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la façon dont on traite l'avortement...
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
Je crois qu'après la dépénalisation de l'IVG on a pas réglé le problème et meme il y a une facilité dérangeante...

D'abord il faut signaler qd meme qu'il n'y a pas si longtemps, la mineure peut aujourd'hui avorter, ou garder son enfant sans autorisation parentale. Ce qui est bien.
Mais ! je vois que le suivi est peu fait... qu'on ne propose pas de choix, puisque la question est justement, de laisser le choix à la femme, mais quel choix ?
en générale c par dépit...
or je ne vois pas vraiment de psychologues pour cette décision, ni de discussion sérieuse, tout devient paperasse, pour etre légale justement... pas de raport humain... protection absolu... tabou absolu de la femme qui va faire un avortement, et en situation intermédiaire...

généralement aucun réel suivi, ou discussion pour la femme face à un choix terrible, de garder l'enfant ou pas... puisque c cela dont il est question en fait...

peu de cas aussi pour toutes les mineures sous autorisation parentales ont avorté ou gardé l'enfant par décision du tuteur...


il y a un tabou aujourd'hui claire et net... par la dépénalisation, on a voulu éliminer le problème finalement...
or le sujet devient aussi tabou qu'autrefois, meme pire, puisque il est légalisé, donc on en parle plus.

Ce dont on ne parle pas n'existe pas.

Moi j'ai subi un avortement, à l'époque ou il fallait l'autorisation du parent pour avorter...
je n'ai meme pas eu le temps ni le choix, ni penser d'avoir un enfant...

un coup de telephone...
et ct réglé...

aucune discussion avec un acteur sociale, ni psychologue, tout devait etre en plus en présence de la mère, et avec une sorte de raport de paperasse, aucune volonté réelle de discussion.
de A à Z j'ai été humilié, dans mon corps.

Aujourd'hui j'ai des TOC lié à ça...
ct franchement la cerise sur le gateau lié à mon histoire.

C'est une souffrance qui est tabou, dont il est difficile de parler.
Pour ma part j'ai vécu ça comme un viole. Parceque je n'ai jamais pu me défendre, jamais pu dire ce que je ressentais...
et pire encore trois mois plus tard j'ai eu une soeur. et peu de mois après j'ai été à l'étranger.

Aujourd'hui à 27 ans je n'arrive pas à aller chez le gynecologue, n'arrive pas à prendre une contraception...
je n'arrive pas à dire à un médecin que pour moi, j'ai perdu confiance... le jour ou sans question on m'a avorté...
et ce raport au corps et à la vie aujourd'hui me répugne...

je n'arrive pas du tout à pardonner, à faire la paix avec le monde.
ça vous parait exagérer mais c ça...

ce peu de cas qu'on a fait du corps de la chaire de la vie... ce qui laisse champ libre à tout et n'importe quoi... à n'importe quelle décapitation.

Mais si je condamne la société je ne condamne en fait personne, si je condamne les executant et décideur, je serai partiale.

J'en suis là...

C'est l'acceptation après du sort. De sa vie et ce qu'elle implique, aussi sa première vie sexuelle.

Mais une chose que je peux condamner... c le peu de cas qu'on fait de l'avortement comme si la dépénalisation avait régler le problème... et ça me choque encore plus de voir en fait certains débats sur la procréation assisté, comme si par manoeuvre politique, et exigence sociétale il faudrait zoomer sur des cas particuliers, alors que d'autres cas, silencieux, et qui pourtant sont là présents, et dont on croit qu'en fait le problème est réglé que ça date de cro magnon, qu'on ne parle plus.


L'immediat du problème, et son traitement me gene aussi...
il faut une vrai réflexion, une vrai politique, pour pouvoir changer un peu les choses...

à commencer par ce que c que le début de la vie dès sa conception, selon notre propre conception !!!! y compris la femme enceinte qui ne s'y attendait pas on peut dire par euphémisme presque !!!!

