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Accompagnement des familles de patients
Pour une proposition d’accompagnement immédiat et actif des familles dès qu’un jeune adulte présente des troubles psy préoccupants (syndrome délirant, etc.) ?

Oui, sans hésiter 38% 38% ( 5 )
Oui, sous certaines réserves (expliciter) 61% 61% ( 8 )
Plutôt non, c’est une démarche perso à faire ailleurs (ou autre raison à expliciter) 0% 0% ( 0 )
Jamais de la vie 0% 0% ( 0 )

Total des votes : 13
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Message Accompagnement des familles de patients 
Hello sourire

Une question que je me posais à propos d’un dispositif auquel on réfléchit en institution et pour laquelle j’aimerais bien avoir vos avis…


Les idées d’origine :


-          On parle de plus en plus d’implication des familles dans les soins, et de la nécessité d’offrir des aides plutôt que d’attendre une demande que certains ne peuvent, ne savent ou n’osent pas formuler.


-          Les débuts des troubles (épisodes délirants, hospis d’urgence, etc.) des jeunes adultes peuvent être vécus de façon traumatique, par eux et par leur famille. Or ce que l’on sait d’un vécu familial traumatique incite à intervenir de façon active auprès des personnes touchées de près par l’événement (contenir le désarroi des premiers temps, favoriser l’élaboration, maintenir les liens…).


-          On prend les personnes souffrantes en charge d’un côté, et de l’autre on propose de plus en plus des aides aux familles qui le demandent, mais surtout des aides de type groupe de parole ou groupe de psychoéducation, et très rarement dans les premiers temps (et de toute façon une fois que le diagnostic est posé et explicité…). Quand on voit que les gens ne vont pas bien dans l’entourage familial, on donne des adresses en ville, mais le plus souvent les gens n’y vont pas. On sait que la thérapie familiale n’est pas une bonne indication dans les premiers temps, elle est de toute façon impossible en phase aiguë.


L’idée de dispositif qui en découle, dérivée du mode de traitement du traumatisme, serait d’accompagner les familles (parents et fratrie) de façon active dès la première prise en charge du jeune en psychiatrie. Leur proposer d’emblée de rencontrer régulièrement un psychologue pour élaborer ce qui est en train de se passer, leur téléphoner régulièrement (pendant et après l’hospitalisation) pour voir comment ça va, si ils ont besoin d’aide, etc. Bref, que la famille aussi bénéficie en parallèle d’un dispositif d’accompagnement qui ne serait pas forcément informatif d’abord, mais contenant, rassurant, un lieu où mentaliser ses ressentis, où travailler sur les liens dans la famille (souvent les familles « éclatent » ou au contraire se referment sur elles-mêmes), sur le vécu et la place de chacun qui sont en train d’être bouleversés.


La première réaction d’une psychologue d’orientation psychanalytique serait de se dire « Aargh, quelle horreur, c’est intrusif, et ça va faire un mélange bizarroïde si la famille consulte sur le même lieu que le patient, et on ne lui a pas demandé son avis à lui, etc., etc. ». Puis, dans un deuxième temps, de se dire « après tout pourquoi pas si ça peut éviter des dysfonctionnements familiaux (vécus non élaborés, et différents pour chaque membre, de colère, culpabilité, honte… ; éclatement ou isolement de la famille ; affaiblissement des liens intrafamiliaux ou au contraire surprotection, etc.) ».


J’aimerais bien avoir vos avis, que vous soyez patient potentiellement concerné, ou famille ou rien de tout ça mais avec des réflexions sur le sujet…


Comme c’est le jour des votes, j’agrémente d’un petit sondage (vous n'avez droit qu'à 1 option mais vous pouvez changer vos votes).


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Accompagnement des familles de patients 
100% ont voté comme moi : normal, il y a que moi !!!!


bon, je me dévoile là !!! j'ai mis oui mais sous certaines conditions: exemple, je veux bien qu'on dise à mes parents "votre fille délire" mais j'ai pas envie qu'on dise le sujet du délire

je veux bien que mes parents sachent ma maladie, mais bon... il y a des limites à ne pas franchir : exemple, j'ai pas envie que mes parents sachent l'existence de mon pote agé...Etc... bref, la vie privée doit être respectée, faut rester superficiel à mon avis : ce qui a été fait avec, je me souviens, un urgentiste : qui après avoir écouté ce que je disais, a fait un résumé à ma mère mais en parlant de symtomes et pas de ma vie.


