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les soignants et l'écoute...
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Message les soignants et l'écoute... 
je me pose qd meme des questions parfois sur l'écoute immédiate des soignants... dans une situation de crise.
et la façon dont on écoute l'immediateté de la crise. j'ai eu des hallucinations, j'ai été admise aux urgences, et personne n'a écouté la question de l'halucination, on s'est attardé sur des questions du passé...
beaucoup plus simple en fait, mais on ne m'a pas fait parler sur l'hallucination. Or c'était la crise du moment. Je me pose quand meme des questions sur l'écoute réelle, et la relation à un faux protocole, et la subjectivité du soignant en face.
Je voulais parler de ce qui se passait là ici et maintenant, et on m'a renvoyé, à la suite de questions protocolaires, à un traumatisme durant l'adolescence. Or moi là ou j'ai demandé à etre hospitalisé, c'était à la suite d'une crise grave qui a amené des hallucinations visuelles.

et on a voulu me forcer la main comme une enfant, et j'étais dans une situation infantile, sous tranquilisant, hébétée, en chemise d'hopitale, et on m'imposait un discours supérieur, que je n'ai pas suporté... mais j'ai pas pu me défendre... en disant quel était le problème que je ressentais.

la question que je pose en fait, c'est surtout, le rapport sur le discours du patient, pour affirmer...le soignant psychiatre n'a servi à rien dans la discussion, si ce n'est me faire parler, comme le pompier aurait pu le faire, et en un sens, me ramener à la réalité. Mais en aucun cas je considère avoir eu en face un psychiatre, qui écoute ma souffrance, d'un point de vu de psychiatre. Je n'ai pas pu parler de l'hallucination, et ma situation, qui a amené l'hallucination, qui est le vomissement, et la perte de contact avec le matériel, ou je me sentais floter, avec l'hallucination qui a été le point culminant.

Et là franchement je pose la question de l'écoute, il n'y a pas eu d'écoute. Je me pose franchement la question comment la psychiatre qui m'a écouté, sans m'écouter, peut écrire un compte rendu, de fait baclé.

le compte rendu qu'on m'a remis entre les mains, est une honte, et en meme temps il est tout ce que j'ai dis, mais les questions étaient dirigées, protocolaires, et on ne m'a pas dis pourquoi je suis là ? qu'est ce que j'ai ressentis ? comment ça c'est passé ? c'est ça le coté terrible. et c'est là ou je vois que dans la formation des soignants, on déconecte complètement le discours du patient, avec le diagnostique.

ce n'est pas un compte rendu médicale ce que j'ai entre les mains, c'est le travail d'une dactylo, avec en plus la réponse sans la question.

comment un médecin, un soignant, peut travailler dans le témoignage propre du patient ?

les questions réponses du psychiatre et moi était absurde...et purement protocolaire et protectrice.

Je ne comprends pas pourquoi, on ne m'a pas parlé des hallucinations, alors que pour les premiers intervenants, je leur en ai parlé, au téléphone pour la médecine d'urgence, et aux pompiers.

Alors moi aux médecins, soignants, je pose la question, comment écoutez vous réellement vos patients ? parceque moi j'avais beaucoup plus l'impression que j'avais un raport à un administrateur.


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message les soignants et l'écoute... 
On ne peut pas vraiment dire "les soignants et l'écoute" en général, minina, parce que l'écoute va être très différente non seulement selon les soignants mais aussi d'un lieu à un autre selon les circonstances...

Là, tu nous parles d'un entretien aux urgences (aux urgences d'un secteur psychiatrique ou d'un hôpital général d'ailleurs ? Parce que, là aussi, les différences sont souvent importantes), qui répond donc aux exigences de ce type d'entretien.

Tu as donc probablement eu affaire à une interne, qui était là pour pratiquer une évaluation et répondre à quelques questions (On hospitalise ou pas ? On met en place/modifie un traitement ou pas ? Il y a un suivi sur l'extérieur ou il faut prévoir une orientation ? Etc., etc.). Dans ce contexte, il est évident que cette personne ne va pas t'écouter comme tu aurais demandé à être écoutée, parce qu'elle considère que ce n'est pas pour ça qu'elle est là (elle peut aussi faire son boulot plus subtilement, mais ça, ce n'est pas le cas de tout le monde !).

C'est le genre d'écoute que tu as aux urgences et qui permet d'évaluer une situation, d'ébaucher un diagnostic, de penser à une orientation. Le type d'écoute que tu sembles souhaiter, c'est après, avec d'autres intervenants, que tu peux la trouver.

En tout cas, j'espère que tu vas mieux après ce moment pénible !


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message les soignants et l'écoute... 
Bonsoir Minina,

Ce qui me vient à l'esprit en te lisant, c'est me demander ce que tu attendais d'un service d'urgence.

Ca me rappelle mon passage aux urgences psy d'un hôpital général (un CHU avec quelques lits de psychiatrie, je ne voulais pas aller dans un CHS) dont j'ai plutôt un bon souvenir, pourtant j'ai été recue par un médecin pas psychiatre, avec des questions très formelles "vous sentez-vous suicidaires, êtes-vous seule, avez-vous un traitement psy".
Ce qui change à mon sens, c'est que je n'attendais de ce passage aux urgences qu'une protection immédiate, et que je l'ai eue. Le pourquoi du comment j'en étais arrivée là, ça me semblait secondaire à ce moment-là et réservé à ma psychothérapie en ville.

