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«Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive»
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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
«Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive»

Libération, 03/10/2009
Par JACKY DURAND

Le psychiatre Louis Albrand dénonce l’inutilité de la castration chimique.



Le docteur Louis Albrand, qui fut récemment l’auteur d’un rapport sur la prévention du suicide en prison pour le ministère de la Justice, s’intéresse depuis vingt ans à la castration chimique et en a mesuré les limites. A la demande de Jacques Toubon, garde des Sceaux de 1995 à 1997, il avait étudié l’expérience canadienne. A l’époque, affirme-t-il, le Canada avait déjà tiré les leçons de la castration en instaurant des traitements reposant, en partie, sur la cure psychanalytique et les groupes de parole.


Que pensez-vous de la castration chimique ?
Je suis scandalisé par ce débat où des ministres, comme Nadine Morano, se ridiculisent en affirmant que «la réflexion sur la castration chimique est indispensable». Tous les psychiatres savent que la castration médicale, ça ne marche pas, c’est une hérésie de faire croire aux bonnes gens que la chimie va couper les couilles aux délinquants.


Pourquoi ?
Parce qu’il ne suffit pas que les testicules soient pleins d’hormones pour passer à l’acte. La délinquance sexuelle trouve son origine dans le cerveau, dans le passé psychique, et les causes sont beaucoup plus profondes qu’une montée de testostérone. Parmi les auteurs, 70% ont eux-mêmes été victimes de délinquance sexuelle.


Comment opère la castration chimique ?
On prescrit un produit pour que la testostérone n’agisse plus. Vous bandez moins, mais le désir sexuel est toujours là et nous, psychiatres, savons que les trois quarts des délinquants sexuels sont impuissants. Ce n’est pas en les empêchant de bander que l’on va régler la question de la récidive.


Que faire alors ?
Les délinquants sexuels, comme les cleptomanes, sont des malades. Avec des neuroleptiques, la psychanalyse, des groupes de parole, on arrive à sortir les gens de leur maladie. Quand j’ai étudié l’expérience des Canadiens, il y a plus de dix ans, ils avaient déjà tiré les leçons de l’échec de la castration chimique et mis en place des groupes de parole réunissant détenus, surveillants et psychiatres. Ça marche comme pour les Alcooliques anonymes, et les Canadiens sont les champions du monde dans la réduction de la récidive. En France, il n’y a que 1,6% des auteurs de crimes sexuels et 3,4% des auteurs de délits de mœurs qui récidivent.


N’est-ce pas encore trop ?
Dans mon rapport à Rachida Dati, j’ai montré que 50% à 60% des délinquants sexuels emprisonnés ne voient aucun psychiatre. A la prison de Riom [Puy-de-Dôme, ndlr], j’ai rencontré des délinquants sexuels qui avaient été condamnés à dix ou quinze ans de réclusion et qui n’avaient jamais vu de psy. C’est pour cela aussi qu’il y a autant de suicides, 107 depuis le début de l’année, derrière les barreaux. Le problème, c’est que les délinquants sexuels sont considérés comme des «pointeurs» en prison. On les isole pour éviter la violence des autres détenus, et ils sont oubliés par tout le monde.


Et à la sortie de prison ?
Il faut que le délinquant sexuel qui a purgé sa peine et a été remis en liberté voie un psychiatre tous les huit à dix jours. Si ce n’est pas le cas, le juge d’application des peines [JAP, ndlr] doit lui dire : «Soit tu fais les soins, soit tu retournes en prison.» Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez de JAP et peu de suivi [350 juges pour 250 000 dossiers, toutes peines confondues].


Vous n’êtes pas tendre avec les politiques pour un ancien conseiller ministériel…
Chaque fois qu’il se passe un drame, Nicolas Sarkozy dit : «On va faire une loi.» J’étais conseiller technique de Rachida Dati quand un schizophrène a poignardé un jeune homme à Grenoble. Le soir même, on nous a dit qu’il fallait refaire une loi sur l’hospitalisation d’office. Le lendemain, l’Elysée et la garde des Sceaux s’étaient un peu calmés et l’on nous a dit : «On va faire une commission mixte justice-santé.» Au final, cette commission n’a accouché de rien.


http://www.liberation.fr/societe/0101594899-les-empecher-de-bander-ne-va-pa…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
Dans l'édition du 02/10 :

Castration chimique: l'état des lieux
Par
MARIE PIQUEMAL

Après le meurtre de la joggeuse, le débat politique se cristallise autour de la castration chimique, présentée par certains comme le remède miracle aux agressions sexuelles. Qu'en est-il en réalité ?

