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Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ?
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Voilà je me demande, tout bêtement, qu'est-ce qu'on entend vraiment pas pensées suicidaires ou pulsions suicidaires ? Je suppose que déjà entre les deux il y a une grande différence ?
La pensée serait juste penser à se donner la mort, tandis que la pulsion serait quelque chose qui se rapprocherait de l'imminence d'un passage à l'acte ? Ou par exemple des conduites à risque, je suppose, pour la pulsion...?

Parce que je me dis, des pensées suicidaires, tout le monde en a certainement, certains plus que d'autres...
Alors quand est-ce que c'est grave docteur ?

Non mais sérieusement, je me dis que vous avez la psychométrie, les tests, les questionnaires, mais quand je vois un questionnaire, je me dis que plein de gens peuvent sans doute répondre par oui à quelques-unes des questions sans que pour autant cela signifie qu'ils soient en danger....
Qu'est-ce qui permet de savoir quand c'est réellement possible que quelqu'un passe à l'acte ?

Parce que bon les gens ont quand même aussi pleins de raisons de penser suicide et parfois même d'en parler - à leur psy, ou leurs proches, ou leur médecin, ou....
Quand c'est du dépit, de la colère, cela peut être un chantage, un appel, un désir qui s'exprime. Dans ce cas ce n'est pas vraiment un souhait de mort il me semble. Plutôt l'inverse même....

Et puis quand je lis des fois, que les gens ont eu peur, ont appelé de l'aide parce qu'ils pensaient au suicide, ou n'en pouvaient plus de ces pensées... cela m'échappe, cette peur de ses propre pulsions. Sans doute car les miennes sont sous contrôle. Quand on pense au suicide, c'est un moment de souhait tout de même, même s'il peut s'avérer contradictoire en y réfléchissant un peu, alors pourquoi appellerait-on à l'aide quand c'est quelque chose que l'on souhaite ET que cela reste au stade de la pensée....

Bref je me demande. Je me demande parce que fut une époque j'y pensais plutôt souvent mais j'ai jamais voulu en parler parce que cela ne me semblait pas important, et pas réel. Enfin pas au point de devoir embêter les gens avec cela, au lieu de chercher à comprendre les désirs cachés derrière (ils vont voir, ils vont comprendre et toutes ces genre de choses stupides et infantiles qui peuvent traverser l'esprit quand on imagine la scène, requiem et tout et tout), ou l'angoisse de vivre parfois tout simplement, ou le rien devant, rien derrière..
Comment sait-on que ça vaut la peine d'en parler ? Parce que quand même pour autrui c'est alarmant, et le mot suicide fait peur, et cela peut déclencher des attitudes tellement sérieuses, et je pense qu'on ne peut pas vraiment échapper à la nécessité de perdre le naturel devant cette chose bizarre qu'est le souhait de mort d'autrui (et cela même si je crois, j'imagine! que tout le monde a ce type de pensées...), alors on met le masque adéquat, fait soit d'expérience et d'apprentissage professionnel/ ou des indications lues quelques part sur l'attitude à observer, ou d'autre passerons en mode passionnel je suppose... parce qu'en fait on sait pas.
Il y a toujours eu pour moi quelque chose qui me retenait parce qu'à imaginer en parler, je me disais que si je désirais en parler, c'est que je n'y pensais pas sérieusement, et que c'est autre chose que je voulais dans ce cas, et que donc il ne servait à rien de prononcer ces mots-là avec tout le désagrément derrière...
j'en ai parlé à deux amis mais je pense qu'ils pouvaient l'entendre comme un truc passager et qu'ils connaissaient aussi et qui ne signifiait pas passage à l'acte mais difficulté de vivre... enfin avec ces personnes il me semblait que c'était possible d'éviter la dramatisation... dramatisation au sens drama, comédie...

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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Il y a en effet toutes sortes d'outils qui permettent de mesurer s'il y a urgence à intervenir, et le premier d'entre eux est notre écoute clinique. Il y a aussi différents facteurs, dans la vie du sujet, sa personnalité, les caractéristiques de son environnement, ses antécédents, etc., qui jouent un rôle certain.