d'un autre coté, mon psy du centre a acceuillit ma mother pour un entretien auquel j'ai assisté : elle a dit des trucs inexacts ou normaux sur mon enfance : du genre que je savais pas parler, ben ouip, j'avais la facheuse tendance à comprendre les mots par leur racine, surtout pour les mots inconnus, alors que le mot avait évolué et avait un autre sens, et parfois les deux, bref, on avait parfois raison toutes les deux, mais c'est normal qu'on sache mal parler quand on est jeune !!! screugneugneux !!! voilà ce qui s'est dit avec mon psy : hummmm pas très palpitant, ça vaut pas le coup du déplacement !!!



sinon, j'ai du mal à savoir l'impact que ma maladie a sur le moral de mes parents : je me dit que par exemple, moi, ça me chagrine de ne pas avoir d'enfants, et ma mère, qu'est ce que ça lui fait de ne pas avoir de petits enfants??? (mon père, il a d'autres filles, il a des petis enfants, donc ras), et puis ils s'inquietent peut être sur d'autres trucs, du genre, les thunes (ça c'est bien un truc de vieux!!!) si je en travaille pas, et sinon, ché pas ce qui leur passe par le tête, mystère et boule de gomme...


de toute façon, je les entends dire parfois "après moi, le déluge".... mouai, ça me laisse toute chose !!!ski cloche et choque avec le déluge, c'est qu'ils ont l'air de se soucier au jour le jour de moi, quand ils seront plus là, certes, ça sera plus leur pb, mais on dirait qu'ils en ont rien à faire : hééééééé hoooooo les vieuxxxx!!! help !!!!je vous hele!!! c'est vrai, pourraient m'aider je suis sure à faire des trucs : ils connaissent tous les gens de la moitié de ma région : les grands les ptits les bleus le verts, tous tous tous ou presque tous, et peuvent même pas me trouver un job : mais c'est pas leur mentalité : je dois me débrouiller toute seule, c'est comme depuis toujours quand ils me motivaient à faire des études : c'était pour ne rien devoir à personne, juste à soi même, mouai, ben voilà, c'est fait , mais ça a servit à rien sauf m'apprendre que 11+1= 0 (moui, il y a qu'à regarder une montre) non, on apprend pas que ça, reuzement...


enfin bref, chui pas un cadeau (je me prete!!!) mais mes parents non plus, il me donnent parfois des conseils ( heuu c'est plutot ds ordres): n'abandonne pas le centre.... mais ils ne m'aident pas vraiment : je dois me débrouiller!


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message Accompagnement des familles de patients 
Bonjour sourire ,

Questions intéressantes Traviata.

Perso, je pense que les infos concernant la maladie on va les chercher soi même, on peut faire en sorte de participer ou s'exclure. Il faut aussi être prêt pour ça, être ouvert.

Aussi, parent, on se rend compte (après tout le monde) que notre enfant va mal.

C'est ainsi je crois pour tout ce qui concerne nos enfants, malade ou pas ; même quand ils déconnent dans la vie, on a un voile devant les yeux. On préfère ce qu'ils nous laissent voir plutôt que ce qu'il y a derrière et aussi c'est leur vie et on ne veut pas être intrusif, on les laisse grandir et on a la trouille aussi parfois !

Dans les débuts de la maladie de ma fille, il a été heureux je crois que dès "qu'elle a su que je savais suite à l'hospitalisation", elle s'est vraiment reposée sur moi, n'a plus "caché" ou démenti les trucs bizarres, même si elle était dans le déni total et qu'elle avait tendance à affirmer que c'était les autres qui avaient des problèmes. Ca c'était pour "la façade", c'est possible ??? mais je pense vraiement qu'elle a été soulagée quelque part d'un gros poids.

Le fait de se reposer sur moi, de me parler, de me demander de l'accompagner parfois chez les psy pour leur dire ce qu'elle me disait, car elle n'arrivait pas à s'exprimer avec eux a favorisé une alliance et surtout de savoir sans pour autant comprendre ce qu'elle ressentait.

Ca m'a permis de suivre l'évolution (négative et positive), aussi de connaître le milieu qu'elle devait fréquenter, aussi de ne pas lui demander quelque chose qu'elle ne pouvait pas accomplir (ça avec le temps !) ; en bref d'évoluer de mon côté en ce qui concerne sa scz et son parcours du moment et à venir.

