sérieuse, maiss je en sais pas ce qui s'est dit.


Quant à la fois où j'étais aux urgences, je me demande ce qu'à pu dire le doc, j'ai peur qu'il ai dévoilé ma vie privée, je lui accorde de parler de ma maladi, mais pas de ma vie privée. Or, je ne sais pas ce qui s'est dit et encore une fois je n'ai pas eu de retour de la part de ma mère.


Que de secrets, secrets médicaux secrets de famille, secrets personnels


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message secret médical 
Je ne pense pas qu'un doc parle de la vie privée, ni de ce dont parle son patient, ne t'inquiète pas

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Message secret médical 
Non, un soignant en psychiatrie ne doit pas divulguer les faits privés qui lui ont été confiés. Normalement, la déontologie demande que les paroles du patients ne soient même pas retranscrites dans les comptes rendus (on y trouve pourtant beaucoup de citations entre guillemets).
On peut avoir à dire que le patient a consulté, mais personne ne peut obliger un soignant qui se respecte à en dire davantage.
Il y a la loi, de plus en plus menaçante à ce niveau, et il y a l'éthique de chacun. C'est à nous de naviguer entre les deux pour définir notre position, et les principes personnels sont fortement sollicités dans ce domaine.
Pour ma part, je considère que toute entorse au secret professionnel est grave, et doit être pensée avec beaucoup de rigueur, pour ne pas ouvrir les portes au mépris total des droits non seulement du patient, mais de la personne. Je détesterais que l'on discute de mon "cas" derrière mon dos, j'essaye de ne jamais l'oublier.


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
Message secret médical 


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