Dans l'échelle des pensées, toute une distinction peut être faite entre des pensées vagues, comme nous avons tous pu en avoir - qui sont à prendre au sérieux en ce qu'elles manifestent de mal-être mais n'impliquent pas un état d'urgence - et leur précision progressive, jusqu'à la planification totale de l'acte (les personnes qui sont décidées et ont prévu où, quand et comment).
Parmi les personnes qui appellent à l'aide, il faut savoir que certaines vont malheureusement "réussir" un suicide qui devait être "raté", donc là non plus, ce n'est jamais à balayer d'un revers de main, outre la souffrance que cela manifeste bien sûr et l'effet d'aggravation des tentatives multiples.

Concernant les passages à l'acte impulsifs, ou sous forme de "raptus", on peut aussi essayer de les repérer - ils appartiennent souvent à des personnes souffrant de problèmes psychopathologiques et qui sont déjà prises en charge. Dans les autres cas, les toxiques sont souvent en jeu.

Pour la peur de commettre un suicide, quand elle appartient à des problèmes de type obsessionnel, l'acte n'est quasiment jamais à craindre, mais il faut bien sûr soulager la personne en l'aidant à se débarrasser de ces pensées.
En dehors de ce type de pathologie, ce sont surtout des personnes qui craignent d'être obligées d'en arriver là - personnes victimes de maladies graves, souffrant d'un lourd handicap, vivant une situation sociale impossible... Dans ces cas, le travail porte davantage sur la possibilité de poursuivre sa vie dans des conditions satisfaisantes. Ce sont souvent, là aussi, des personnes qui demandent de l'aide.

Bref, chaque cas est évidemment particulier, mais je pense que si cette tentation est récurrente, il vaut toujours la peine d'en parler. Pas mal de gens disent que cela les a soulagé de pouvoir en parler à quelqu'un d'extérieur aux proches (qui vont soit paniquer soit banaliser défensivement), que cela permet une mise à distance qui est libératrice, qui ouvre sur d'autres possibilités. Parce qu'en fait, personne n'a réellement envie de mourir, on pense ne plus réussir à vivre, ce qui est très différent.


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Je me suis toujours dit, pour moi en tout cas, que si j'arrivais à penser ma mort comme une possibilité, comme une résignation au manque de valeur de ma propre vie - c'est à dire en arriver à se dire que vivre ou mourir était indifférent - alors cela impliquait en conséquence que beaucoup d'autres vies bien plus difficiles, ou même égales à la mienne, n'aient pas de valeur non plus. Je suppose que de ce point de vue, cela implique aussi le clinicien, comme cela implique n'importe qui d'ailleurs qui se trouve devant quelqu'un abordant le sujet de sa propre mort. Comment dire à quelqu'un qu'il peut continuer, comment trouver des portes, des fenêtres, quand on est soit-même pas forcément convaincu de la valeur de sa propre vie.... ?

Quand vous êtes face à quelqu'un dont, par exemple, la maladie ira de mal en pis sans aucun doute possible, et si pour vous-même vous vous dites - dans ces conditions, je ne voudrais plus vivre... comment proposer quand même de continuer ? Je me dis qu'il y a là sans doute une nécessaire séparation, voir coupure ! entre l'affect propre et le raisonnement professionnel, son éthique....

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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Durant mes épisodes dépressifs il me semble qu'il y avait 3 manières de penser la mort, que je n'appréhendais pas de la même manière :

