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Quand l'addiction vient renforcer le stress post-traumatique
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Quand l'addiction vient renforcer le stress post-traumatique

AP, 27/01/2009

S'en "griller" une pour affronter un mauvais souvenir est un geste très répandu chez les fumeurs souffrant de syndrome de stress post-traumatique. Pourtant, les chercheurs estiment que la nicotine aggrave le stress post-traumatique, et qu'il est possible d'attaquer conjointement les deux problèmes.


Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) se manifeste par des flashbacks, de l'anxiété, de l'irritabilité et des insomnies. Il affecterait près de 8 millions de personnes aux Etats-Unis. Tout le monde peut en être victime après une expérience traumatisante, qu'il s'agisse d'un ouragan, d'une agression, d'un accident de voiture, d'un abus sexuel dans l'enfance.

Longtemps négligé, ce syndrome bénéficie d'un regain d'attention aux Etats-Unis, du fait de la fragilité de nombre d'anciens combattants de retour d'Irak ou d'Afghanistan. Une étude menée l'an dernier par la RAND Corporation estime que près de 20% d'entre eux, soit 300.000 militaires, souffrent de symptômes de SSPT, ou de dépression majeure. Souvent, inconscients de ce qui leur arrive, ces patients essayent de soulager leurs symptômes par ces biais, aggravant ainsi des habitudes qui existaient avant le traumatisme ou débutant une consommation qui ne peut que s'installer.

Selon un nouveau rapport du National Institute on Drug Abuse, sur les co-morbidités, l'addiction elle-même est un trouble psychologique qui entraîne des modifications dans certaines des régions du cerveau que les troubles de l'humeur et de l'anxiété comme le SSPT bouleversent également. Un argument de taille mis en avant par les chercheurs pour traiter simultanément l'addiction et le SSPT.

Au moins la moitié des personnes atteintes de SSPT fument, et d'autres sont accros à l'alcool, aux anxiolytiques, parfois même aux drogues illicites. Mais très peu d'endroits traitent en même deux ces deux problèmes aux Etats-Unis, souligne le rapport.

On estime en effet que jusqu'à 60% des personnes traitées pour addiction souffrent de SSPT, bien qu'elles en reconnaissent rarement les symptômes, et qu'elles ont trois fois plus de chances de réussir leur sevrage que les autres.

Une poignée d'études suggère qu'associer les deux traitements peut être une aide. Un exemple: des chercheurs du ministère des anciens combattants dans le Connecticut qui avaient donné des médicaments contre l'alcoolisme (naltrexone et disulfiram) à leurs patients atteints de SSPT, ont non seulement vu l'alcoolisme s'améliorer, mais aussi les symptômes de SSPT.

Quant à la nicotine, on sait qu'elle a un effet psychostimulant temporaire, une des raisons qui poussent à fumer, expliquent les patients du docteur Jean Beckham, spécialiste du SSPT et psychologue au Centre médical des Anciens combattants de Durham, en Virginie.

Mais tout en déclarant que la cigarette améliore leur humeur quand arrivent les symptômes, soulignent les personnes atteintes de SSPT, l'hyperattention renforce peut-être à son tour les mauvais souvenirs: "Si vous pensez à un événement traumatique en fumant votre cigarette, vous pouvez y penser encore mieux", explique le docteur Beckham. Quelques nouvelles études poussent à plus d'association de traitements:

A Durham, Jean Beckham donne des timbres à la nicotine, ou des timbres placebo à des fumeurs souffrant de SSPT, trois semaines avant le sevrage. L'explication théorique: la libération progressive de nicotine émousse le pic nicotinique de la cigarette qui habituellement renforcer le SSPT, le patch agissant donc probablement tant sur les symptômes de manque que sur ceux du SSPT.

Dans quelques cliniques spécialisées en addiction du New Hampshire et du Vermont, Mark McGovern, de la Dartmouth Medical School, attribue au hasard à ses patients un traitement standard de l'addiction ou une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) traditionnelle utilisée dans le SSPT. Une étude pilote a montré que la TCC améliore les symptômes des deux domaines.

A Seattle (Etat de Washington), un essai pilote a montré que les patients consultant pour SSPT et entamant en même temps un avaient cinq fois plus de chances d'arrêter de fumer que les patients SSPT adressés à des programmes de sevrage extérieurs.

http://fr.news.yahoo.com/3/20090127/thl-medecine-stress-post-traumatique-ad…


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