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[essais] Violences à l'école élémentaire :
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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
Cécile Carra

Violences à l'école élémentaire:
l'expérience des élèves et des enseignants
PUF - 2009


Cécile Carra est maître de conférences en sociologie à l'IUFM du Nord/Pas de Calais, Université d'Artois et chercheuse au CESDIP-CNRS. Elle dirige l'équipe de recherches en éducation RECIFES.


Rares sont les recherches sociologiques sur les violences à l'école élémentaire. Cette zone d'ombre se double d'un point aveugle : celui des écoliers. C'est en effet massivement à travers le prisme de l'adulte que se construit une représentation des violences en milieu scolaire. Que disent finalement les enfants de ce qu'ils vivent à l'école ? Quelle part la violence prend-elle dans l'expérience scolaire et la sociabilité enfantine ?

Plus de 2 000 élèves et leurs enseignants ont été interrogés, de nombreuses relations scolaires observées. Ces données riches et souvent surprenantes ont permis d'appréhender les contours que prend la violence à l'école primaire. Elles soulignent les difficultés rencontrées dans l'exercice du métier d'enseignant et le passage progressif de la gestion de l'indiscipline à la dénonciation de la violence. L'idée de violence polarise les divergences, cristallise les problèmes avec l'extérieur, les parents ou la hiérarchie, tout en faisant émerger une identité professionnelle fragilisée. On découvre dans les écoles la multiplicité des réponses apportées et leurs effets, du bouclage disciplinaire aux pédagogies alternatives.
- Quatrième de couverture -

ENTRETIEN AVEC CECILE CARRA SUR FRANCE CULTURE :

EMISSION A PLUS D'UN TITRE
par Tewfik Hakem et Jacques Munier
du lundi au vendredi de 16h à17h

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/aplusduntitre…


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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
Je me suis fait taper dessus dès le jardin d 'enfant (avant l'école) , mes parents m'avaient retirés du coup . Je me demande si c'était pas une erreur . Quant à l'école primaire je me faisais emmerdé mais je gardais pour moi jusqu'à que ma maîtresse le voit .  Confused
Pas étonnant qu'à l'adolescence j'étais solitaire ce qui m'a mené tout droit vers ma maladie psychique et ma dysmorphophobie .


_________________
" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
Pfiou !

Bon, moi, l'école, on m'y a mise à l'âge de deux ans, parce qu'à la crèche je passais mes journées à pleurer devant la porte...
Bizarrement, autant je détestais la crèche, autant l'école ça m'a tout de suite captivée. D'ailleurs, j'ai l'image de ma première salle de classe qui est gravée dans ma mémoire. C'est un de mes plus anciens souvenirs... Peut-être même le premier ?
Je me rappelle de mon instit', je me rappelle aussi que j'arrivais à attacher mes chaussures toute seule (lanière avec des trous et une boucle, comme une ceinture). Par contre, je ne me rappelle pas de mes petits camarades

Ensuite, à l'âge de trois ans, je suis retournée vivre à Toulouse avec ma mère (jusque là je vivais avec mes grands-parents dans ma ville de naissance à 75km).
Et là, ça a changé.
Je me souviens de mon premier jour d'école où la séparation a été extrêmement douloureuse,
je me souviens que l'ambiance n'était pas la même.
Puis, après finalement ça s'est bien passé.
Jusqu'à ce que j'arrive en grande section: j'avais une instit' un peu caractérielle,
et le problème, c'est qu'elle ne me supportait pas.
Elle me détestait.
A chaque fois que je disais quelque chose, j'avais tort.
Du coup, ça se passait pas très bien. Par contre, je me rappelle avoir eu 3 très bons camarades en maternelle, dont un qui est resté un de mes meilleurs amis, et une que je revois de temps en temps.

Un souvenir marquant: je devais avoir 5ans, je n'étais pas encore rentrée au CP,
j'étais en train de dessiner des escargots avec un feutre,
et pour la première fois j'ai écris autre chose que mon prénom: "spirale", mon premier mot !
j'étais euphorique.

Quand je suis arrivée à l'école primaire, en CP,
j'ai commencé à être assez solitaire.
J'étais à une table toute seule.
J'ai appris à lire et à écrire très très vite. Je me rappelle que les adultes parlaient beaucoup entre-eux de mes progrès rapides...
En CM2, j'étais au contraire très sociable. Mes camarades m'avaient remis le prix de "miss Amitié". Je passais mon temps à aider les autres.
Par contre, l'école commençait à m'ennuyer fortement. Je ne me foulais pas vraiment la rate, j'avais de bons résultats, mais c'était pas mirobolant. J'étais dans la moyenne de la classe.

