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J'ai testé les psy par téléphone
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
J'ai testé les psy par téléphone

L'Express, 22/01/2010
Noria Ait-Kheddache

Consulter un psy par téléphone semble répondre à une véritable attente des Français. Les réponses apportées sont-elles à la hauteur des espoirs suscités? Dans la peau d'une autre, j'ai testé pour vous trois services différents.


Pour ce banc d'essai, je me suis inventé une fausse identité. Maintenant, je m'appelle Karine, j'ai 28 ans et suis secrétaire dans une boîte de com'. La vie aurait pu être sympa si je n'étais pas seule dans la vie et désespérément amoureuse... Du mari de ma meilleure amie. Cela ne va pas du tout. J'ai besoin de parler maintenant, tout de suite. Voyons qui a été capable de me répondre.

Je commence par une association de psy dont j'ai trouvé les coordonnées sur Internet: Psytel. Je compose le numéro et suis accueillie par un homme. Voix douce, prévenante, rassurante. Il me demande mon prénom. Je n'ai pas l'impression d'un service commercial. Il ne cherche pas à gagner du temps comme sur les hotlines. Me demande si je veux parler à un psy en particulier, et comment je les ai connus "pour les statistiques..." Mon interlocuteur m'apprend que je peux prendre rendez-vous si j'en ai envie. Mais il faut que je décommande 24h à l'avance si je n'en veux plus. Sinon, "le forfait sera dû". Jusque là, pas d'arnaque.

Il  n'a pas parlé d'argent immédiatement. Et quand il le fait, c'est subtil... "Vous payez par carte, je suppose?" J'appelle sur le coup de midi, peu de psy sont disponibles, paraît-il. Mais au bout de 5 minutes, je peux tout de même parler à "ma" psy. Elle s 'appelle Daniela et sa voix est plutôt agréable. Je commence à confier mes peines de coeur. Elle m'écoute et pose des questions. S'implique dans ce que je lui raconte. "C'est une histoire impossible, vous le savez", résume t-elle. Elle cherche à connaître mon passé, analyse mon comportement. "Aller vers un homme pris est une manière d'éviter la relation, résume Daniela. C'est aussi un manque de confiance en soi."

Une thérapie ?


Je lui demande de quoi cela peut venir? Elle me questionne sur mes parents, leurs relations, mais également mes relations à eux. Mes origines. Mes relations frères/soeurs. Cela va faire une demi-heure que l'on discute. Car, oui, il s'agit d'une vraie discussion où elle rebondit sur mes propos, les contredit parfois, les admet souvent.  Sans le dire nous passons à la phase "solutions". Le cheminement s'est fait naturellement. "Laissez tomber cette histoire, sortez, voyez du monde, regardez les autres hommes. Reprenez confiance en vous" me dit-elle en substance. Avant de me proposer une thérapie. Apparemment, j'ai été plutôt convaincante...


Praticité du service: facile, sur simple appel. Il peut arriver que l'on tombe sur une messagerie. Cela n'a pas été mon cas.
Temps d'attente: 5 minutes
Horaires de consultation: variable selon les jours et les heures, parfois il n'y a personne.
Coût: 60 euros, enfin, je crois... Mon rédacteur en chef qui m'a prêté sa carte bleue verra la note sur son relevé de compte bancaire... Aucun justificatif de paiement.
Capacité d'écoute: c'est un critère très subjectif mais en ce qui me concerne, (je parle de Karine bien sûr), je dirais qu'elle a été plus que correcte.
Durée de la consultation: environ 30 min. Fluide, sans blancs ni réelle coupure.
Pertinence des conseils: J'aurais fait exactement les mêmes recommandations à Karine... De manière moins professionnelle certainement...


Toujours aussi mal dans ma peau (de Karine, je précise), j 'ai encore besoin de parler. Je me connecte sur jeconsulteunpsy.com. Après avoir rempli ma fiche et renseigné les champs obligatoires (codes CB surtout, j'espère que c'est sécurisé...), je note mes identifiants qui serviront à appeler le service par téléphone. Je  compose le numéro, une messagerie m'accueille "Tapez 1 si vous n'avez pas de compte, 2 si vous êtes inscrits". La voix d'homme enregistrée me demande de choisir mon psy. Un peu mécanique, tout ça! Il faut taper un chiffre. Ce sera le premier que j'aperçois sur mon écran d'ordinateur: Fabienne! J'ai un peu l'impression de voter pour un jeu de télé-réalité: "Pour Fabienne, tapez 1". Mais je n'ai pas le temps de trop y prêter attention puisque au bout de quelques secondes, elle est là, au bout du fil. Je commence à m'épancher sur mes problèmes sentimentaux.