Ca n'est pas pour autant que les relations mère fille étaient au beau fixe, les retours de chez le psy étaient HOULEUX au possible... et la vie quotidienne pas facile non plus.

Parfois, actuellement, j'interviens encore, soit à sa demande quand je pense que c'est mieux, soit quand je sais que je dois le faire ; je sais aussi lui expliquer pourquoi ce serait mieux qu'elle voit, elle, directement. En général, elle se débrouille sans moi, mais ça ne s'est pas fait tout seul !

Jade, stp tu ne me vomis pas dessus  : je crois que si tu arrivais à voir tes parents autrement que tu le fais, c'est à dire comme des gens qui donnent des ordres, alors qu'il est possible que ce sont des conseils que tu reçois mal, un problème avec l'autorité ? (ma fille a été pareille, car je pense qu'elle se sentait "nulle" "inférieure"), vous devriez arriver à avoir de meilleures relations d'ADULTES. Je pense à ça aussi quand ils disent "après moi le déluge", s'il n'y a aucun écho aux "avis" qu'ils peuvent te donner, au pire que tu fasses exactement le contraire... y a de quoi baisser les bras.

Nous (moi avec l'aide des soignants et elle) avons fait de sortes que ma fille devienne indépendante dans le quotidien, même si elle sait que je suis là au cas où.



Je crois que c'est le rôle des parents d'aider nos enfants quand c'est difficile pour eux à devenir le plus indépendant possible par rapport à la famille, nous ne sommes pas éternels et aussi l'épanouissement de "l'enfant", son libre arbitre, sa prise en charge par lui-même ne peuvent que mieux se construire et s'affirmer éloigné de la famille, justement parce qu'il souffre de maladie handicapante.

Ensuite, il y a d'autres personnes non famille, donc pas du tout le même relationnel qui peuvent être là comme interlocuteurs principaux et premiers en cas de soucis ; même si les parents sont là, mais le mieux est qu'ils arrivent ensuite. C'est aussi du boulot à faire sur soi (famille) dans les premiers temps de ce cheminement ; faire confiance à d'autres personnes, savoir "renvoyer son enfant" vers eux, pas du tout parce qu'on a baissé les bras, mais pour lui, pour qu'il reprenne ou prenne confiance en lui etc.

Tout ça c'est du théorique, la pratique est moins évidente, ça se fait par paliers (improvisés), par instinct aussi, et avec le temps, je crois, de quoi faire travailler notre "disque dur" cérébral. Et on avance, on recule, on bouge, on évolue. Ceci, le temps que les choses se placent, puis on peut mettre son disque dur au repos , ensuite c'est le courant et c'est plus reposant pour tous !

Je vais répondre au sondage "oui, sous certaines réserves" en général, en pensant aux familles que je rencontrais dans les premières années de la maladie. Perso, je ne m'y retrouve pas trop dans le sondage.

Bon dimanche toutes et tous.







Dernière édition par dom le Dim 7 Juin 2009 - 10:22; édité 1 fois
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Message Accompagnement des familles de patients 
rooo arretez les filles de dire que je ne fais pas ce qu'il faut : j'arrete pas de suivre comme un mouton !!!! j'arrete pas de faire ce qu'on me dit de faire !!! il y a que de temps en temps ou la soupape explose, et je me rebelle


en tout cas, bravo dom pour ton role de mère qui a l'air pas mal du tout, et bravo à ta fille!!!


c'est ta fêêêêêête !!!


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message Accompagnement des familles de patients 
Jade, pas facile à expliquer et je ne sais pas trop si je peux te dire ça, sans te connaître vraiment etc. bon j'y vais et tu ne me craches pas dessus, ça n'est pas un jugement sourire , ni un ordre

Même si tu fais ce qu'on te dit de faire mais à contre coeur car cela ne te convient pas, tu ne peut pas avancer, à part devenir un robot, et c'est aussi pour ça que la soupape explose ; on est tous fait pareil

Par contre, tu peux réfléchir, sans te braquer, à ce que les uns et les autres te disent, parce que tu le leur demandes, en plus, et si ça raisonne ou résonne en toi, afin de ne pas rencontrer toujours les mêmes problèmes etc., tu en fais ta sauce à TOI et tu vois. C'est toi qui as TES clés.

