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Le bonheur n'existe pas?
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Message Le bonheur n'existe pas? 
Bonjour,
Je viens de lire ce texte et cette question du bonheur vient à point nommé sur "mon divan". Exister autrement que par les cléfs que l'on me dit de prendre ok. Mais si j'ai envie de cette clé, si j'ai envie de vivre cette expérience là, si je la veux dans ma vie cette expérience?!
http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1841

Vos avis sur ce texte m'intéresse.
Merci.

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Message Le bonheur n'existe pas? 
bon trop fatiguée pour lire tout le texte désolée je le reprendrais demain, mais un point :

heureux pour moi ce n'est simplement rien d'autre que des instants.
Je suis assez dépressive je suppose, cela ne m'empêche pas de me sentir heureuse parfois.
On dit un heureux hasard, pour moi cela désigne bien cet instant de surprise
malheur, bonheur, c'est le destin qui nous mène sur un chemin fait de chance ou l'inverse, des instant successifs aux répercussions négatives ou positives sur nos vie et nos humeurs....

La volonté, le pouvoir tout tendu vers un bonheur inaccessible, c'est vraiment pas la première fois que l'être humain se tend vers lui - le lyrisme, le romantisme...... le paradis.....

mais soit, je suis d'accord avec l'idée que nous vivons un siècle où la volonté comme pouvoir sur la réalité est fortement louée (le rêve américain, ce n'est rien d'autre que cela, mais les hippies ce n'est pas si loin de cela non plus... la drogue...)...
Je ne suis pas d'accord pour dire que ce serait quelque chose de si nouveau que cela.

C'est à mon sens une des grandes friction constitutive de l'humain.

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Message Le bonheur n'existe pas? 
Oui je suis d'accord avec toi. Nos arrières grands parents étaient aussi dans cette logique de remplissage du manque. D'ailleurs, la dépression de ne date pas de notre siècle, les gens en faisait aussi avant. D'ailleurs tu dis être depressive, moi j'ai envie de te dire, qui ne l'es pas?
Je pense que ce qui me perturbe le plus dans ce texte c'est cette affirmation que le bonheur ne se "fabrique pas". Y'a quand même des choses que je fais par volonté qui me rend bien à défaut d'être heureuse. Et cela me gêne.

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Message Le bonheur n'existe pas? 
Hm mais je crois pas qu'il s'agisse simplement de remplir du manque, le manque je pense qu'on l'a quand on a expérimenté la réalité suffisamment pour savoir qu'on ne l'imagine et contrôle pas toute entière, éventuellement la nostalgie (et donc je ne parlerais pas là de manque) d'un état dont nous n'avons pas souvenirs conscients de satisfaction = bien-être dans à la fois toute-puissance et inconscience de soi du nourrisson.

Avant donc de connaître le manque il faut avoir perdu.

Je suis plutôt d'accord avec l'idée que le bonheur ne se fabrique pas dans l'absolu, mais si personne ne tendait plus vers cet espoir de dominer la réalité par sa volonté pour la plier à son désir, je pense que l'humanité n'avancerait plus.

Donc que ce désir est essentiel mais se confrontera toujours à l'impossibilité, à l'inaccessibilité.

Ce qui cloche c'est que l'on prétende aujourd'hui que plier le monde à son bon vouloir soit non seulement la vertu principale pour "réussir" à occuper une place de choix dans le monde actuel où l'on vend le bonheur (littéralement - consommation), que dans l'absence de cette "réussite" l'on puisse être éligible à l'exclusion, et que donc l'on trompe tout un chacun pour l'amener à croire qu'il serait responsable de son propre malheur.

Société donc qui ne veut plus croire au destin et à l'instant mais à un "eternal bliss", accessible si l'on en a la capacité - et si non, on aménage et organise une charité baignée de mépris pour ces êtres malformés (pense à l'importance que l'on voudrait donner aux gènes) qui sans la volonté nécessaire se laissent ballotter par le hasard.

Il y a donc un fantasme de contrôle, et l'absence de contrôle est perçu comme une faiblesse, un "moins" d'humanité, un "moins" de civilisation.

Alors si, on peut se fabriquer une vie qui nous apporte du plaisir, de la paix, si l'on arrive à déterminer ses besoins et à faire en sorte de les combler à peu près, à configurer à peu près son quotidien d'une manière qui nous semble agréable, qui exploite nos éventuelles capacités - sous réserve que l'on ressente le besoin de les exploiter - comme un peintre qui aurait besoin de composer des paysages et se sentirait frustré si on le prive de ses toiles et de ses pinceaux - mais je crois tout aussi important d'arriver à déterminer ce dont on a PAS besoin. Donc à partir du moment où l'on nous vend une idée précise de ce dont le bonheur serait fait, un bonheur homogénéisé, forcément nous sommes nombreux à trouver difficile d'affirmer que nous serions "heureux".

Et le plus important à mon avis, et donc par rapport à cette fabrication du bonheur, c'est que sans hasard, rien de neuf ne peut plus venir nous surprendre. Trop de contrôle, trop de volonté forçant la réalité, empêche celle-ci de nous surprendre. Comment cet effort constant et douloureux pour arriver à une vision extrêmement carrée d'un bonheur homogénéisé pourrait-il donner du plaisir ? 