En voulant zoomer sur la procréation assistée, on fait un réel choix dans l'orientation du sujet...
or je signale que la plupart des enfants, naissent par sexualité et voix naturelle, comment se fait il qu'on délaisse à ce point ce sujet de l'avortement sous pretexte qu'il est dépénalisé !!!!!!!!!!
c une vraie question de société, de réflexion sur l'orientation de la pensée sociétale aujourd'hui !!!!!!!!!!!!!
et je crois qu'il y a plus de femmes qui se font avorter aujourd'hui, que de femmes qui tombent enceintes par procréations assistées... si on veut parler chiffres.

et ceci me choque...

on est pas capable en fait d'avoir des choix pour tous d'avoir un enfant désiré, et on parle de procréation assistée comme la révolution mentale... non désoler... l'enfantement reste un tabou, voir un mot inomable...

qu'est ce que vouloir un enfant...

c ce qu'on doit poser comme question sur la base ! or elle n'est justement pas posée pour tous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
A titre personelle j'ai eu ce besoin d'écrire ce poste qui peut vous intéresser, par raport à la tendresse que j'ai sur des enfants d'un certain age, dont je viens de me rendre compte par hasard, que ça aurait pu etre l'age de mon enfant propre...

et c infernale pour moi de voir l'enfant en désir d'un adulte exterieur à ses parents et son monde, un don innocent et de besoin d'exterieur et d'adulte exterieur, de proximité différent...

j'ai à chaque fois une tendresse propre pour chaque enfant... qui me dérange... voir qui me répugne qd je me rends compte d'un certain pouvoir...

Bon voilà j'ai plusieurs élèves là à voir... ça me fait ça... dont une petite fille...

mais evidement je ferai ce que je dois faire...


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
je suis d'accord avec toi Minina, trop de silence autour de cela, l'avortement on n'en parle ni comme une souffrance ni comme une non-souffrance. Je crois que la société a peur d'entendre ce que nous aurions à dire, l'un ou l'autre d'ailleurs. Mais en effet par rapport au zoom sur la procréation assistée, sur le déni de grossesse et l'infanticide, on voit bien ce que la société nous renverrait à la face si on ouvrait la bouche...


et ça me désole.
J'ai fait 3 IVG. Et je ne voulais pas de ces enfants sauf le dernier. Mais cela m'a néanmoins traumatisée.

Les deux premiers étaient à l'étranger où j'ai été prise correctement en charge. Le troisième était en France où j'ai été traitée comme un bout de viande.

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Message la façon dont on traite l'avortement... 
pourtant on est d'acord que c bien sur la seuxialité qu'on interroge finalement l'inconscient qu'on fait parler l'inconscient...
or les grossesses non voulu font aussi parler ce registre...

avec l'histoire propre de chaque sexualité par grossesse y compris la non désirée....

c curieux qu'on s'interroge plus justement sur les grossesses ou la sexualité intervient très peu, et qu'on écarte grossierement les grossesses à problème qui proviennent de la sexualité...

pourquoi ?


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Message la façon dont on traite l'avortement... 
Sans doute que les lobbies anti-avortement contribuent à ce silence, dès que l'avortement est évoqué quelque part dans le public on n'échappe pas aux grandes polémiques, alors le plus simple est de continuer en silence. Et encore, on n'en est pas au stade de l'Amérique où les soignants doivent se cacher pour exercer parce qu'ils risquent leur vie.
Confused


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
Mais c'est quand même pratiqué dans une certaine culpabilité, du moins pour ce que j'ai entendu dans des réunions de supervision, etc. Et du coup, ça explique pas mal de "passages à l'acte" plus ou moins inconscients qui rendent compte en partie de l'impression d'avoir été maltraitées que décrivent minina et manamana. J'ai aussi entendu d'autres témoignages qui vont dans ce sens (traverser toute la maternité pour avoir sa consultation et j'en passe...), le mal être des équipes s'ajoutant au mal être des patientes dans un mélange souvent très douloureux et traumatique.


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
je crois que tout le monde préfère se taire parce que si on parle trop de la souffrance, du traumatisme qu'un avortement peut causer, cela peut être interprété comme des arguments anti-ivg. Donc voilà, à mon avis même les pro-ivg n'initieront pas le débat.

Mais franchement moi ça m'a quand même vraiment perturbée sur le plan de ma féminité (perturbation de la manière dont j'imagine mes organes internes), de l'idéalisation de l'acte de donner vie (puisque j'ai donné la mort...)

C'est pas facile tout ça.