Merci pour tes félicitations Embarassed , pas fière pour autant... c'est également égoïste, car tant que les choses ne sont pas "placées" en général, même si ça n'est pas définitif, même si des aménagements sont à faire par la suite... je me sens mal, et me sentir mal car ma fille était mal, ça ne pouvait pas durer.
Et ma théorie simpliste dans la vie en général que les problèmes sont fait pour être résolus...

Et ça n'est pas tous les jours faciles, pour elle donc... pour moi. Y a des hauts, y a des bas, y a du calme, y a du moins calme etc.

Bisous Jade. Tu as très peu dormi à ce que j'ai vu Shocked .





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Message Accompagnement des familles de patients 
Embarassed Embarassed Embarassed chut !!!j'ai fais des reves érotiques Embarassed Embarassed Embarassed


sinon, effectivement, faut que je cherche ce qui me plait : le sport, bon, ça c'est rangé !!! après, ché pas, mais ma cops me dit comme toi : trouver ce qui me plait, j'ai la "chance d'être malade" donc dee trouver un truc qui me plait contrairement à certain qui font comme ils peuvent


ta théorie est pas mal, lol, la théorie de mon bar est un peu moins marrante : "se mettre en couple c'est résoudre les pb qu'on aurait pas eu seuls"

hum hum!!!


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message Accompagnement des familles de patients 
Ma fille vient de lire, elle m'a dit qu'elle ne comprenait pas à l'époque pourquoi "on" l'incitait à prendre son propre logement... elle se demandait ce qu'il lui arrivait !!!

Je crois qu'il faut que chacun accepte ses limites et celles des autres, ceci chez les différents "alliés" ; je connais les limites de l'équipe en ce qui concerne les démarches pratiques, souvent "à l'ouest"  pour cette partie, je pense à son premier appart = imonde ; leur incapacité à régler des problèmes matériels = les vols, les rapports avec les forces de police non appropriés... que j'ai pris en mains en deuxième temps . Je connais les miennes et j'accepte celles des autres maintenant.

Aussi, il me semble important que le psy sache aussi mettre des limites, soit avec le temps REFUSER d'entendre de la bouche du parent ce que l'enfant lui demande de dire, que son patient le sache de SA part ; perso, c'est moi qui ai dit à ma fille que le psy voulait l'entendre ELLE,  que je n'interviendrai plus. Cela s'est bien passé entre elle et moi ; maintenant à elle de parler ou pas au psy des symptomes qui l'handicapent, même si c'est difficile pour elle de parler de ça et surtout avec conviction, ça se fera avec le temps si cela n'est pas déjà fait ! ça ne me regarde pas.

Voilà sourire



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Message Accompagnement des familles de patients 
Je ne l'ai pas précisé Jade, mais il est évident que le secret professionnel serait respecté, rien ne serait répété, ni aux familles ni au jeune, des éléments privés qui ont pu être dévoilés. Et ce serait des psychologues différents qui suivraient la famille et le jeune.

Merci pour tes réflexions dom, c'est intéressant. Aussi quand tu dis que tu ne te sens pas trop concernée, parce que j'ai aussi des doutes sur le constat de départ qui a conduit à ce projet dans une institution où je bosse : c'est un psychologue thérapeute familial qui a le premier émis l'idée que la décompensation était vécue d'une façon qui évoquait réellement un traumatisme - une catastrophe soudaine et imprévisible qui provoque d'abord des réactions traumatiques (panique, sidération...) puis va bouleverser la vie de tout le monde, avec nécessité de réaménagements intrafamiliaux.
En fait, j'avais personnellement déjà pensé la chose sous cet angle pour le jeune concerné (qui se retrouve en hosto, qui ne comprend pas ce qui lui arrive...) mais jamais sous l'angle familial.


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Accompagnement des familles de patients 
Je pense à un truc. Pour les familles, il y a un cap à passer. C'est ce qu'on voit quand on "accompagne" des parents qui viennent d'apprendre que leur enfant souffre de maladie psy. Inutile de leur parler de la suite, seulement les écouter en ce qui concerne le "traumatisme", on l'a tous vécu, on sait par où ils vont passer, car on est passé par là ! Ensuite chacun réagi par rapport à ce qu'il est, comme après tout "traumatisme". (deuil, rupture, les choses tristes de la vie en général).

Par contre se renseigner sur la maladie me semble très important ; ça on peut le faire par les bouquins (aussi).