- les pensées du type "la vie ne vaut pas la peine blablabla, de toute façon je n'en ai rien fait tout est raté, pourquoi poursuivre etc." Ca je crois que ce sont des pensées typiques à la dépression, où on ne voit plus que ce qu'on a pas fait et que ce qu'on a fait devient insignifiant. Ca mine le moral au quotidien, c'est de la dépression, quoi.
- les pensées obsessionnelles, chez moi c'étaient des pensées que je ne pouvaient pas contrôler quand je voyais un couteau. Je ne pouvait pas m'empêcher de m'imaginer sauter sur le couteau pour me le planter quelque part. Pas vraiment que je me sentais en danger réel, mais plutôt la peur de la pensée incontrôlable. Et puis c'est plutôt gore...
- les moments où j'étais à deux doigts de passer à l'acte, où je ne maitrisais plus rien du tout. Là je sentais que j'étais à ce moment, vraiment en danger. La première fois, coup de chance, j'étais seule sur l'autoroute en pleine nuit et une autre voiture est entrée, j'ai eu le réflexe de sauver la vie de ce pauvre gus qui n'avait rien demandé à personne à défaut de la mienne. J'avais bu 1/2 verre de vin avec une copine quelques minutes avant, et j'ai compris ensuite pourquoi l'alcool avec les AD ou la dépression, ça ne le fait pas du tout. La seconde fois j'étais seule chez moi, je me suis retrouvé dans une espèce de brouillard psychique, avec 2 alternatives devant le nez : sauver ma peau ou pas. J'ai pris la voiture et je suis allé à l'hosto à 40km, en pleine nuit sur 20 cm de neige, impossible de rouler à plus de 20km/h, et je me souviens que j'ai fait la route qui a duré une éternité dans cet espèce de demi-conscience en me répétant en boucle "l'important c'est d'avancer, peu importe la vitesse tant que ça avance". Là j'ai pensé, et je suis encore persuadée, qu'il y avait grand danger.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
C'est une belle réaction de survie Séverine ! C'est important de donner aux personnes très déprimées des indications sur les moyens à mettre en œuvre quand ils se sentent perdre pied : les numéros de téléphone, les adresses... tout ce qui peut servir pour accueillir et aider à dépasser la crise. Personnellement, je le fais systématiquement, quitte à aborder le sujet la première.

@Manamana
Personnellement, on est inévitablement pris dans nos convictions personnelles, éthiques et philosophiques, mais en tant que clinicien, on doit se placer du côté de la vie. Si on ne se sent plus capable de le faire, c'est qu'il est temps de passer la main à quelqu'un d'autre (de préférence avant de dire au patient "mon pauvre ami, sautez donc par la fenêtre"). On n'est pas là pour ça, même si c'est une option personnelle ouverte aux psys comme aux autres (Bettelheim a préféré se suicider...). Dans les services où ce conflit appartient au vécu quotidien (je pense aux soins palliatifs par exemple), on est entourés de dispositifs serrés (supervisions, comités d'éthiques...) pour éviter les passages à l'acte de ce type.

Ce sont des métiers qu'il est aussi préférable de ne pas faire si l'on n'est pas convaincu de la valeur de la vie, de toute vie, pas celle de x ou y, mais de la vie en général. Pour reprendre le cas des soins palliatifs, ce n'est pas un hasard si l'on y trouve, parmi les soignants, principalement des personnes qui ont des positions éthiques fortes, découlant de leur vécu personnel, familial, de leurs options...

Et puis, je dirais qu'il y a une très grande différence entre se dire, quand on est à peu près bien, "dans ces conditions, je ne voudrais plus vivre", et puis se retrouver dans ces conditions. C'est parfois au contraire un extraordinaire appétit de vivre qui se manifeste et qui demande à être soutenu.
En revanche, je crois que la possibilité de mourir peut être soutenante - comme un horizon lointain. Ce serait intenable de se sentir obligé de vivre dans n'importe quelle condition, mais savoir que l'on peut mourir donne souvent la force de continuer, de se battre.


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Dans mon cas , il y a eu un facteur narcissique qui a joué : Je ne pouvais plus travailler , plus faire l'amour , je n'avais plus d'énergie , j'étais l'ombre de moi-même quoi et ça je ne pouvais le supporter .
Donc il y avait toute la question quand même , de la castration et de l'intégrité .
Additionné au facteur culturel  de mes origines : sauvez l'honneur , à tout prix !
Au début , c'était puisque c'est comme ça et que je suis devenu une loque et que je ne puis l'accepter , je sauverais l'honneur en me suicidant !
Puis c'est devenu non , se suicider , c'est lâche , c'est manquer de fierté de de sens de l'honneur ...
Et c'est un des élément qui m'a sauvé .

