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Dépendance à l'alcool : les nouvelles pistes
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Dépendance à l'alcool : les nouvelles pistes

Le Figaro, 21/03/2010

De nouvelles molécules sont en cours d'essais, mais on ne peut pas ignorer l'importance du soutien psychologique.


Pour les deux millions de Français qui consomment trop d'alcool et sont déjà dépendants, le problème n'est pas tant le sevrage que la prévention des rechutes. En témoignent les chiffres : après sevrage, au bout d'un an, environ un tiers n'a pas retouché à une goutte d'alcool. Un autre tiers passe par des phases d'abstinence et des périodes de rechutes. Un dernier tiers, enfin, n'a jamais réussi à se passer d'alcool. Pour le Pr Patrice Couzigou (médecin hépato-gastro-entérologue, CHU de Bordeaux), cela n'a rien de surprenant : «Le problème n'est pas tant d'avoir une vie sans alcool que de trouver un nouvel équilibre dans sa vie, sans alcool. Or ce n'est pas et ce ne sera jamais possible avec une simple prescription médicamenteuse. Il faut remplacer la dépendance à l'alcool, néfaste, par d'autres dépendances plus positives (sport, loisirs, musique, etc.) en fonction des centres d'intérêt de chacun. Cela demande une “prise en soins” sur mesure et du temps.» Quant au médicament, il ne peut apporter qu'une aide supplémentaire. Actuellement plusieurs essais thérapeutiques sont en cours en France et aux États-Unis, avec une molécule prometteuse, le baclofène, censé réduire l'appétence pour l'alcool, sans être pour autant une solution miracle.

Un des problèmes posés par l'abus d'alcool, c'est qu'il est trop souvent et trop longtemps occulté. Lorsqu'on s'en inquiète, il est souvent bien tard. On a l'habitude d'évoquer un risque pour la santé au-delà de trois verres standards par jour en moyenne (comme ceux servis dans les bars) pour les hommes ou de deux verres quotidiens pour les femmes - soit 21 verres par semaine pour les hommes et 14 pour les femmes - mais nous ne sommes pas égaux face à la dépendance, certains étant beaucoup plus vulnérables que d'autres. «De plus, ne pas pouvoir s'abstenir de consommer dans certaines circonstances - par exemple, à chaque sortie entre amis - est peut-être déjà un signe de dépendance psychique, même si les quelque deux millions de Français concernés se pensent à l'abri, sous prétexte qu'ils peuvent rester plusieurs jours sans boire quand ils ne sortent pas», insiste le Dr Kiritzé-Topor, médecin alcoologue.

Enfin, il n'y a pas besoin d'être déjà «esclave» de l'alcool pour en payer les conséquences : près d'un décès prématuré sur deux lié à l'alcool touche des consommateurs qui ne sont pas dépendants. Ainsi, pour bien faire, c'est tout le dépistage des personnes à risque qui serait à revoir. Et ce, d'autant que pour les buveurs sans alcoolo-dépendance, un simple entretien (appelé «intervention brève») permet le retour à une consommation à très faible risque dans plus de 30 % des cas…

«Actuellement, sur les 5 millions de Français qui abusent de l'alcool, trop peu sont suivis par un médecin pour ce motif», précise le Dr Kiritzé-Topor. Le sevrage des personnes alcoolo-dépendantes ne pose pas de problème en lui-même. Il repose sur un protocole qui a déjà fait ses preuves : 1,5 à 2 litres de boisson par jour (sans alcool, sans sucre et sans caféine). Des benzodiazépines pendant 48 heures à fortes doses, puis diminuées progressivement, sans dépasser dix jours. De la vitamine B1 et de l'acide folique. Et en trois à dix jours, l'affaire est réglée : moins de fatigue et de sautes d'humeur, mais plus d'appétit… du moins, jusqu'aux prochains verres. Car les récidives sont très (trop) fréquentes et c'est bien là le problème.

Pour tenter de le résoudre, quelque 100 000 patients reçoivent l'un des deux traitements actuels d'aide au maintien du sevrage : la naltrexone et l'acamprosate, afin de rendre le maintien de l'abstinence plus aisé. Ces médicaments visent à inhiber le plaisir lié à la prise d'alcool. Cette faible proportion de malades sous médicaments en dit long sur la préférence des spécialistes envers les psychothérapies, en particulier les thérapies comportementales et cognitives.

Et ce n'est pas la recherche actuelle sur le baclofène - qui n'a pas d'autorisation de mise sur le marché dans cette indication - qui devrait changer la donne. Ce myorelaxant, normalement indiqué pour venir à bout des contractures spastiques, rend plus ou moins indifférent à alcool lorsqu'il est administré à très forte dose (2 à 4 fois la posologie habituelle). Une étude italienne randomisée en double aveugle (publication dans The Lancet, 2007), a ainsi montré qu'il y avait davantage d'abstinents chez les patients sous baclofène que chez ceux sous placebo. Mais pour combien de temps ? Avec quels effets secondaires à court et à long terme ? Les études en cours devront apporter une réponse…

Par
Nathalie Szapiro-Manoukian

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/03/22/01004-20100322ARTFIG00004-dependanc…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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je suis alcoolo dépendante avec problème psy et je ne crois pas que cela va s'arranger , je mens à ma psy sur ma consomation pour ne pas l'inquiter
à vrai dire je suis dans une impasse et j'aimerai bien m'en sortir mais je ne vois pas comment
pour info 1/2 bouteille de whisky par soir ou 2 l de vin
chut il ne faut pas l'ébruiter Sad

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C'est dommage que tu ne puisses pas en parler à ta psy Tinou, c'est sûrement la personne la mieux placée pour t'aider.


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
( Samuel Beckett)
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Je pense la même chose que Fracat - il y aurait sans doute des choses à faire pour t'aider et c'est ta psy qui pourrait te les proposer.


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Je pense pareil que Fracat et Traviata !


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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