Elle m'écoute. Ne dit rien. J'avoue que cela me gêne. Je sens qu'elle est présente, mais elle me laisse parler. Tiens, j'y pense, elle ne m'a pas demandé mon prénom... "Pourquoi lui?" dit-elle soudain.  Je lui explique que tout me plaît chez cet homme, que c'est la personne qu'il me faut. "C'est un idéal, reprend-elle". J'acquiesce "hum"; "je sens beaucoup de souffrance dans votre vie, vous vous condamnez". La conversation suit, entrecoupée de pas mal de blancs... Assez perturbant je l'avoue. Tout à coup un horrible bip résonne à mes oreilles. "C'est pour annoncer le quart d'heure écoulé" m'explique Fabienne. Elle ne m'interroge pas sur mes relations précédentes, ni sur mon histoire, du coup, déformation professionnelle, c'est moi qui pose les questions. Comment faire? Comment sortir de cette situation?

Bravo de n'avoir pas brisé un couple


"Faire le deuil de cette relation, investir ailleurs", j'ai l'impression de parler business et rentabilité... "Toute relation est un risque poursuit ma psy, avant de m'analyser: "vous êtes une personne généreuse". Evidemment, j'acquiesce. "Vous donnez tout au départ, apprenez à en garder sous le coude, pour vous". Devenir radine? Si c'est ma psy qui le dit... "Crevez l'abcès avec ce couple... Ou passez à autre chose en gardant la personne que vous aimez comme modèle." Pas bête, j'avais pas pensé à ça, trouver le même, mais...ailleurs! Et surtout "laisser sa chance à quelqu'un d'autre". Je remarque aussi que Fabienne se fait plus volubile, j'enchaîne les "Hum" d'approbation. La conversation tourne en rond, paraît s'éterniser. Elle finit par me féliciter de n'avoir pas brisé un couple en tentant de séduire cet homme déjà pris: "Bravo! Certaines ne se seraient pas gênées".

Re horrible bip, cette fois pour la demi-heure. Je lui dis que je vais réfléchir à tout cela. Elle s'enquiert "ai-je répondu à vos attentes? Vous attendiez-vous à une réponse immédiate?" Elle a raison, Fabienne, ce n'est pas à elle de prendre les décisions pour moi. Un bon point! "Prenez soin de vous", me glisse-t-elle avant de raccrocher. Tiens, elle ne m' a pas encouragé à suivre une thérapie contrairement à la consultation précédente. Je suis un peu frustrée du coup...Enfin, je reviens quand même à la réalité. Je ne suis pas amoureuse du mari de ma meilleure amie. D'ailleurs, elle n'est même pas mariée...


Praticité du service: Il faut disposer d'un ordinateur pour effectuer son inscription. Conserver ses identifiants à dix chiffres, puis un code à quatre. Heureusement que j'avais tout noté! Et choisir le numéro de son psy.
Temps d'attente: 1 minute à peine
Horaires: 24h/24
Coût: 2 euros la minute, enfin j'espère... Je suis resté 30 minutes au téléphone, si je compte bien cela fait du 60 euros... Pardon à mon rédacteur en chef, et merci pour cette expérience. Mon bien-être n'a pas de prix... Si? Par ailleurs, ils m'ont demandé mon adresse mail lors de l'inscription, mais je n'ai reçu aucun justificatif de paiement... Etrange?
Capacité d'écoute: Au départ, j'ai un peu douté parce qu'elle parlait à peine. Surtout le premier quart d'heure, avant de se mettre à disserter un peu trop dans le deuxième... Enfin, chaque psy a sa méthode de travail!
Durée: Le premier quart d'heure est vite passé, pas le deuxième...
Pertinence des conseils: Je m'attendais à plus et à mieux, j'aurais aimé qu'elle cherche à en savoir un peu plus sur moi, mon passé et mon entourage.



Décidément, j'ai vraiment besoin de parler aujourd'hui. Je me décide à chercher un nouvel interlocuteur. Ce sera Jean-Pierre Bègue. Il a un site Internet et propose ses services en individuel. Je trouve son numéro de téléphone sur son blog et me décide à l'appeler. Pas de réponse. Jean Pierre? Jeeeannn-Pierrre! Toujours personne au bout du fil... Seule la voix de son répondeur m'assure que c'est bien "mon psy" que j'appelle. Je passe toute une  après-midi à essayer de le joindre, mais Jean-Pierre ne me répondra jamais... Peut-être est-il déjà en consultation.


