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Analyse de la pratique en institution. Scène, jeux, enjeux
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Message Analyse de la pratique en institution. Scène, jeux, enjeux 
Analyse de la pratique en institution. Scène, jeux, enjeux

Catherine Henri-Ménassé
Erès, 2009
256 pages, 25.00 €
ISBN : 978-2-7492-1105-3




L'analyse de la pratique, née à la suite des travaux de Michael Balint, appartient à la mouvance des dispositifs de travail analytique en groupe. Destinée à l'élaboration de la rencontre professionnelle des praticiens du champ sanitaire et social avec les usagers, elle est devenue la seconde activité des psychologues en termes de temps et représente souvent pour eux, le lieu d'une première inscription dans le monde du travail.

Les professionnels - et plus largement aujourd'hui des acteurs d'origines diverses - engagés dans le champ social sont soumis à de violentes tensions liées à la complexité des scènes de la rencontre avec les usagers et au fonctionnement institutionnel. À travers ces groupes d'analyse de la pratique, ils cherchent à maintenir un investissement vivant des liens marqués par les figures inquiétantes du handicap, de la délinquance, de la folie, de la maladie, de la mort.

L'analyse de la pratique suppose de la part de l'intervenant un certain nombre d'actes - écouter, penser, parler - déterminant un mode de présence, grâce auquel le groupe va renouer avec un plaisir souvent perdu, celui de penser la complexité du monde relationnel. Pour cette pratique « tout terrain » parfois rendue confuse par la multiplicité des modèles en présence, l'auteur propose des pistes de réflexion à partir d'un ancrage psychanalytique et des outils précieux pour soutenir ce travail psychique groupal.

Catherine Henri-Ménassé est psychologue et psychanalyste à Valence. Elle exerce depuis vingt-cinq ans l'analyse de la pratique dans des structures diverses. Elle a participé à la création du DUAPR (diplôme universitaire d'analyse de la pratique) dépendant de l'université Lyon 2.

Sommaire ici : http://www.editions-eres.com/pdf/TdM Analyse de la pratique en institution.…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Je n'ai jamais bien compris à quoi ça servait, ces séances d'analyse de la pratique. J'ai l'impression que la plupart du temps, chacun vient y parler de lui-même et de ses problèmes personnels plus que de l'usager (je ressens ceci, ça me renvoie à cela...).

A mon boulot il y a eu récement un décès (c'est une structure très "familiale" avec des usagers de longue durée, alors forcément un décès, ça touche), hier grande séance avec tout le personnel. Chacun venait se soulager de son rapport plus ou moins compliqué à la mort, au deuil, certains ont relaté le décès d'un de leur proche. Bref, je ne nie pas que la séance ai été profitable au niveau individuel, mais j'ai bien du mal à voir la pertinence de tout ça dans un cadre professionnel.

Ceci dit, j'aime bien les employeurs qui prévoient une analyse de la pratique. Surtout parce que je me dit qu'il paye un professionnel (j'avais vu les factures, entre le déplacement et la séance c'est très cher !) pour assurer mon bien-être, qu'il prend soin de ses employés et que c'est appréciable quand on est l'employé.
Mais en-dehors de ça, je ne vois pas trop. Il pourrait aussi bien m'offrir une séance au hammam pour que je me sente chouchoutée, je crois que j'en tirerais plus de bénéfices. Quoique... pas assez cher le hammam, ou alors il faudrait prévoir une troupe de masseurs rien que pour moi, parce que je le vaut bien 8:)


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Ah, c'est curieux que tu le vives comme ça, moi je trouve ces groupes très précieux dans la vie institutionnelle...

Il ne s'agit pas en fait de parler de soi (comme en psychothérapie) ou de parler des patients (comme en réunion de synthèse), mais de parler et de travailler sur la relation entre soi et les patients, entre soi et les autres soignants (ou intervenants), entre soi et l'institution. C'est cet entre-deux que je trouve très riche, et de plus indispensable pour éviter que les équipes ne partent en vrille.

C'est vraiment le lieu pour parler des phénomènes de groupe que l'on peut percevoir dans les équipes (les clivages, etc.) et éviter qu'ils ne se répercutent sur les patients. Pour analyser aussi les phénomènes inconscients qui peuvent surgir et s'acter - je pense par exemple à une équipe qui après avoir énormément investi une patiente l'a rejetée, répétant par là exactement ce que cette patiente attendait, étant donné qu'elle se vivait comme décevante.