Je crois que dans un service d'urgences, ils gèrent les urgences avec les moyens qu'ils ont, d'une manière qu'on peut trouver assez froide : en danger-pas en danger, traitement-pas traitement. Et que le raisonnement derrière la crise, c'est plutôt vers le psy qui nous connait et qu'on connait qu'on le cherche, mais ça ne se fait pas dans l'immédiateté.

J'espère que tu vas mieux ?


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message les soignants et l'écoute... 
sous cet angle ok !

mais j'ai eu un drole de compte rendu... apparement nouveau protocole, le chef de service derrière pour lui dire super c'est bien rédigé.

ben moi je vais mieux, mais j'ai encore ce traumatisme de ces hallucinations. ça ne m'était jamais arrivé. et j'avais besoin de parler de ça en fait. pour désamorcer, meme si me retrouver prise en charge a arreté la terreur, et l'hallucination. qui était parfois aussi illusion d'ailleurs, ce que j'expliquais à une amie.

je peux gérer le fait de me sentir déconnecter, mais je peux pas gérer d'avoir devant moi des hallucinations violentes. ça c'est pas possible. ça c'est passé, je suis marquée, j'ai peur que ça revienne aussi. et parfois je ne me ménage pas en ce sens d'ailleurs.

mais à aucun moment on m'en a parlé en fait. A part me dire ouai vous etes traumatisé ! c'est bon ça je sais déjà... meme si quand quelqu'un de l'exterieur constate, je me dis bon ben oui ok c'est pas que moi qui pense mal, mais personne n'a parlé de mon hallucination, et c'est ça qui me rendait dingue, alors ok ça peut montrer que je suis très perturbé, qu'il y a une histoire, mais bon qdmeme quoi... j'aurai aimé en parler à la psychiatre immédiatement de l'hallucination...parceque là encore j'ai peur de me coucher... c'est ça la chose terrible.
Je suis seule, et ça revient sans arret cette peur que ça revienne. Et elle ne m'en a pas parlé en fait.
c'est pour ça que je pose la question de l'écoute... meme si j'ai très bien compris aussi ton propos.

je veux plus revivre ça... je veux que ça s'arrete, c'est plus fort que moi... c'est comme si on met des choses en place pour aller mieux, et on va mieux et patatra, ça ressort autrement et en pire. le fait dene plus me sentir, je l'ai ressentis des tas de fois et j'ai géré, mais là l'hallucination, c trop... ct insuportable, et c pas une image qui est venue dans ma tete, j'ai vu... j'ai pris à ce moment là le téléphone, parceque c'est insuportable de voir des choses non réelles partout.

vous vous rendez compte ? j'essaye de tout faire pour aller mieux et patatra, je m'empire...ce que j'ai vécu c'est pas possible...

enfin bon voilà moi je comprends tout à fait ce que tu dis traviata, mais face à cette institution, et ce protocole, je me suis sentis démunis, sous médicament, dépossédé de mes vetements, qu'est ce que tu voulais que je dise ? j'aurai aimé lui dire, mais bordel, j'ai peur de ce que j'ai vu, et je veux parler de ça ! rassurer moi psychiatre ! écoutez ce que j'ai vu et pourquoi je suis là !

Mais j'ai vraiment envie que tout ça s'arrete.

et franchement, dans l'urgence j'aurai aimé pouvoir en parler au specialiste des urgences qui est psychiatre, meme si mon petit ami, une amie m'on écouté, j'ai besoin en fait d'en parler avec un soignant. et j'aurai aimé en parlé immédiatement. Meme si j'ai été prise en charge par les pompiers, les aides soignantes, les médecins interne, puis la psychiatre. cette dernière à par me dire que je suis une traumatisée, une victime, j'ai pas trop vu le schmilblik, moi après que l'hallu fut passé, et ma grande fatigue derrière... j'avais qu'une seule envie regagner mon lit, et qu'on me fasse à manger.

enfin en tout cas, ce que je veux dire, c'est que parfois certains soignants, n'écoutent pas en faisant trop confiance à leur propre savoir. Cette psychiatre s'est attardée sur un traumatisme que j'ai eu durant l'adolescence, alors que si j'aurai pu un peu plus parler de ce qui m'arrivait, on aurait parlé d'autres choses. et j'avais besoin de parler de ça pour désamorcer... après bon je suis rentré chez moi, j'ai dormi, et on c occupé de moi... mais j'ai pas parlé de ce qui m'était arrivait exactement.

Voilà... pfiouuu... merci de l'écoute en tout cas.


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message les soignants et l'écoute... 
Oui, te ramener comme ça à un événement de ton adolescence sans que ça t'apporte quelque chose de positif dans l'immédiat, je trouve ça maladroit.

Je crois que tu as un soignant attitré. Tu ne peux pas le contacter et lui demander un rdv rapide, histoire de pouvoir parler de tout ça avec lui et pouvoir au moins comprendre ce qu'il s'est passé ? et être rassurée, c'est important.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message les soignants et l'écoute... 
J'espère que tu te sens mieux Minina,
et que tu as pu parler de tout ça avec ton psy


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
( Samuel Beckett)
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Message les soignants et l'écoute... 
oui ça va mieux merci !oui je lui en parlerai, d'autres soucis que j'ai eu entre temps aussi mais bon...

j'an ai parlé à une amie, et c'est vrai que le fait que j'ai eu une hallucination visuelle, ça fait référence à un trauma. mais bon ça oui ct maladroit. elle me faisait la pression pour appeller ma famille. ct un peu genre, le soignant sait tout, et vous explique comment vous devez agir dans votre vie.

je ne me suis pas sentis écouté, mais bon j'ai qd meme un suivi psychiatrique à l'exterieur.


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Message les soignants et l'écoute... 


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