Questions Psy Index du Forum
S’enregistrerRechercherFAQMembresGroupesConnexion
Répondre au sujet Page 1 sur 1
Affects et position dépressive
Auteur Message
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
bonjour,

je ne sais si je poste mon message au bon endroit mais je me pose des questions concernant le lien entre envahissement des affects et position dépressive. est-ce que quelqu'un parmi les lecteurs de ce forum aurait une idée?

Message Publicité 
PublicitéSupprimer les publicités ?


Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Bonjour ninie,

J'ai déplacé ton message dans la section appropriée.

Tu peux préciser un peu ta question parce que je n'ai pas bien compris comment tu envisages ce lien.


_________________
« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
oui je me doutais que je n'étais pas au bon endroit!
alors je vais tenter de préciser ma question. je constate notamment chez des enfants intellectuellement précoces un envahissement fort des affects contre lequel il tentent de lutter par le biais de mécanismes de défense comme l'intellectualisation, l'humour... et je me posais la question du rapport qu'il y a entre celui-ci et la position dépressive de Klein. est-ce que l'on peut parler d'une position insuffisamment élaborée? ou voir pas du tout? en fait je cherche à savoir comment klein pourrait expliquer cet envahissement selon sa théorie.. je ne sais si je suis plus claire mais étant donné que je n'ai pas la réponse à mon questionnement j'ai du mal à expliquer plus...

Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Oui, je vois ce que tu veux dire, mais pour moi, cela impliquerait justement qu'ils aient accès à la position dépressive puisqu'ils mettent en œuvre des défenses maniaques. Tu peux voir ce qu'elle dit de la réparation maniaque et si ça correspond à ce que tu observes, en étant attentive à la composante narcissique (intellectualisation ok, mais humour je suis plus sceptique, ce ne serait pas plutôt de l'ironie... à voir).
C'est intéressant en tous cas que tu décrives ainsi des enfants considérés comme précoces, j'ai un peu les mêmes observations avec des enfants diagnostiqués TDA/H.



Dernière édition par Traviata le Lun 11 Mai 2009 - 19:37; édité 1 fois

_________________
« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Bonjour Ninie,

Je me demande si chez ce public cet envahissement des affects perdure généralement à l'âge adulte, ou pas ?


_________________
Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
etant donné que cela semble les caractériser sur le plan de la sphère psycho-affective, il serait logique que cela perdure, non? je lis souvent que la période difficile est l'adolescence et les situations de dépression sont importantes chez ce public. et toi que voulez-tu sous-entendre par rapport à l age adulte en lien avec mon questionnemnet sur la position dépressive?

Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Ce n'était pas en lien avec la position dépressive en fait

J'ai été interpellée par l'observation que tu fais d'un envahissement des affects chez les enfants dits précoces. Je connais une personne adulte (non-"psy") qui rentrait (rentre ?) dans cette catégorie de personnes, qui a fait le même genre d'observation dans un groupe de personnes adultes similaires, une association qui regroupe les personnes dites "douées".

Je n'avais pas vraiment fait de lien entre douance et envahissement des affects, je ne vois pas bien le lien qui peux bien relier les deux d'ailleurs. Comme tu parlais d'un lien avec l'immaturité je me demandais si je n'allais pas trop vite dans le rapprochement que je fais avec le même type d'observation chez des adultes.


_________________
Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Le surinvestissement de la sphère cognitive est souvent lié à un état dépressif qui ne peut être élaboré, je l'ai observé aussi bien chez des enfants que chez des adultes. Je ne sais pas si on peut parler d'envahissement d'affects ou du fait que les affects sont coupés de leurs représentations comme on dirait en termes psychanalytiques, ils ne parviennent pas à être liés et "circulent" de façon inhabituelle.


_________________
La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Merci Hermès, c'est très intéressant

Est-ce que tu as des lectures au sujet des ces affects coupés qui prennent une forme inhabituelle ?