Praticité: Comment l'évaluer alors? Il a un site internet. On peut lui envoyer un mail. Dans mon cas, cela n'a pas été pratique. Je voulais avoir quelqu'un au téléphone tout de suite... Il fait ses consultations par ordinateurs interposés (mails, messenger, webcam...)
Coût: Jean-Pierre Bègue affiche clairement ses tarifs sur son blog. Pas de mauvaise surprise. Par exemple, une psychanalyse par webcam interposées, vous en coûtera 45 euros la séance. Mais pour l'immédiateté, il faudra repasser. Le psy ne vous analysera qu'une fois le chèque reçu et encaissé.
Horaires: sur rendez-vous à jour et heure précis.


http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/j-ai-teste-les-psy-par-tele…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
une psychanalyse par webcam !! Laughing HA HA HA . Enfin c'est pas drôle pour les pauvres gens victimes de charlatans .


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
Laughing
ça m'amuse cet article.

N'empêche qu'un psy par téléphone, je déteste l'idée Confused
(et pas sympa le bip dans les oreilles pour signifier le temps de consultation)


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
Moi, ce qui m'a frappée est l'idée que cette journaliste se fait d'un psy et de ses interventions - du prétexte niais qu'elle a pris pour consulter aux attentes qu'elle semble avoir et qui ressemblent aux conseils étalés dans les magazines féminins Rolling Eyes
A la limite, c'est intéressant de tester si on veut se faire une idée de ce qui est proposé (et qui peut en effet prêter à rire), mais qu'on teste intelligemment...


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Message J'ai testé les psy par téléphone 
Non mais je m'imagine voir ma psy sur mon écran en gros plan :  MOUAH HA HA !   


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
Bon, en même temps, on constate souvent qu'il y a une grande confusion dans le public (et sur le forum aussi d'ailleurs !) sur ce qu'est et à quoi sert de consulter un psychologue.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
En fait je crois qu'il y a une confusion entre souffrance normale et souffrance pathologique.

On dirait que les gens ne savent plus trop la frontière entre les 2, et que du coup les peines de coeur, les crises d'adolescence, les conflits familiaux arrivent dans le cabinet du psychologue.

Mais je suppose que dans la réalité du cabinet du psycho, comme il faut payer (et là ce n'est pas virtuel, ce n'est pas avec l'argent du patron qui veut un reportage bidon), ne vont jusqu'au bout que les personnes en réelle difficultés ?


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
Je connais pas mal de gens aussi qui lisent des bouquins de psycho de pacotille en espérant s'auto thérapeutiser ou mieux se comprendre . Mais pour aller consulter un spécialiste là c'est une autre histoire ... Ce genre d'article rend tout bien confus en tout cas . 


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
Oui, dans nos cabinets on ne voit généralement pas de personnes mettant en avant ce type de "problématiques", ou alors uniquement quand elles servent de prétexte pour consulter et qu'en fait il y a derrière des souffrances plus profondes (et on n'en parle plus passé les premières minutes). 


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Message J'ai testé les psy par téléphone 
ça sent la publicité qd meme...
on dirait les magazines de consommateurs sur M6


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
si je puis me permettre, c'est surtout du très mauvais journalisme  Shocked

j'hallucine complètement sur la dernière partie le "jean-pierre" qui ne répond pas.... elle a pas cherché d'autre client pour son article.....  alors OUI ça sent la pub comme dit minina

 incapable de faire une transition correcte....

enfin bon, peut-on lui reprocher vraiment, vu ce que les pigistes/journalistes sont payés...

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Message J'ai testé les psy par téléphone 
La vogue de la «phone-thérapie»

Le Figaro, 08/03/2010
Senk, Pascale

Les offres se sont multipliées. Quels sont leurs réels apports ?


«Dans dix ans, tout le monde aura son psy», assure Guirec Courdon, fondateur de la plate-forme Wengo.com qui permet aux internautes d'établir une relation téléphonique avec des experts juridiques, des financiers, des voyants… ou des psychologues certifiés. Selon lui, ce n'est pas tant la demande du public qui a augmenté, mais surtout les résistances des psys eux-mêmes qui ont faibli : «Peu à peu, ils ont compris qu'ils pouvaient ainsi atteindre des populations qui avant n'auraient pas eu accès à leurs services, tout en maintenant un cadre et un schéma de présentation aussi efficace qu'en cabinet. Ainsi des professionnels de grande qualité nous ont rejoints», s'enorgueillit le jeune patron de site.

Il est loin d'être le seul à se réjouir de cette mutation. Depuis près de quinze ans, les «psys en ligne» se sont multipliés, qu'ils soient réunis en site, associations, plates-formes ou qu'ils travaillent en solo au bout de leur numéro d'appel personnel. Et les dernières études américaines confirmant l'efficacité des thérapies via téléphone auprès des patients dépressifs ne font que cautionner l'existence de tels services.