Et sincèrement, si on m'avait dirigée vers une psychologue à l'époque de ma troisième grossesse, si on m'avait alors assuré que je ne serais pas seule, j'aurais peut être gardé l'enfant - car mon choix a été de garder l'enfant ou l'homme que j'aimais, qui n'en voulait pas donc, malgré que je l'ai emmené pour une échographie, lui ai montré le haricot - je voulais qu'il sache l'importance du geste. Bon comme il a persisté à dire que c'était certainment triste mais qu'il en voulait pas j'ai avorté.

Et aujourd'hui je me dis que cette histoire d'amour est morte ce jour là aussi, même si elle a duré encore 4 ou 5 ans après. Peut être n'est-il resté que par culpabilité.



Dernière édition par Manamana le Ven 10 Juil 2009 - 00:55; édité 1 fois
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
je ne pense pas que se soit les lobbies anti avortement qui font qu'il y a un silence, au contraire meme c pas trop leurs objectifs, ce dont on ne parle pas n'existe pas, or justement pour eux ça n'a pas de sens d'un point de vu de leur existence qu'on en parle pas...
En France ils n'ont pas tans de pouvoir que ça. ils sont meme ringardisés, mis à l'écart... En revanche en Europe c autre chose.
Cela dit aux Etats Unis, en fait la societe fonctionne bcp plus en lobbie...
Ce n'est pas l'Amerique ou c le plus dangereux, meme si evidement que c leur lobbie anti avortement qui a le plus de moyens et de compétences en comm, je donne un exemple Juno le film, ça c un slogan typique anti avortement, mais présenté sous une forme ou finalement ça ne sera pas perçu comme les méchants anti avortement qui terrorise les médecins qui pratiquent l'IVG ou les femmes qui vont avorter...

Mais bon je suis pas du tout d'accord de cet espece de statut quo bizarre sur les discussions sur l'avortement.

C'est qd mem bizarre, dans une société ou on se veut libéré par la sexualité, en fait l'avortement reste un espece de tabou et une espece de discours incolore et avec une espece de concensus poli ou en fait on ne dit rien. C'est hyper paradoxale.

Et oui y a le discours aussi culpabilsateur... et la situation pour culpabiliser...

j'ai souvent entendu des gens dire, ouai mais qd meme, avec tous nos moyens de contraceptions, comment se fait il que des femmes tombent enceinte par "accident", donc c de leur faute et qu'elles assument...

oui chose qu'ils oublient qd meme, la sexualité, c un peu plus compliqué que le controle des naissances.

Mais qu'est ce que tu veux dire Traviata quand tu dis en fait que ça explique pas mal de "passages à l'acte" plus ou moins inconscients qui rendent compte en partie l'impression d'avoir été maltraité.


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message la façon dont on traite l'avortement... 
ah ben tiens à propos de culpabilisation, une de mes amies est enceinte là,c'était un accidet mais c'est son deuxième et elle est très heureuse. Seulement elle avait commencé unsoin je sais aps quoi pour la peau électrostimulation qq chose.
Quand elle a fait ce soin, elle avait un petit doute sur sa grossesse mais pas sûre encore,donc demande quand même si c'est dangereux pour une femme enceinte. Et la dame dit "ah bn non on doit pas le faire sur une femme enceinte !" Alors ma copine dit " mais et si la femme ne sait pas encore qu'elle est enceinte" et la dame répond "ah ben quand même quand on décide de faire un enfant on le sait !" Confused Laughing mpffffff

je sais pas, faut croire que les gens continuent d'imaginer que quand on tombe enceinte y'a l'ange Grabriel qui vient nous le souffler à l'oreille Rolling Eyes

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Message la façon dont on traite l'avortement... 
ouai c un peu nawak !
mon psychiatre m'a sorti la meme.. loooool enfin un truc du genre.


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Message la façon dont on traite l'avortement... 
minina a écrit:

Mais qu'est ce que tu veux dire Traviata quand tu dis en fait que ça explique pas mal de "passages à l'acte" plus ou moins inconscients qui rendent compte en partie l'impression d'avoir été maltraité.