L'homicide de Marie-Christine Hodeau et l'arrestation de son meurtrier présumé, déjà condamné pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente en 2002, a relancé le débat sur le suivi des délinquants sexuels. Avec au coeur des discussions, la question de la castration chimique, brandie par certains politiques comme une réponse au problème de la délinquance sexuelle.

Au delà du débat binaire «pour ou contre» la castration chimique, plusieurs questions se posent. La castration chimique est-elle déjà appliquée en France? Est-elle indiquée pour tous les délinquants sexuels ? Ce médicament guérit-il ? Prévient-il les agressions sexuelles ? Peut-on contraindre une personne à suivre ces traitements ? Les réponses, point par point.

La castration chimique, c'est quoi au juste ?

C'est un traitement hormonal qui réduit la production de testostérone et diminue de fait la libido. Le traitement n'empêche pas les rapports sexuels mais les rendent beaucoup moins fréquents. Il réduit surtout les pulsions sexuelles. «Le traitement en lui-même existe depuis 20 ans, on l'utilise pour soigner diverses pathologies comme le cancer de la prostate ou des problèmes d'acné. Depuis peu, il existe un encadrement légal pour prescrire ce médicament à des délinquants sexuels», explique le docteur Sophie Baron-Laforet, psychiatre et vice-présidente de l'association pour la recherche et le traitement des auteurs d'agressions sexuelles.

Contrairement à la castration chirurgicale, la castration chimique n'est pas irréversible. Il s'agit d'un traitement prescrit par un médecin, comprenant des comprimés à avaler chaque jour et une injection (tous les mois ou trois mois selon le médicament). Il s'accompagne toujours d'un encadrement social important et notamment psychologique.

Dans quelles conditions ce traitement est utilisé pour les délinquants sexuels ?

C'est la loi Clément de 2005 qui a ouvert la porte à ces traitements hormonaux dans le cadre des agressions sexuelles. Attention, le juge ne peut en aucun cas ordonner la castration chimique d'un détenu. Il s'agit là d'un traitement médical qui relève de la compétence des médecins. «Il faut bien comprendre que l'on est là sur le terrain médical, insiste Guillaume Didier, le porte-parole du ministère de la Justice. Le juge ordonne l'injonction de soin. A charge ensuite à l'équipe médicale de déterminer si la castration chimique est appropriée ou pas selon les cas, et de soumettre le traitement au patient.»


Plusieurs conséquences en découlent :
- La prescription du traitement est soumise au secret médical. «On ne peut donc pas savoir combien de personnes suivent de tels traitements», ajoute la Chancellerie.

- Un médecin ne peut en aucun cas forcer un patient à se soigner, «c'est contraire à la déontologie médicale et à la convention internationale des droits de l'homme», souligne le ministère. La castration chimique repose donc sur le principe consentement du patient.

Faut-il une nouvelle loi ?


«A chaque nouvelle affaire impliquant un récidiviste, on nous sort une nouvelle loi», pestait hier Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (tendance droite), résumant une critique largement répandue parmi les acteurs de terrain, qu'ils soient médecins, gardiens de prison, juges ou avocats.
Ne dérogeant pas à la règle, la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a donc annoncé dès hier soir qu'elle souhaitait faire une proposition «dans le cadre de la loi qui sera déposée avant fin octobre» pour «renforcer les mesures de castration chimique». Il faut «que la personne, qui doit être volontaire (à la castration chimique, ndlr), n'ait pas ensuite la possibilité d'y renoncer, sauf à retourner en prison».

L'efficacité de la castration chimique est-elle prouvée ?

Le débat politique se cristallise aujourd'hui sur la question du consentement, écartant de fait la question de l'efficacité de tels traitements, pourtant loin d'être tranchée.


Au ministère de la Justice, on concède volontiers que «la castration chimique n'est pas la panacée. Si la prise d'un simple médicament permettait à un pédophile multirécidiviste de redevenir un patient normal, ça se saurait».