Attention, toutefois, à ne pas confondre les psys au téléphone avec des écoutants d'urgence ou des coachs prêts à donner des conseils ponctuels, même si le dispositif permet de ne parler qu'une seule fois à un thérapeute. «Il s'agit bien d'une thérapie du lien, précise Alain Siciliano, précurseur qui a fondé Psytel il y a près de vingt ans. Nous avons peu d'appels de gens en crise aiguë, mais sommes davantage contactés par des personnes qui traînent un mal-être diffus depuis longtemps et souhaitent travailler avec un psy régulier.» Pour environ 5 000 appels par an, Alain Siciliano comptabilise 500 patients : «1/3 appellent 5 à 8 fois seulement, 1/3 appellent 20 fois et 1/3 appellent régulièrement 1 à 2 fois par semaine.» Le rythme «1 à 2 fois par semaine», à raison de 45 minutes d'entretien, est évidemment celui qui permet d'affirmer que le service est devenu thérapie. Le tarif aussi, environ 60 euros la séance.

Mais c'est sans comptabiliser tous les conforts qu'il permet au patient : pas de frais de transport, pas de perte de temps en trajets, coût des appels de moins en moins élevé grâce aux lignes télépho­­niques via Internet… Mireille, qui vit dans un petit village du Vaucluse et suit une thérapie en ligne depuis trois ans, n'y voit que des avantages : «Je peux rester chez moi, me consacrer vraiment à l'entretien et éviter le qu'en-dira-t-on encore si fort dans nos régions… Si vous croisez quelqu'un dans la salle d'attente d'un psychologue de la ville la plus proche, les ragots vont bon train car la psychothérapie est encore vue comme le traitement d'une maladie mentale grave .»

Cadres hyperactifs débordés

Les isolés, les habitants des régions reculés, les expatriés, les femmes à la maison obligées de s'occuper de vieux parents ou de jeunes enfants forment le gros des appelants. Mais plus récemment, une nouvelle catégorie de patients a émergé : les cadres hyperactifs débordés par leur agenda surbooké et qui n'ont pas de place pour un aller-retour «lieu de travail-cabinet du psy» entre deux réunions. «Ils appellent de leur bureau, raconte Frédérique Buissou, psychologue clinicienne qui offre ses services sur Internet. Et ce qui est formidable c'est que cette nouvelle catégorie de patients n'avait jusque-là aucune habitude de demander de l'aide…»

Pour cette clinicienne installée dans la région de Versailles, et qui ne reçoit plus en cabinet, les thérapies par téléphone permettent un travail au long cours de qualité. «J'ai gardé mon cadre théorique : j'écoute et j'aide le patient à laisser émerger son désir profond, à trouver ses propres ressources et solutions. Je remarque aussi que les patients en ligne, parce qu'ils se sentent plus libres, font preuve d'une plus grande maturité et autonomie. Ils sont capables de dire “j'arrête” et de poser la question de la fin de la thérapie plus facilement.»

Est-ce parce que la conversation téléphonique oblige à plus de précision et d'affirmation dans l'expression de soi ? Julie, qui a suivi une année de thérapie via ce dispositif, en est persuadée : «Je me suis trouvée à devoir m'expliquer totalement par la parole, retrouvant je crois la fondation même de la psychothérapie. C'est une vraie discipline car on n'a rien d'autre auquel se rattacher. Peu à peu, à travers la voix du psy, une vraie relation s'établit.»

Après le simple téléphone se profilent déjà de nouveaux supports pour les psychologues : Twitter, applications pour iPhone et bien sûr vidéos sur Internet. On compte déjà quelques «cyberpsys» prêts à travailler en face à face grâce aux webcams. Leurs collègues en ligne renâclent : «La vidéo ? Non ! Bien trop gadget, assure Frédérique Buissou. Cela renvoie au monde des loisirs, du spectacle. Et avec le nombre croissant de patients déjà dépendants à l'informatique, ce serait vraiment contre-indiqué .»

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/03/08/01004-20100308ARTFIG00470-la-vogue-…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message J'ai testé les psy par téléphone 
perso

si ma psy me propose un jour , en plus de ses séances , un suivi par courriel j'accepte, je suis plus à l'aise derrire un écran que devant elle
je précise qu'lle est psychiatre, psychothérapeute mais que dès fois j'ai l'impression de me retrouver devant une psychanalyste, surtout quand elle dit : développz, où continuez, ça me fait drôle , j'attends juste mon ordonnance et je ne sais pas parler en visu - je devrai peut être lui dire

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