Je parlais des équipes (hospitalières ou en clinique) des services où les avortements sont pratiqués - là aussi il semble y avoir un non dit autour de cette pratique et une souffrance de certains (enfin, pour ce que j'ai entendu, hein, c'est un petit échantillon) qui fait que toute la culpabilité, etc., au lieu d'être élaborée, est déversée sur les patientes plus ou moins sous forme de "passages à l'acte", c'est-à-dire de petites choses (comme je disais faire traverser la maternité pour que la personne ait bien le temps de voir les bébés ou faire écouter le cœur du bébé à l'écho... enfin mille et un trucs comme ça) qui vont en rajouter une couche pour les séquelles traumatiques.


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Message la façon dont on traite l'avortement... 
oui et puis c aussi une intervention qui n'entre pas à proprement parlé dans le soin...
d'ou en fait le traitement périphérique que l'on fait de l'IVG

Curieusement certaines pratiques de chirurgie esthétique, ce n'est pas à proprement parlé, par contre là on ouvre des clinique specialisé


je crois d'ailleurs que ce sont les deux pratiques, qui ne relevent pas à proprement parlé du soin.


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Message la façon dont on traite l'avortement... 
Je remonte un vieux sujet…

j'ai retrouvé dans ces lignes les ressentis que j'ai tiré de ma propre expérience.
A 16 ans, je suis tombée enceinte, ma mère était avec moi et m'a aidé, je n'ai eu à m'occuper de rien, pof, pas l'temps de réfléchir, il est là, il l'est plus…

Même si je n'en voulais pas particulièrement, je me suis vraiment sentie mal, d'autant plus avec le silence qui a régné tout autour. Alors oui, c'était la bonne chose à faire et bon, c'est la faute un peu à pas d'chance mais c'est tout. A 16 ans se retrouver dans une salle d'attente pleine de bonne femme enceinte alors qu'on vient à peine de prendre pleine conscience de ce qui nous arrive, voir une échographie avec un tit haricot qu'on va nous extraire quelques jours plus tard, etc
J'ai vraiment très mal vécu cette période et ai mis plusieurs année à m'en remettre, notamment à cause du manque de soutien, de suivi, etc…
Et c'est d'autant plus dur quand on se dit qu'on est seul dans cette histoire… Comme pour la contraception, une fois que l'étape capote est terminée, les mecs n'en ont plus rien à foutre (généralement) et y'a que nous à stresser quand on se rend compte qu'on a oublié notre pillule ou autre…

Bref, un sujet sensible qu'on survole généralement qu'une fois dans la merde…

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Message la façon dont on traite l'avortement... 
d'ailleurs y a des campagnes de de sensibilisation à ce sujet, sur une touche humoristique qui est pas mal...

un mec qui fait un test de grossesse dans les toilettes, et qui se met à paniquer avec on suppose un test positif...

à la fin y a : faut il que les hommes tombent enceinte pour se préoccuper d'une grossesse ?


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Message la façon dont on traite l'avortement... 
par rapport aux "passages à l'acte", au Danemark on ne te fait ni voir l'écran de l'écho, ni écouter le coeur du bébé ou ce genre de choses. Pas quand tu viens pour une ivg. Et on te parle, on te demande comment tu te sens, on prend en compte ton sentiment de culpabilité, etc. Tout n'est pas rose là-bas, mais point de vue prise en charge médicale, et libération de la femme, c'est quand même autre chose. Les paroles des médecins que j'ai vu pour mes IVG là-bas, je me souviens à quel point je me suis sentie entourée, soutenue, pas au sens amical, j'étais seule, mais ils ont bien fait leur boulot, il y avait de l'écoute, et des paroles qui m'ont profondément marquée. Cela n'empêche pas que cela reste traumatisant. Mais avec cet aspect silence, indifférence ou carrément mépris en France, l'aspect on rentre on sort de l'hosto avec aucun contact HUMAIN - tout ce que je retiens c'est comment ls brancards à roulettes étaient durs et froids, et les couloirs durs et froids, et les néons, et l'absence totale d'intimité, et la queu leu leu des brancard (j'appelle pas ça ds lits, c'est pas pour me plaindre du confort, c'est parce que c'est ce que ça m'évoquait) devant les salles d'opération aux murs de briques tranparentes... comme une boucherie... le métal, le carrelage, les cliquetis... 

Message la façon dont on traite l'avortement... 


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