Irritée par cette polémique dictée par l'émotionnel, la psychiatre Sophie Baron-Laforet, considère que le débat doit se situer sur un autre terrain. «Le consentement, ça se travaille. C'est notre travail de médecin. Quand on annonce à un diabétique un traitement lourd à l'insuline, il n'est souvent pas d'accord d'emblée. Pourtant, on le convainc avec des arguments médicaux. On pourrait faire pareil avec les traitements sur les pulsions sexuelles... A condition d'avoir des arguments médicaux !»



Elle ne cesse de le répéter, «nous manquons d'études scientifiques sur l'efficacité de ces traitements pour réduire les agressions sexuelles. Il faut soutenir la recherche clinique sur ce terrain là».

Ce traitement guérit-il des troubles sexuels?



«Aujourd'hui, on ne peut tout simplement pas répondre, se désole le docteur Baron-Laforet. De la même manière, combien de temps doit-on prescrire ce traitement à nos patients: 6 mois, un an, toute une vie ? On ne sait pas. Je le répète, on manque d'informations.»


Quand bien même l'efficacité de la castration chimique serait prouvée, ce traitement serait inadapté pour la grande majorité des patients, à en croire les spécialistes. «On pense que seuls 15% des personnes ayant des comportements désappropriés avec les mineurs, pourraient bénéficier de ces traitements», indique Sophie Baron-Laforet.


Enfin, reste cette question de fond, et pourtant essentielle: La délinquance sexuelle est-elle un problème de sexualité ou de violence? En agissant contre les pulsions sexuelles, empêchera-t-on les agressions?

http://www.liberation.fr/societe/0101594765-castration-chimique-l-etat-des-…


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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
Ben je répondrais les deux c'est à la fois un problème sexuel donc surtout psychologique qui les rends violent , ben oui parce qu'ils bandent ,alors ils savent pas quoi en faire , "les pauvres on va pas les plaindres non plus , de la maitrise tout est dans la tête , faut leur apprendre à sens servir ,mais on va dire qu'avec notre société actuelle où on parle que de sexualité à toute les sauces. Parce que ça fait aussi marcher le commerce.
Donc  




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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
Je ne veux pas avoir l'air pessimiste mais pour moi c'est encore de la poudre aux yeux. "Dormez en paix braves gens, l'état veille à châtrer les délinquants sexuels".
Ca fait un bail que le Canada a abandonné cette idée parce que c'est inefficace, je crois me souvenir qu'un pays européen (Belgique ?) était arrivé à la même conclusion, mais bon, faut bien rassurer le public pour faire monter les cotes de popularités.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
ah oui même que dans quelle jour ils en parleront meme plus jusqu'au prochain , n'empêche qu'il est vrai que les premiers à récidivé ce sont les juges d'application des peines


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Plus nous devenons conscients, plus nous devenons libres.
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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
je trouve que ce sont des méthodes barbares. Non mais oh, c'est pas parce que c'est réversible que ce n'est pas une castration. Je suis complètement contre, à moins évidemment que le délinquant sexuel fasse une demande au médecin si il se sent débordé par sa libido et que cela le fait souffrir.

Et puis à quand l'hysterectomie ou la contraception forcée, ou généralement un traitement hormonal entraînant l'abaissement du désir sexuel pour les femmes ayant battu, abandonné, négligé leur enfants ?

Que le gouvernement s'empare de cette castration chimique, parle haut et fort de castration, comme si c'était là chose normale et envisageable, je trouve que c'est énorme.

C'est pour moi, clairement, une réponse à la demande de lynchage de la population pour les auteurs de crimes sexuels. C'est une violence.

Je me souviens récemment de ce docu ou reportage, où un avocat témoignait du changement de ton à la cour lorsque la peine de mort a été abolie : plus de crachats, plus d'insultes des spectateurs et familles de victimes...

Pour moi, là, peu s'en faut pour qu'on en revienne à favoriser ce type de comportement. Et qu'est-ce que cela dit de l'évolution de la pensée dans notre nation....

Puis ces temps-ci, suffit de dire qu'on est contre ce type de mesure pour qu'on nous accuse d'être POUR les délinquants sexuels et "monstres" de tous poil. Or ce n'est pas une question de pour ou contre, c'est une question de ce que nous faisons des droits de l'Homme, et de la manière dont nous pensons l'Homme.