Puis, en entrant en 6ème, j'ai renversé la vapeur.
J'ai commencé à être de nouveau très solitaire, et à avoir un regain d'intérêt pour mes études. C'était nouveau, c'était plus intéressant.
Je suis passée d'élève lambda à première de la classe en l'espace de quelques semaines.
J'ai commencé à écrire des textes, et à les partager avec mes profs de français.
Je passais plus de temps à discuter avec mes professeurs qu'avec mes camarades de classe.
C'est là que tout à un peu dégénéré.
Le collège, ce n'est plus l'école primaire. Nous devenions peu à peu des adolescents. Et l'adolescence c'est entre-autre l'âge des jugements et des moqueries.
Pour autant, je répondais toujours oui quand quelqu'un me demandait un service. Non pas par soumission, du moins je ne pense pas. J'ai toujours pris (et c'est toujours vrai aujourd'hui) beaucoup de plaisir à aider les autres, à rendre service...
La solitude, les violences physiques et verbales, j'y ai eu droit jusqu'à la fin du collège....... avec, en plein milieu de ma 3ème, comme cerise sur le gateau, une annonce de cancer qui tombe sur le coin de la figure...

En entrant au lycée, j'ai eu un élan de sociabilité,
je suis allée vers les gens, naîvement,
et je me suis faite avoir. Deux fois. Parce qu'au collège je n'avais pas appris à avoir vraiment ma place ni à dire "non".
J'ai eu droit à des choses pas très drôles...
En 1ère, je suis tombée dans le piège d'une personne particulièrement perverse (qui le cachait très bien, puisque personne ne le soupçonnait) qui a su s'engouffrer dans cette faille que j'avais en moi...... et de mon "besoin" d'aider les autres.
Quand je me suis rendue compte que cette personne était completement psychotique, j'étais déjà dans le piège (mensonges... violence morale... et physique). J'ai beaucoup sollicité les CPE de mon lycée (un lycée très élitiste qui pratique la politique du "on ne fait pas de vagues")... mais ils n'ont à vrai dire rien fait de concret pour m'aider à m'en sortir, malgré mes appels au secours.
A la fin de l'année, j'étais dans un état pitoyable, au bord du redoublement.

Puis, heureusement pour moi (je pense que ça m'a sauvé, vraiment, c'est grâce à ça que j'ai pu faire la coupure), je suis partie trois semaines en "colo" en Chine, avec des jeunes de mon âge.
Et tout s'est parfaitement bien passé.
J'ai eu un déclic, j'ai trouvé ma place tout de suite, je me suis fait des amis.
Au retour, j'ai décidé de me protéger. Je me suis inscrite dans une école de Kung Fu, et j'y ai passé toutes mes soirées (10h par semaine). J'y ai rencontré des gens qui m'ont beaucoup aidée à y voir plus clair.
Par contre, scolairement parlant, c'était le chaos...
J'allais au lycée parce que j'y étais obligée, mais je n'y trouvais aucune jouissance, à part les cours de philo (j'étais en S), j'avais des notes médiocres dans les matières scientifiques...ça ne m'intéressait plus. Je ne supportais plus non plus le fait d'avoir sans cesse des profs sur le dos pour me dire ce que je devais faire. J'étais dégoûtée des sciences.

J'ai eu mon bac mention Bien (en ayant appris mes formules le jour même entre midi et deux)
Puis j'ai décidé de tout envoyer balader, et je suis partie en prépa hypokhâgne à 600 Km de chez moi.

Finalement, depuis que je suis à la fac, j'ai renoué avec les sciences, et avec les études.
Je suis passionnée par ce que je fais, et mes résultats s'en ressentent.
J'ai les résultats ET les amis, plein d'amis géniaux et de tous horizons, curieux, ouverts.
Ca fait deux ans maintenant que je revis, que je me sens enfin libérée de tout ce cadre scolaire oppressant.
Je n'ai plus personne sur mon dos pour surveiller mon travail. Plus d'ambiance de classe non plus, plus de microcosme, plus de "premier" ni de "dernier"...

