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L’ampleur du surmenage au travail
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L’ampleur du surmenage au travail

Maxisciences, 27/01/09

France - Les premiers résultats du programme Samotrace sur la surveillance de la santé mentale au travail montrent que 24 % des salariés hommes et 37 % des salariées femmes ressentent une souffrance psychique au travail.


Ce programme de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) portait sur 6000 salariés, hors éducation nationale et milieu agricole, des régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Il révèle que 37 % des femmes et 24 % des hommes souffrent d'un mal-être au travail. Ce mal-être se caractérise par de l'anxiété, des symptômes dépressifs, des troubles du sommeil et de la relation sociale.Selon les branches professionnelles, hommes et femmes sont toujours quasiment le même nombre à souffrir. Le secteur de la finance est le plus risqué pour les hommes, alors que chez les femmes, c'est le secteur eau-gaz-électricité. Les données mettent en avant deux indicateurs de risques psychosociaux : l'inadéquation entre la tâche et la conscience professionnelle, ainsi que l'absence de récompense aux efforts accomplis. Un travail qui heurte la conscience professionnelle multiplie par 1,6 le risque de souffrance psychique. Une salariée qui ne se sent pas récompensée multiplie les risques de mal-être par 3, pour les hommes le risque est multiplié par 2,4.Le programme Samotrace doit être étendu à toute la France.

http://fr.news.yahoo.com/68/20090127/tsc-lampleur-du-surmenage-au-travail-0…



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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Santé mentale et travail : une journée pour faire le point

L’Institut de veille sanitaire (InVS) organise, le jeudi 26 mars à Paris en partenariat avec la Direction générale de la santé et la Direction générale du travail, la 4e journée scientifique de son département santé-travail consacrée cette année aux problèmes de santé mentale en lien avec le travail.

L’objectif de cette journée est de réunir les professionnels concernés par cette question, acteurs de la prévention sur le terrain (médecins du travail, comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail, inspecteurs du travail) partenaires sociaux, décideurs, etc. Les résultats de plusieurs programmes ou études concernant la surveillance des troubles de santé mentale selon l’emploi et les expositions aux facteurs psychosociaux au travail, seront présentés à cette occasion.

La souffrance mentale au travail est devenue un enjeu majeur de santé publique dans les pays industrialisés Depuis quelques décennies, les effets délétères de certains environnements professionnels sur la santé psychique ont été décrits dans la littérature scientifique internationale.

Les premiers résultats du programme Samotrace (1) mené par l’InVS auprès de 6 056 salariés, en régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, permettent de montrer que le « mal être » est fréquent parmi les salariés et qu’il prédomine chez les femmes (37 % versus 24 % chez les hommes) quel que soit le secteur ou la catégorie professionnelle. Certains secteurs semblent être plus touchés que d’autres notamment les activités financières, l’administration publique et la production d’énergie. Les femmes semblent aussi plus exposées aux faibles récompenses et au surinvestissement au travail.

Bien que les données concernant les suicides soient encore très insuffisantes, il est néanmoins possible de dresser un premier état des lieux pour la population active (2) : on estime que les tentatives de suicide y sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes (6,9 % versus 3,1 %). En revanche, on observe une tendance inverse pour la mortalité par suicide. Elle varie aussi selon l’emploi occupé, les agriculteurs et les ouvriers étant les plus concernés. Les tentatives de suicide, touchent quant à elles plus fréquemment les ouvriers hommes comme femmes.


Synthèse de la journée


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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C'est une grande première en France, voila une décision qui devrait faire jurisprudence...

Un suicide reconnu par la Sécu comme accident du travail

La Sécurité sociale de Reims a estimé que la relation entre le décès et le travail était établie - l’homme qui s’est suicidé était en dépression à cause de son travail. Voilà qui ouvre la porte à d’éventuelles poursuites à l’encontre de l’entreprise ; poursuites pour "faute inexcusable"...


C’est la triste histoire d’un cadre sous pression, qui traverse une grave dépression et finit par se suicider. Sauf que son suicide devient, par la décision de la Sécurité sociale, un accident du travail...

Jean-Pierre Crevet travaillait pour le Centre d’étude et de recherche pour l’automobile, à Reims. Lorsque l’entreprise traverse un plan social, il explique à sa hiérarchie que “ce n’est pas possible. Il n’arrive pas à faire face”, rappelle aujourd’hui l’avocat de sa famille.

Me Gérard Chemla poursuit : “C’est une histoire très banale, celle d’un cadre, dans une entreprise qui resserre son personnel : il avait une équipe importante sous ses ordres, et après le plan social, il se retrouve quasiment seul à devoir assurer le même travail”.

Quelques mois plus tard, l’homme tombe en dépression. Son épouse s’en inquiète, l’envoie chez un médecin, puis un psychiatre. Trop tard.
L’histoire se termine par un suicide en mai 2008.

La Sécurité sociale de Reims a donc admis que“ la relation entre le décès et le travail est établie”. Ce suicide est donc un accident du travail.
Du coup, la veuve pourrait bien entamer une procédure judiciaire à l’encontre de l’entreprise, pour “faute inexcusable” - une entreprise est en effet censée assurer la sécurité de ses salariés...

Source


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