Et d'aillerus ce qui renforce chez moi cete idée que ce sont là essentiellement des démarches populistes, c'est évidemment lefait que la castration chimique est INEFFICACE. Et que de spersonnes haut placées s'imaginent qu'une simple mesure chimique éradiquerait le problème de la délinquance sexuelle, WOUA, bon dieu, mais à quand toutes les peronnes violentes sous sédatifs puissants, voir je sais pas, mise dans un coma artificiel pour la durée de la peine Rolling Eyes

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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
Manamana a écrit:
je trouve que ce sont des méthodes barbares. Non mais oh, c'est pas parce que c'est réversible que ce n'est pas une castration. Je suis complètement contre, à moins évidemment que le délinquant sexuel fasse une demande au médecin si il se sent débordé par sa libido et que cela le fait souffrir.

Et puis à quand l'hysterectomie ou la contraception forcée, ou généralement un traitement hormonal entraînant l'abaissement du désir sexuel pour les femmes ayant battu, abandonné, négligé leur enfants ?

Que le gouvernement s'empare de cette castration chimique, parle haut et fort de castration, comme si c'était là chose normale et envisageable, je trouve que c'est énorme.

C'est pour moi, clairement, une réponse à la demande de lynchage de la population pour les auteurs de crimes sexuels. C'est une violence.

Je me souviens récemment de ce docu ou reportage, où un avocat témoignait du changement de ton à la cour lorsque la peine de mort a été abolie : plus de crachats, plus d'insultes des spectateurs et familles de victimes...

Pour moi, là, peu s'en faut pour qu'on en revienne à favoriser ce type de comportement. Et qu'est-ce que cela dit de l'évolution de la pensée dans notre nation....

Puis ces temps-ci, suffit de dire qu'on est contre ce type de mesure pour qu'on nous accuse d'être POUR les délinquants sexuels et "monstres" de tous poil. Or ce n'est pas une question de pour ou contre, c'est une question de ce que nous faisons des droits de l'Homme, et de la manière dont nous pensons l'Homme.

Et d'aillerus ce qui renforce chez moi cete idée que ce sont là essentiellement des démarches populistes, c'est évidemment lefait que la castration chimique est INEFFICACE. Et que de spersonnes haut placées s'imaginent qu'une simple mesure chimique éradiquerait le problème de la délinquance sexuelle, WOUA, bon dieu, mais à quand toutes les peronnes violentes sous sédatifs puissants, voir je sais pas, mise dans un coma artificiel pour la durée de la peine Rolling Eyes

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B'jour les gens. Mr. Green
En passant,je viens de relir un peut sur le sujet de la delinquance sexuelle et je vois bien que la castration sous toutes ses formes,intèrdite par la loi,et malgrés tout le mal que l'on en dit,est tout de meme toujours reconnue pour son utilité a soulager les pultions sexuelles compulsives des déviants sexuels condamnés.
Ces hommes doivent en arriver sous la pression de la morale et de la loi ,a désirer ardament cette castration libératrice et a renoncer a leur vie sexuelle ,pour vivre en libèrté,ou au moins sereinement dans la société ,je crois ?
Se faire castrer pour s'integrer dans la société, ne vaut pas plus que l'excision,je crois ?
Ceux ci doivent honteusement demander ou effectuer une démarche clandèstine pour etre castrés de la façon qui leur semble la moins blessante ? Embarassed
A + les gens

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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
Bonjour les gens.
J'ai un peut lu ces temps ci sur le sujet de la castration.
A mon avis, si j'ai bien compris,la castration physique ou chimique fait disparaitre les pultions sexuelles ou l'agressivité sexuelle ,si bien que le déviant ne pèrdra pas sa sexualité, mais,il ne sera pas poussé a aller agresser les autres pour satisfaire ses désirs sexuels . Rolling Eyes
C'est peut etre pour ça que la castration, dit on est surtout efficace sur les pedophiles et les exhibitionnistes . sourire


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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
Mmmmh, ça doit être intéressant, toutes ces lectures sur le sujet de la castration. Tu en as, des loisirs intéressants
Sinon plutôt que couper les parties génitales, on peut aussi couper la tête. Simple et efficace.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 
B'jour @ Severine. sourire
Voui,c'est un sujet qui me touche ou ça fait mal depuis des decenies ,
alors je veus savoir pourquoi,j'ai eu une vie sexuelle pourrie Mr. Green
Bye

Message «Les empêcher de bander ne va pas régler la récidive» 


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