Pour conclure,
l'école, le collège, le lycée, tout ça a très souvent été un lieu oppressant et violent pour moi.
Je ne m'y suis jamais sentie vraiment libre, ni vraiment à ma place.
Et ce que je remarque aussi dans mon parcours,
c'est l'aspect un peu "cyclique", avec un cycle motivé par "l'appétit intellectuel" de nouveautés.
A chaque fois que j'ai commencé quelque chose de nouveau (le premier jour d'école, le premier mot écrit, le CP, la 6°), j'ai manifesté une espèce de "fulgurance", une capacité à progresser intellectuellement extrêmement vite. Mais au fur et à mesure que la nouveauté s'essoufflait, le désintérêt se faisait de plus en plus grand, jusqu'à un ennui profond.
Chose que je ne ressens absolument pas à l'Université. Parce qu'il n'y a pas de schéma à suivre. C'est à moi de construire mon propre cursus, à moi de m'intéresser aux choses, à moi de décider dans quelles directions j'ai envie de creuser, et jusqu'où j'ai envie de creuser. A moi d'introduire la nouveauté, et de "pimenter" mon cursus. Et tout ça est intellectuellement stimulant.

Mhh...
des fois, quand je réfléchis à tout ça...
je ne dis pas ça par prétention... en réalité, je crois que ça me pose plus de problème que ça ne m'offre de facilités... mais... j'ai l'impression que j'ai des capacités de concentration et de réflexion, d'analyse, qui peuvent être fulgurantes... qui se sont déjà manifestées... mais que je n'arrive pas vraiment à apprivoiser...
J'ai des fois l'impression qu'inconsciemment, les raisonnements se font extrêmement vite dans une partie de mon esprit, mais que je n'arrive pas toujours à mettre la main dessus...

Enfin bon...
désolée pour ce loooooooooong message...

Bonne soirée Okay


_________________
«On ne peut rien apprendre aux gens. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui est à apprendre.» Galilée.
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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
merci bossa nova pour ce post aéré bien que ça soit un pavé :j'ai reussi à le lire !!! -> chui un peu comme toi : tout nouveua tout beau !! et je m'essouffle


sinon, vis à vis de la violence dans les petites classes, je vois qu'à mon bénévolat, on y trouve de tout : des taquins ;) des chiants, des méchants, des généreux... je commence non pas à connaitre leurs noms, mais à connaitre leurs caractères


certains détruisent les constructions des autres, d'autres aident leurs amis comme toi bossa nova...etc....


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
 
Citation:

je ne dis pas ça par prétention



t'inquiètes miss content tu es intelligente et tu en as bien le droit !

Une expression en anglais "cut those tall poppyflowers"
coupez les hautes fleurs de pavot
on parle du "Tall poppy flower syndrome" cad la tendance à nourrir de l'agressivité pour les personnes qui "dépassent"
donc à souhaiter qu'elles baissent la tête pour s'assimiler aux autres

ben voilà moi je dis dépassez !!!!!!

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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
Pour répondre à Jade:


Ouip ^^


mhh, mais
pour moi c'est pas vraiment du "tout ou rien",
c'est pas uniquement la nouveauté qui m'attire.
J'aime persévérer justement. Aller au bout des choses.


En fait, je pense que je n'ai jamais trouvé ce que j'attendais du système scolaire.
C'était un milieu qui n'était pas propice, enfin...
Ce n'était pas un milieu épanouissant pour moi.


Ce à quoi j'aspirais, c'était à une certaine liberté intellectuelle.
j'avais envie d'aller au fond des choses, et ce qu'on me demandait au lycée c'était uniquement d'apprendre des bribes de concepts, d'admettre des lois et des théorèmes et d'être capable de les recracher le jour du contrôle.


Donc, à chaque début de cycle quelque part, j'avais cet espoir de "changement radical", qui n'eut vraiment lieu qu'à mon entrée à l'Université...
Honnêtement, depuis que j'étudie à Jussieu, je trouve les études de plus en plus excitantes, et je suis trèèèèèèès loin de risquer de m'en lasser.





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«On ne peut rien apprendre aux gens. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui est à apprendre.» Galilée.
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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 
Pour Manamana:


tiens, c'est réconfortant :)
merci :)


Le p'tit truc, c'est aussi que j'aimerais apprendre à "maîtriser" tout ça,
parce que ça fait un peu ce que ça veut là haut :)


Mhh...
j'ai une envie "aiguë" de faire de l'enseignement, c'est...
J'ai envie de partager, d'aider, de transmettre, d'écouter, d'accompagner... tout ça à la fois.
Je vais voir dès maintenant si je peux commencer à faire un peu de soutien scolaire à droite à gauche à Paris (mhh, oui, pendant les moments où je suis ni à Jussieu, ni à Dauphine, c'est à dire le weekend ! vu qu'en semaine j'ai des cours jusqu'à 22h...)


Bonne nuit à toi :)
Wan an, comme on dit là-bas 


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Message [essais] Violences à l'école élémentaire : 


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