Il se trouve aussi que j'étais en plein psychodrame et que le scénario étant bien installé dans ma tête , c'était se tirer une balle dans la tête , je voulais une mort violente et pas douce .
Et puis on avait travaillé avec les thérapeutes , la question de se donner la mort et "que c'était un aller-simple" . Et ce sentiment fallacieux de retour possible dans la vie , après la "crise" si le suicide est réussi .

Je n'ai plus cela dans le crâne aujourd'hui , par contre il m'arrive parfois de penser à ce qu'aurait été ma vie sans mes troubles et c'est dans ces moments là que je souffre le plus .
Car ça a gâché ma vie amoureuse , en tout cas pour l'instant , et fortement grevé ma vie professionnelle . Pour le moment aussi .
Et je comprends la souffrance d'autres dysmorphophobes qui eux , ont craqué . Le Tx de suicide est assez important .
Je n'ai jamais cru à une vie possible après la mort et je crois aussi que ça a compté . 



Dernière édition par psychonaute le Sam 15 Mai 2010 - 14:35; édité 1 fois

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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
moi non plus je ne crois pas en une vie après la mort, mais j'en avais marre !!! je répétais ça tout le temps... marre de quoi? je me rappelle plus ?

aujourd'hui, c'est passé sourire

j'ai gardé cependant des envies de suicide pendant quelques temps, de temps à autre, mais j'ai juste ouvert les médics, une fois...


boo, je crois que c'est fini ce genre d'envies content


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"Je crois qu’une majorité d’êtres sont plus intelligents dans leur jeune âge qu’ils ne le seront une fois éduqués." - Pierre EMMANUEL
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Tant mieux !!


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
@Sév : j'avais des idées/images intrusives gores, mais pas de phobie d'impulsion comme tu le décris. En effet j'ai entendu pas mal parler de ce type de phobies d'impulsion et cela doit être très difficile à vivre.

@Psychonaute :

 
Citation:


ce sentiment fallacieux de retour possible dans la vie , après la "crise" si le suicide est réussi

c'est précisément ce qui a toujours été ma barrière personnelle parce que c'est donc ce que j'ai toujours eu le besoin de décortiquer car quelque chose chez moi fait que je ne supporte pas de me laisser glisser dans une idéologie suicidaire si ce n'est pas "pour de vrai", donc je passais mon temps à détecter les preuves justement d'un "après" envisagé.
 
(...édit, trop blabla et truc trop perso)



Dernière édition par Manamana le Lun 15 Mar 2010 - 18:10; édité 1 fois
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Sans doute Manamana .

Pour en revenir à la dsymorphophobie j'ai quand même l'impression que vu le nombre de suicidés ou d'envies de suicide avec ce symptôme , que ça renvoie rarement les gens qui en souffrent à une structure névrotique . Rolling Eyes


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
euh... je ne faisais aucune sorte de comparaison par rapport à la dysmorphophobie hein... c'est juste cette phrase de ce que vous avez travaillé en psychodrame qui m'a sauté aux yeux par rapport à ma propre expérience, c'est tout...

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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Je sais Manamana  ... 


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
On voit souvent ce désir de renaissance dans les propos des gens qui pensent au suicide, et ça rejoint ce que disait Traviata sur le fait qu'il ne s'agit pas alors d'un désir de mort, plutôt d'une autre vie, d'un changement de peau. En parler permet d'identifier ce désir et de travailler dans ce sens avec le patient.


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
bon je réfléchis à tout cela, oui je vois bien la notion de "on pense ne plus réussir à vivre, ce qui est très différent."

on pense ne plus réussir à vivre "dans ces conditions" donc chercher à aménager des conditions qui rendent la vie et la projection possible - bref on en revient à la convoquer la créativité individuelle finalement.