J'ai écouté l'autre jour une émission sur la Serendipité.
Cet heureux hasard, cette heureuse configuration de l'instant, qui permet les grandes inventions, les grandes idées.

Je pense à une nouvelle d'Asimov, où le seul homme pouvant encore inventer est celui qui en ayant conservé sa capacité à calculer mentalement (calculs autrement soumis à des ordinateurs surpuissants), a aussi conservé sa capacité à commettre des erreurs - erreurs sans lesquelles il n'y aurait pas de génie humain.

Dans la course effrénée au bonheur on ne le trouve pas parce que le bonheur non il ne se force pas, il arrive, il nous tombe dessus, comme une belle inspiration, dans certaines configurations du quotidien - seule cette configuration, nous pouvons l'aménager.

Être dans le contrôle constant, dans l'exercice constant de sa toute-puissance sur la réalité, empêche de voir ce qu'elle a de beau SANS nous.

Un peu comme essayer de changer une personne à coup de contraintes constantes - aurait-on le temps de l'écouter et de voir ce qu'il peut nous apporter, quelque chose dont nous aurions pas conscience, mais qui nous apporterait un bonheur inespéré.

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Un film que j'ai envie de voir (déjà parce que j'aime beaucoup Jim Jarmush) et qui, d'après ce que j'en ai entendu, semble effleurer le thème - je dis effleurer car je ne sais pas encore à quel point :



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J'irai voir s(il passe dans ma ville. Merci

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Je viens de lire le texte et, si je vois bien ce qu'il dénonce (et qui est flagrant en ce début de saison commerciale !) - remplir, combler, etc., là où quelque chose de soi pourrait émerger - je ne suis pas trop séduite par l'espèce de morale stoïcienne qu'il prône
Évidemment, le bonheur ne se décrète pas et je ne pense pas qu'il puisse constituer un état stable, mais on peut se donner les moyens d'avoir une vie plus heureuse - par ajouts (des occupations ou un travail qui plaisent, des moments agréables ménagés avec soi ou avec les autres...) ou retranchements (quitter quelqu'un qui nous rend la vie insupportable, changer de boulot...), mais aussi par un travail, qui n'est pas un contrôle, sur son fonctionnement psychique.

En tous cas, ce discours ne me correspond pas, j'ai toujours eu trop envie de changer les choses je crois, d'imaginer aussi longtemps que possible que l'avenir était ouvert, que rien n'était définitif - la résignation me fait horreur. C'est pourquoi je ne suis jamais totalement convaincue par ces considérations "philosophiques" où je vois surtout du verbiage, et que j'ai choisi un métier où l'on ne vise pas forcément le bonheur mais où on se dit que ça pourrait aller mieux et qu'il y a des choses à mettre en œuvre pour ça !


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Merci.
En fait je pense qu'il faut que j'arrête de lire ce genre de choses. Elles me minent et m'empêche de toucher le fond de mon problème. Les généralités n'apportent rien en fait. Attention REVELATION du siècle! Mr. Green

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C'est une révélation qu'il faudrait placarder au-dessus de son lit parce qu'on a généralement à se la rappeler tous les jours !


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Le bonheur n'existe pas? 
Oh pas besoin, mes r^ves sont là pour m'y faire penser... ou y songer, au choix!

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Message Le bonheur n'existe pas? 
la question du bonheur selon Kant est intéressante aussi. Elle serait la production de l'immagination. Mais l'immagination, la projection, la quete reste fondamentale à mon avis.
la problématique posée par ce texte, est la question de la volonté et du destin. c'est une problème récurrente dans l'histoire de la pensée occidentale...proposé par lmes mythes religieux de l'antiquité.
dans la pensée populaire, on parle de susciter la bonne fortune, savoir agir au moment ou la vie, les dieux sont favorable, pour des carrieristes on dira saisir les opportunités au bon moment.

je dirai moi chacun ses croyances, et ce à quoi on veut bien s'attacher, la question du bonheur, est réelle est vrai selon des experiences vécus, mais restera de toute façon subjective et non absolu.
la quete reste quelquechose à mon avis d'assez fondamentale, mais propre pour chaque vie. Parcequ'on reste dependant des faveurs.
Mais de toute façon la faveur ne suffit pas. Cela dit elle est indispensable en chaque vie. parceque c'est lié à la reconnaissance, et cela on en est tous tributaires. Meme si la reconnaissance n'est pas que relié aux faveurs...voir à l'élection, mais ça fait parti...

une solution proposé à ce problème, les épicuriens y ont répondu. après en pratique je ne sais pas si ça marche totalement, ça marche partiellement, mais rien n'est jamais totale et plein. parceque tout est complexe :-p (lol la facilité des conclusions)

l'exercice est si totale, que tu trouveras une privation au remède proposé, et que ça ne sera donc pas tans remède que cela.

pour ma part, ça se résout par un sentiment de quiétude, qui est en fait paradoxalement éphémère. à moins d'atteindre un état parfait, de sainteté, d'exemple...

il y a des tas de théories religieuses et philosophiques, pour répondre à ce sujet, mais personnelement je n'y adhère pas totalement.


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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