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Que faire de nos fous ?
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Message Que faire de nos fous ? 
Traviata a écrit:
fracat a écrit:

Je regrette vraiment qu'il n' y ait pas d'avantage de reportages sur le quotidien de personnes stabilisées et je doute que le regard change tant qu'on restera dans le spectaculaire et la tragédie autour du sujet.
Des documentaires, reportages, etc., il y en a, et même d'excellents, mais les chaines de télévision ne les achètent pas Confused

Par exemple, aux Rencontres vidéos en santé mentale ( http://videopsy.over-blog.com/pages/Presentation-308189.html ), on peut voir régulièrement de l'excellent boulot, fait avec et par des personnes qui sont souvent des sujets psychotiques stabilisés.


Pas assez "vendeur" sans doute, c'est bien dommage !!
merci pour le lien sourire


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
( Samuel Beckett)
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Message Que faire de nos fous ? 
Il y a aussi des schizophrènes dans les asiles malgré tout , et étant donné que j'ai mon Deug de psycho je parlerai quand même de cas lourds et cas plus légers sans mettre de jugement moral ou de valeurs sur les personnes comme le font les psys .

Non je pensais surtout au cas de schizos qui perdent leur emploi parce qu'ils connaissent des phases de décompensation par exemple ou de fragilités qui les obligent à re faire de courtes hospitalisations . C'est parfois une dure maladie sur le plan social .
 
Et je pensais aussi à ceux que des troubles cognitifs empêchent de travailler et qui sont dehors mais qui ont besoin d'activités leur permettant d'exprimer leur créativité .


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
Je sais bien que tu causes en termes théoriques Psychonaute et j'avais bien compris que tu ne mettais pas de jugement de valeur.
(et en dehors de l'impression que ça me laisse comme souvent d'une certaine forme binaire dans ta façon de décrire les choses en général)
je te réponds en tant que "pas psy" avec la sensibilité qui est la mienne (je sais que je suis un peu chiante avec les mots et leur connotation, d'ailleurs on ne dit plus l'asile )
Quand je lis ce fil je pense à notre fils bien sûr,
mais aussi ce sont des prénoms de personnes bien réelles qui me viennent à l'esprit, Christophe, Bruno, Nathalie, Catherine etc, etc...des personnes dont j'ai les échos de parcours depuis plusieurs années au travers des dires notre fils et au travers des dossiers administratifs concernant d'autres personnes dont je suis chargée.
C'est cette expérience là qui me fait réagir à l'association de "schizo" et "léger" parce ce que je sais bien que leur vie est difficile et compliquée et que les efforts qu'ils fournissent au quotidien sont très loin d'être légers...
En fait, je me dis que le forum est ouvert en lecture à tous et que ça peut être complémentaire et utile de repositionner parfois la parole dans le langage courant.
voili voilou sourire


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
( Samuel Beckett)
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Message Que faire de nos fous ? 
oui enfin en HP, il y a des tas de gens différents, y compris dans les pathologies plus ou moins cerné par les psys...
la question de la durée, c'est très aléatoire, et ça dépend surtout du sociale pour la sortie, et du type d'hospitalisation.


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message Que faire de nos fous ? 
fracat a écrit:

Je sais bien que tu causes en termes théoriques Psychonaute et j'avais bien compris que tu ne mettais pas de jugement de valeur.
(et en dehors de l'impression que ça me laisse comme souvent d'une certaine forme binaire dans ta façon de décrire les choses en général)
je te réponds en tant que "pas psy" avec la sensibilité qui est la mienne (je sais que je suis un peu chiante avec les mots et leur connotation, d'ailleurs on ne dit plus l'asile )
Quand je lis ce fil je pense à notre fils bien sûr,
mais aussi ce sont des prénoms de personnes bien réelles qui me viennent à l'esprit, Christophe, Bruno, Nathalie, Catherine etc, etc...des personnes dont j'ai les échos de parcours depuis plusieurs années au travers des dires notre fils et au travers des dossiers administratifs concernant d'autres personnes dont je suis chargée.
C'est cette expérience là qui me fait réagir à l'association de "schizo" et "léger" parce ce que je sais bien que leur vie est difficile et compliquée et que les efforts qu'ils fournissent au quotidien sont très loin d'être légers...
En fait, je me dis que le forum est ouvert en lecture à tous et que ça peut être complémentaire et utile de repositionner parfois la parole dans le langage courant.
voili voilou sourire








Mais bien sûr je n'ai pas oublié cela et j'ai une connaissance livresque de la schizophrénie , donc évidemment ton témoignage est intéressant .
Par contre , je me permets de contester , une nouvelle fois , ta phrase sur le côté binaire général de ma pensée qui est pour moi pour le coup un jugement de valeur et je me demande si tu as vraiment lu mes différentes interventions sur le forum qui n'ont rien de binaires . C'est toi qui interprète les choses ainsi .