Mais personnellement je crois que j'ai un boulot à faire sur la dimension appropriée de l'ambition, qui est l'un de mes thèmes récurrent. Je déteste madame Bovary et ses aspirations disproportionnées - j'ai l'impression d'avoir (eu) des aspirations non pas - quoique - disproportionnées au sens "trop grandes pour moi" - mais au sens "déformées", donc pas en relation avec la réalité, ma réalité, ma personne réelle. Si tant est que cela existe.... (prise de tête)

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Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 
Bonjour.
Je ne tombe bien évidemment pas par hasard sur ce topic. Je crois que je viens chercher des idées, 
des outils peut être pour affronter ces mêmes pulsions dont nous sommes apparemment nombreux à souffrir, 
et certainement aussi un peu de réconfort et partager avec ceux qui la comprendront ma peur d’y céder.


Je suis d’accord avec vous. Personne n’a envie de mourir. Mais parfois il devient tellement difficile de se projeter 
que nous perdons espoir que demain nous apportera quelque chose de différent, et que nous doutons du moment 
ou nous pourrons lâcher un prochain profond soupir de soulagement.


Je n’ai absolument aucune envie de mourir. Mais j’ai terriblement peur de ne pas avoir le courage de continuer 
à vivre à un moment où j’aurai les moyens de mettre fin à tout en un instant. Et dans ces moments de désespoirs, 
je mets du temps à retrouver un minimum de stabilité émotionnelle. Il me faut me mettre en boule sous ma couette, 
fondre en larmes et dormir. Ensuite je réalise que je ne suis pas passé très loin, que ma démarche était plus profonde 
encore que la dernière fois et j’ai terriblement peur de ma propre détresse. 
Pourtant je suis suivi, en pleine analyse et sous anti-depresseurs.


Mais parfois je me sens las, profondément fatigué d’être moi-même, et je n’en peux plus de trainer cette extrême sensibilité 
qui me détruit et ces fantômes à l’intérieur de moi qui lacèrent toutes mes tentatives de rebondir et d’aller de l’avant. 
Dans ces moments de faiblesse, je me retrouve complètement désorienté. Je ne comprends pas pourquoi je devrais manger, 
dormir, rentrer chez moi. Je regarde le monde autour de moi et je ne comprends pas cette agitation. Je regarde mes pieds et 
je me demande où ils vont et pourquoi. Je peux rester debout ou assis cela n’a plus aucune importance. 
J’en ai assez. Tout simplement assez.


Je me retrouve à avoir peur de prendre le métro, de m’approcher d’un quai, d’une route. Je cherche à ne pas franchir les ponts. 
Je m’arrête devant la sortie du tunnel du rer et c’est le petit ange dans ma tête qui me prend par la main et me murmure : 
« Viens Fabien. On rentre à la maison ». Je me résigne et mentalement je prends sa main et la serre très fort. 
J’ai mis deux heures pour rentrer chez moi aujourd’hui. Je me suis mis en boule et je me suis effondré. 
Salvateur encore une fois puisque je me suis endormi dans la foulée, épuisé. Et me voici sur internet à chercher à comprendre 
si je suis en danger. J’en parlerai dans 10 jours seulement à mon psy qui est en vacances. Ca me semble très loin. 
C’est certainement cette période de fin d’année difficile qui ajoute au poids que nous trainons parfois.


Je ne suis plus un enfant ni un adolescent, et mon raisonnement qui me parait si sensé dans ces moments de détresse 
me fait terriblement peur lorsque j’ai pu récupéré, puisqu’à aucun moment je ne me suis pas senti lucide, 
j’avais simplement décidé de baisser les bras.


Sèverine a eu le reflexe de se rendre à l’hopital. J’y ai pensé également. Moi j’ai rejoins mon domicile ou je me sens 
relativement à l’abri et ou je parviens plus ou moins a refouler mes démons.


Je voudrais savoir s’il existe une technique de relaxation, de prise de conscience ou de recul, un geste salvateur 
qui pourrait nous empêcher de commettre une irréparable bêtise lorsque nous surviennent ces pensées. 


Alors docteur, que nous faut-il faire quand nous nous sentons en danger ?


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Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence par enlever les petites pierres (Confucius)
Message Questions : pensées/pulsions suicidaires, c'est quoi ? 


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