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Message Accompagnement des familles de patients 
Oui, sous certaines réserves.


Le principe est très bon. C'est le caractère immédiat de l'action qui est discutable, ensuite il faut tenir compte de chaque situation familiale particulière. C'est quand même une pratique qui, heureusement, tend à de développer, que ce soit de l'accompagnement et de l'information, parfois de la thérapie familiale, ensuite - chaque fois que c'est possible - impliquer l'entourage (avec l'accord du patient si celui-ci est en état de le donner, et si la famille est fiable et a une attitude constructive) dans le projet thérapeutique (au sens large du terme).


Bien sûr, je pense que ça concerne des personnes qui présentent des troubles graves.


Bon, j'arrête là, car c'est difficile de se concentrer sous la tempête (je n'ai pas les qualités d'un pilote d'airbus  Embarassed  !


 


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Aussi longtemps que les ours n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.
(proverbe africain, personnalisé)
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Message Accompagnement des familles de patients 
J'hésite entre Oui sous certaines réserves et Plutôt non
Alors pour l'instant je ne vote rien.

Oui sans hésiter vu sous l'angle familial, mais... il y a aussi toute la difficulté du jeune à accepter l'état de malade et le soin, à faire confiance à un tiers alors si on ajoute la famille j'ai des doutes, enfin la maladie du jeune adulte qui est souvent comprise par lui-même comme le résultat d'une défaillance ou d'une manipulation parentale. Est-ce que le rejet du lien parental comme on le voit souvent ne risque pas de s'exprimer par le rejet du soin ? d'où à mon avis et vu sous cet angle, une crainte à mélanger l'espace de soin et la relation parentale.

Donc je vote pas tout de suite, je réfléchis à la question 


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Accompagnement des familles de patients 
Traviata a écrit:
 Merci pour tes réflexions dom, c'est intéressant. Aussi quand tu dis que tu ne te sens pas trop concernée, parce que j'ai aussi des doutes sur le constat de départ qui a conduit à ce projet dans une institution où je bosse : c'est un psychologue thérapeute familial qui a le premier émis l'idée que la décompensation était vécue d'une façon qui évoquait réellement un traumatisme - une catastrophe soudaine et imprévisible qui provoque d'abord des réactions traumatiques (panique, sidération...) puis va bouleverser la vie de tout le monde, avec nécessité de réaménagements intrafamiliaux.
En fait, j'avais personnellement déjà pensé la chose sous cet angle pour le jeune concerné (qui se retrouve en hosto, qui ne comprend pas ce qui lui arrive...) mais jamais sous l'angle familial.



Quand on est parent, même s'il y a traumatisme, je pense qu'on revient vite fait à l'essentiel.


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Message Accompagnement des familles de patients 
Juste un petit témoignage. Lors de ma 1ère hospitalisation, ma mère n'osait même pas m'appeler de peur d'etre rejetée par l'équipe. Ella avait peur qu'on lui renvoie quelque chose de ce style: si votre fille va mal, c'est de votre faute. Du coup, aucun appel de ma mère durant 2 mois Crying or Very sad . J'ai vécu un énorme sentiment d'abandon. Dans les moments de grande angoisse (que j'essayais de masquer de peur que ça n'agrave la durée de mon hospitalisation), j'avais la sensation que j'allais finir par disparaître dans ce lieu. Résultat: ma mère souffrait de ne pouvoir m'appeler... et moi aussi

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Message Accompagnement des familles de patients 
dom a écrit:
Quand on est parent, même s'il y a traumatisme, je pense qu'on revient vite fait à l'essentiel.


Pas forcément
Je pense à ma grand-mère dont l'une des filles est devenue schizo, je crois que tout le reste de sa vie elle a fait un bloquage sur les "psys", parce qu'elle a compris une mise en accusation de leur part.
Et le fait est qu'il en est resté un rejet massif dans la famille de tout ce qui concerne la "psy"-chiatrie, -chologie, avec tout les dégats que ça a pu faire : les malades n'avaient pas l'autorisation morale de se soigner, parce que voir un psy c'était remettre en cause tout un système.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Accompagnement des familles de patients 
J'ai vécu ça aussi Iona, mais qq part je m'en moquais, je faisais comme si "nous allions tous dans le même sens" ; et ça a été contagieux, je crois . Et je continue malgré vents et marées, quand je me sens obligée d'intervenir .



Message Accompagnement des familles de patients 


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