Dans certains lieux, la souffrance des équipes a vraiment besoin d'être élaborée en groupe pour éviter le burn-out. Dans d'autres (je pense aux soins palliatifs), il faut aussi ménager un espace pour une réflexion éthique groupale. Dans d'autres encore, il faut pouvoir réfléchir aux conflits institutionnels, aux enjeux narcissiques, etc.

Bref, je suis d'accord avec la présentation du livre (que je n'ai pas encore lu), c'est un aspect du travail des psychologues que je trouve vraiment passionnant ! J'aime bien le hammam aussi, hein, mais ça ne permet pas le même travail


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Traviata a écrit:
Ah, c'est curieux que tu le vives comme ça, moi je trouve ces groupes très précieux dans la vie institutionnelle...  de parler et de travailler sur la relation entre soi et les patients, entre soi et les autres soignants (ou intervenants), entre soi et l'institution. C'est cet entre-deux que je trouve très riche, et de plus indispensable pour éviter que les équipes ne partent en vrille.



La triade moi et l'usager/les collègues/l'institution, je trouve qu'en pratique ça dévie rapidement en moi et moi. Pour reprendre le thème d'hier, moi et mon rapport à la mort, moi et les deuils de mon histoire, moi et mes angoisses existencielles. Ce qui peut s'entendre d'ailleurs, sauf que je ne suis pas sûre que l'institution soit le lieu pour ça et les oreilles des collègues le meilleur endroit à choisir.

Enfin j'ai aussi quelques mauvais souvenirs d'analyse de la pratique, et je suis aussi très méfiante sur ce qui se dit et ce qui se joue dans ces séances.
J'ai souvenir surtout d'une séance horrible qui avait tourné au pugilat entre moi et une collègue, où l'intervenante était complètement dépassée par les événements (elle regardait tout le monde bouche bée en roulant des yeux effarés), les autres collègues s'étaient débinés ventre à terre, et où les comptes de la séances avaient fini par se retrouver sur le bureau du directeur. Le truc complètement fou ! Mais qui m'avait beaucoup coûté au final... je suis donc assez méfiante, et à tout mesurer ce qui peut se dire ou pas, il ne reste pas grand chose.

edit : et je repense à l'instant que l'intervenante dont je parle venait d'un organisme de formation, et n'était pas psycho. Tout comme le second mauvais souvenir que j'ai en tête, où l'intervenante était issue du même genre d'organisme et pas psychologue non plus. Je ne sais pas si on peut en déduire quoi que ce soit, il y a certainement des personnes compétentes dans ces organismes, mais là ce n'étaient pas de grandes réussites et tout pouvait partir en vrille en séance avec un intervenant qui n'avait manifestement pas les épaules pour contenir ça.


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Message Analyse de la pratique en institution. Scène, jeux, enjeux 
Si ça dévie systématiquement sur moi-et-moi, c'est que le psychologue ne conduit pas bien la séance et/ou que la personne moi-moi-moi a vraiment besoin de suivre une psychothérapie individuelle de son côté (on peut en parler avec elle en privé dans ce cas).

Et, de mon point de vue, il est essentiel que la personne qui mène la séance soit psychologue, et même psychologue-psychanalyste. Sinon, c'est effectivement la porte ouverte au n'importe quoi, et là je comprends très bien tes réticences quand je vois ce qui peut se passer !


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Message Analyse de la pratique en institution. Scène, jeux, enjeux 
perso et sans expérience aucune comme la vôtre, mais simplement en me basant sur mes quelques expériences dans le social et sur ce que je sais de moi, je pense que j'aurais énormément besoin de ce genre d'analyse pour me "remettre les idées en place" en quelque sorte, travailler par exemple sur de l'agressivité que j'aurais pu développer vis-à-vis d'un patient, sur mon ressenti et justement ce ue recherche le patient, éventuellement pour éventer des conflits internes suscités par l'entretien ou la confrontation avec un patient et qui risquent de lui nuire justement parce qu'il ne s'agirait pas de moi mais de ce patient...

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