Dernière édition par psychonaute le Ven 12 Fév 2010 - 09:59; édité 2 fois

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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
", d'ailleurs on ne dit plus l'asile ." 

Merci pour cette leçon maîtresse  , mais je dirai quand même asile si j'en ai envie qui est bien un synonyme d'hôpital psychiatrique .
En tout cas d'après le dictionnaire Le Robert . D'ailleurs , en Suisse , le mot reste assez courant comme celui de concierge .
C'est surtout que pour moi c'est quand même , comme la prison , des lieux de ségrégation .
C'est peut-être pour ça que je préfère ce mot .
 


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
Tu prends cela comment une leçon ? alors c'est sans doute que la forme de mon intervention était maladroite.
Le terme "asile" ne prend pas en compte l'évolution de la psychiatrie et cela n'a pas du tout la même résonance de parler d'asile ou d'hôpitaux psychiatriques.
L'hôpital psychiatrique est d'abord un lieu de soins,
bien sûr libre à toi de préférer "l'asile", personnellement je trouve qu'être vigilant sur des détails comme cela contribue aussi à changer le regard sur les maladies psychiques.
C'est pourquoi je réagis...


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
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Message Que faire de nos fous ? 
Je comprends ta vision . Mais je me demande si c'est vraiment un lieux de soin et pas aussi de ségrégation et d'enfermement . Disons que ça me choque l'enfermement des gens hors de la société .
Je sais très bien qu'il n'y a pas d'autres solutions , du moins que ce soit pour les prisons ou les hôpitaux psychiatriques .


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
psychonaute a écrit:
fracat a écrit:

Je sais bien que tu causes en termes théoriques Psychonaute et j'avais bien compris que tu ne mettais pas de jugement de valeur.
(et en dehors de l'impression que ça me laisse comme souvent d'une certaine forme binaire dans ta façon de décrire les choses en général)
je te réponds en tant que "pas psy" avec la sensibilité qui est la mienne (je sais que je suis un peu chiante avec les mots et leur connotation, d'ailleurs on ne dit plus l'asile )
Quand je lis ce fil je pense à notre fils bien sûr,
mais aussi ce sont des prénoms de personnes bien réelles qui me viennent à l'esprit, Christophe, Bruno, Nathalie, Catherine etc, etc...des personnes dont j'ai les échos de parcours depuis plusieurs années au travers des dires notre fils et au travers des dossiers administratifs concernant d'autres personnes dont je suis chargée.
C'est cette expérience là qui me fait réagir à l'association de "schizo" et "léger" parce ce que je sais bien que leur vie est difficile et compliquée et que les efforts qu'ils fournissent au quotidien sont très loin d'être légers...
En fait, je me dis que le forum est ouvert en lecture à tous et que ça peut être complémentaire et utile de repositionner parfois la parole dans le langage courant.
voili voilou sourire








Mais bien sûr je n'ai pas oublié cela et j'ai une connaissance livresque de la schizophrénie , donc évidemment ton témoignage est intéressant .
Par contre , je me permets de contester , une nouvelle fois , ta phrase sur le côté binaire général de ma pensée qui est pour moi pour le coup un jugement de valeur et je me demande si tu as vraiment lu mes différentes interventions sur le forum qui n'ont rien de binaires . C'est toi qui interprète les choses ainsi .

ok pour la parenthèse Psychonaute, constations personnelles d'après tes écrits, j'aurais pu m'abstenir de les exprimer, surtout que c'était hors sujet.
Après, c'est presque me faire offense de te demander si je t'ai lu avant de poster ces commentaires


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
( Samuel Beckett)
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Message Que faire de nos fous ? 
Je crois qu'on en avait déjà parlé (je radote un peu, désolée Embarassed ), mais le terme "asile" a deux acceptions - certes lieu d'enfermement d'un côté, avec tous les aspects "asilaires", mais aussi lieu de protection de l'autre, avec sa valeur de "refuge". Quand on travaille avec des personnes soignées au long cours en psychiatrie, il me semble que c'est important de bien prendre la mesure de ces deux potentialités et de maintenir la tension entre elles.

J'en profite pour conseiller un bon article paru dans la revue Psychothérapies : Penser les soins spécifiques des patients psychotiques institutionnalisés au long cours (ici : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=PSYS_093_0175 ).

Et annoncer un livre (qui fait suite à un colloque sur ce thème), sous la direction de V. Kapsambelis, intitulé justement Le besoin d'asile


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Que faire de nos fous ? 
Ben dire à quelqu'un qu'il a une pensée binaire c'est quand même assez vexant car caractéristique du mode de pensée du monde infantile .
Par contre j'en prends note mais ... Bon . Je suis pas d'accord .
En plus mes passions que ce soit la psychanalyse ou ... sont des disciplines qui demandent une grande souplesse d'esprit . Justement .



Dernière édition par psychonaute le Dim 11 Juil 2010 - 01:39; édité 2 fois

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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
Traviata a écrit:

Je crois qu'on en avait déjà parlé (je radote un peu, désolée Embarassed ), mais le terme "asile" a deux acceptions - certes lieu d'enfermement d'un côté, avec tous les aspects "asilaires", mais aussi lieu de protection de l'autre, avec sa valeur de "refuge". Quand on travaille avec des personnes soignées au long cours en psychiatrie, il me semble que c'est important de bien prendre la mesure de ces deux potentialités et de maintenir la tension entre elles.

J'en profite pour conseiller un bon article paru dans la revue Psychothérapies : Penser les soins spécifiques des patients psychotiques institutionnalisés au long cours (ici : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=PSYS_093_0175 ).

Et annoncer un livre (qui fait suite à un colloque sur ce thème), sous la direction de V. Kapsambelis, intitulé justement Le besoin d'asile

Merci Traviata car je cherche un peu à mieux comprendre ce monde des hôpitaux psychiatriques .


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
Comment on opère cette scansion du temps ?  Car on sait que toute la question de la temporalité et l'inscription dans le temps est importante pour le travail avec les psychotiques . 


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Que faire de nos fous ? 
Psychonaute, je suis d'accord avec Fracat.
Que les disciplines qui te passionnent demandent de la souplesse d'esprit n'exclue pas que sur certains points tu puisses avoir une vision binaire des choses ou les exprimer de façon binaire. Plutôt que de te vexer, pourquoi ne pas essayer d'entendre ce que l'on te dit, car justement entendre le point de vue des autres et leur critique par rapport à l'étape où tu en es dans tes réflexions ne peut qu'être constructif. Et il y a ce que tu possède comme savoir (ou ce que quiconque d'ailleurs...) et ce que tu arrives à élaborer par écrit, et la manière dont tes propos sont reçus.
Savoir, pour moi, implique aussi que l'on sache transmettre, pour confronter sa pensée à la perception des autres, et ainsi apprendre encore. Beaucoup de monde fonctionne de manière binaire sur certains points dans leur méditation, ce sont des zones qui pour moi restent à "entraîner" et à libérer éventuellement d'un envahissement par des conflits internes, à moins que le conflit interne leur donne un relief original.
Bref dans ta manière de transmettre ta pensée sur le monde psychiatrique et les personnes qui y sont soignées, il est apparu une vision binaire, si, et que l'on retrouve dans tes propos homme/femme. Alors personne ne joue à te vexer mais tout le monde a le droit de s'exprimer depuis sa perception propre, et essaie de comprendre que tes propos peuvent être blessants - donc simplement réfléchis et reformule éventuellement. C'est quand même pas la mer à boire. Et on t'aime bien rooo.

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Message Que faire de nos fous ? 
Ben tu as le droit d'être d'accord avec elle et je le droit de pas l'être . L'heure de mon procès à sonner on dirait .
Je vois pas quelle vision binaire j'ai exprimé j'ai juste dit qu'il y a des schizophrénies plus lourdes que d'autres .
Pour les relations hommes - femmes dans ma vie je suis psychorigide mais c'est pas la même chose que binaire .


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