_________________
Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Dans l'immédiat rien ne me vient, on va dire que je suis très fatigué
Tu vas trouver des tonnes de choses sur affect et représentation, mais qui rentre directement dans le sujet, il faut voir  Il y a Catherine Goldman qui a fait sa thèse et qui travaille en continu sur la dépression originaire des personnes dites "surdouées"
http://www.cairn.info/resume.php?ID_REVUE=PSYE&ID_NUMPUBLIE=PSYE_502&am…
ou là http://www.cairn.info/revue-adolescence-2008-3-p-749.htm
Si je pense à autre chose, je te le dis.

Pour la note people, Catherine Goldman est la fille de Jean-Jacques, c'était la touche glamour pour me faire pardonner 8:)


_________________
La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Ils ont l'air bien ces 2 articles, et sous le nom de l'auteur il semble y avoir pas mal de choses disponibles. Je n'en avais jamais entendu parler (en plus je n'imaginais même pas que Goldman ai une enfant adulte, c'est dire mes connaissances déplorables en people).
Merci pour les liens et bon repos


_________________
Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Je suis tombée (en lisant du Cyrulnik) sur un passage où il parle des travaux d'Evelyne Bouteyre (Réussite et résilience scolaire chez l'enfant de migrants) concernant les "réussites scolaires morbides". C'est vraiment intéressant du point de vue de cette discussion !
Il y a le fait que ces enfants surdoués peuvent présenter des troubles dépressifs, comme on l'a déjà signalé, mais aussi des troubles pré-psychotiques (la peur de la relation aux autres produit un surinvestissement de l'étude, comme refuge).

Et concernant les affects, il dit quelque chose qui me paraît très pertinent (je cite, c'est aussi bien) : "(...) la réflexion qui me vient c'est que le clivage peut avoir pour bénéfice secondaire la réussite sociale, parce qu'il est plus facile de travailler dans la société que de s'épanouir dans l'intimité de la famille. Dans notre famille, c'est nous, entiers, qui nous engageons dans l'affection, dans la sexualité, dans les soins aux enfants, dans les bêtises nécessaires de la vie quotidienne : c'est nous en entier, "corps et âme". Dans l'aventure sociale, si on est clivé, c'est tout bénéfice ; l'aventure sociale est alors plus facile, il suffit que je sois courageux : je me lève tôt le matin, je travaille tard le soir, j'évite l'affect et ma probabilité de réussite sociale est meilleure que si j'étais entier. Donc, le clivage a peut-être pour bénéfice secondaire la réussite sociale ou la réussite scolaire".

C'est dans Résiliences. Réparation, élaboration ou création ?, ouvrage dirigé par Joyce Aïn, que je recommande par ailleurs, car il est excellent !


_________________
« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
Répondre en citant
Message Affects et position dépressive 
Traviata a écrit:
Il y a le fait que ces enfants surdoués peuvent présenter des troubles dépressifs, comme on l'a déjà signalé, mais aussi des troubles pré-psychotiques (la peur de la relation aux autres produit un surinvestissement de l'étude, comme refuge).


A l'hopital de jour où j'étais, la plupart des patients (presque tous psychotiques) avait des bagages scolaires très importants, en parlant avec eux j'ai été étonnée de constater que pour beaucoup, on avait l'impression que leur vie avait été remplie essentiellement par les études.

C'est une structure qui dépend de la MGEN, ceci expliquant en partie cela, mais qui recevait tout le monde. Mais c'était quelque chose de très frappant pour moi tous ces doctorants-ingénieurs-agrégés qui avaient passé de nombreuses années à travailler d'arrache-pied et qui se retrouvaient dans cet établissement.

Finalement, il y avait peut-être bien un rapport entre cette vie plongée dans les études et la maladie qui les frappait ensuite.


_________________
Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
Message Affects et position dépressive 


Montrer les messages depuis:
Répondre au sujet Page 1 sur 1
  


Portail | Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation