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neuroleptique et vie
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Message neuroleptique et vie 
il n'y a pas de sujet sur les neuroleptiques donc je me permet de l'ouvrir

je prends des neuroleptiques tous les jours et je trouve cela contraignant

on donne souvent l'exemple du diabétique et ça m'énerve, oui il faut prendre son traitement Rolling Eyes

je suis malade depuis un certain nombre d'année mais qu'en je vais bien je me dis que les psy se sont planter et que je ne suis pas malade donc j'arrête  mon traitement et je rechutte

je suis un cas classique mais je me dis que ......

j'ai mal à la tête certaine fois quand je prends mon traitement

je commence à trembler et j'ai de plus en plus de mal à cacher la maladie aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan phisiologique

je me deamnde combien de temps je vais pouvoir tenir ...............

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Message neuroleptique et vie 
tinou a écrit:

on donne souvent l'exemple du diabétique et ça m'énerve, oui il faut prendre son traitement Rolling Eyes

Ça doit énerver les diabétiques aussi, car ils prennent très mal leur traitement Ce n'est pas un exemple idiot, même s'il a ses limites, ce sont des traitements contraignants, avec pas mal d'effets secondaires et donc difficiles à faire accepter sur la durée.

Il y a deux problèmes distincts en fait. D'abord, le fait de devoir prendre un traitement tous les jours, plusieurs fois par jour : on sait que c'est très compliqué pour tout le monde de le faire et que quasiment tout le monde a envie d'arrêter périodiquement, quelle que soit la raison pour laquelle le traitement est pris. Là dessus, les groupes de motivation sont assez efficaces - tu en trouves dans quasiment tous les CMP - surtout quand on se sent flancher.
Ensuite, les effets secondaires plus ou moins faciles à supporter et qui sont souvent la raison principale de l'arrêt. Là, il n'y a pas seulement la question de la motivation (même si...), mais aussi la qualité de la relation avec le prescripteur, la possibilité d'ajuster le traitement au mieux, de corriger les effets secondaires, de mesurer les bénéfices du traitement, etc.

Le cycle prise-arrêt-rechute-reprise, etc. est effectivement "classique" si l'on peut dire, dans le sens où je pense que c'est un parcours que chacun doit faire pour arriver à accepter la maladie et le traitement qui va avec. Au bout d'un moment, et souvent x hospitalisations, le déclic a lieu et l'intérêt du traitement s'impose de lui-même (pas mal de gens me disent qu'ils ont commencé à construire quelque chose, qu'ils ne veulent surtout plus retourner à l'hôpital et que c'est cela qui les aide à se soigner). L'essentiel est que ces cycles prise-arrêt ne se prolongent pas indéfiniment, tout simplement parce que c'est une perte de temps et que plus vite on parvient à les rompre, mieux les choses vont se passer - c'est certainement difficile de s'en convaincre, mais une fois que c'est fait, il y a beaucoup de gagné.

Tu arrives à parler de tout ça avec ta psy ?

Bon courage


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message neuroleptique et vie 
nan j'arrive pas trop à parler de tout ça , c'est confus un peu

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Message neuroleptique et vie 
Ben Tinou essaie d'en parler quand même avec ta/ton prescripteur...

Enfin en gros ce que je me dis que même si l'observation par le psychiatre doit sans doute lui donner des indications sur la justesse de la prescription, c'est quand même toi qui prends le traitement, c'est toi qui en ressens les effets bénéfiques et gênants, donc sans ta participation, ta parole, le médecin peut pas vraiment mesurer à quel point c'est ok ou pas....
Essaie peut être de te lister les effets bénéfiques que tu as ressenti depuis que tu prends ces médicaments, puis de lister les effets secondaires qui te gênent...

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Message neuroleptique et vie 
ouaich je vais essayer mais là j'ai tendance à oublier mon triatement Mr. Green , je m'en rend compte dans la voiture qui me mène au travail Mr. Green  héhéhéhé j'espère que l'oublie d'un ou deux médoc par semaine n'a pas de conséquence ....

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Message neuroleptique et vie 
Ah lol, du coup tu veux pas en parler de peur qu'il te tire les oreilles parce que tu oublies de le prendre parfois ?  Mr. Green

Pour les conséquences, bah là peux pas te répondre évidemment.
Mais toi tu remarques des changements, des sensations quand tu rates quelques médocs ?

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Message neuroleptique et vie 
Salut Tinou,

Je comprends bien ton message car je suis un peu dans le même cas, depuis le début de mes troubles psychotiques.

Actuellement je suis cependant dans une période où je n'ai plus envie d'arrêter le traitement pour trois raisons :

- la dernière fois que je l'ai arrêté, sur le conseil de mon psy, j'ai rechuté mais il m'a dit de repérer les premiers symptômes et de l'appeler au cas où. C'est ce que j'ai fait et en peu de temps, sans trop de soucis, j'ai été stabilisée de nouveau. Cependant, j'ai compris que c'était chronique pour moi, et qu'il fallait faire très attention.

- nous avons cherché la dose minimum nécessaire pour être stable, ce qui fait que je prends très peu de traitement pour être stable : un seul médicament et à très faible dose.

- j'ai pu pallier l'effet secondaire essentiel, la prise de poids, par un suivi enfin efficace et j'ai déjà perdu plus de 10 kg.

Il y a une quatrième raison, c'est que l'idée d'une HDT est exclue pour moi, je ne veux même pas y songer, tellement c'est traumatisant (pour tous).

Je crains juste que ce traitement ne soit toxique à long terme et n'abime mon organisme (foie ou autre) quand j'aurai l'âge de la retraite.

Sinon, bon week-end,

Jeanne

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Message neuroleptique et vie 
manamana c'est ça je ne vais pas lui en parler Mr. Green  où peut être la prochaine fois je ne sais pas

jeanne je pense comme toi mais qu'en ça va bien pour moi ça va , donc je me dis que les psy ce sont plantés sur mon cas et c'est là que j'arrête tout . En fait quand ça va , ça va trop bien

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Message neuroleptique et vie 
je suis maso

au secours Mr. Green

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Message neuroleptique et vie 
oui bah écoute si c'est le cas bienvenue au club Tinou Mr. Green

mais ceci dit je pense bon point de départ pour réfléchir à ta prise de médoc

Perso je peux totalement comprendre si tu te sens perdue sans certaines de tes perceptions aussi douloureuses soient-elles.
Moi mes troubles à une époque me faisaient comme des espèces de limites concrètes contre lesquelles m'appuyer pour pas partir en sucette... ça peut paraître paradoxal mais c'est comme ça que je le ressens.
Après c'est mon exemple sais pas comment tu le vis ?

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Message neuroleptique et vie 
Dans ce cas là, où tu te sens trop bien, ne pourrais-tu pas essayer d'arrêter ton traitement, mais encadrée par le psy et en prévenant des proches pour qu'ils te mettent en garde au premier signe de bizzarerie ?

Tu peux toi aussi accompagnée d'un psy repérer les premiers symptômes en cas d'arrêt et prévoir des médicaments ?
tinou a écrit:

manamana c'est ça je ne vais pas lui en parler Mr. Green  où peut être la prochaine fois je ne sais pas

jeanne je pense comme toi mais qu'en ça va bien pour moi ça va , donc je me dis que les psy ce sont plantés sur mon cas et c'est là que j'arrête tout . En fait quand ça va , ça va trop bien


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Message neuroleptique et vie 
Jeanne a écrit:
Dans ce cas là, où tu te sens trop bien, ne pourrais-tu pas essayer d'arrêter ton traitement, mais encadrée par le psy et en prévenant des proches pour qu'ils te mettent en garde au premier signe de bizzarerie ?

L'idée me semble bonne, mais je ne suis pas certaine que ça puisse fonctionner. Ou alors en prenant garde de ne pas dépasser une certaine ligne rouge au-delà de laquelle le délire prend le pas sur ce que les proches peuvent dire ? En tout cas ça me semble dangereux, à moins de connaitre parfaitement le point à ne pas dépasser.

J'ai souvenir que tu es passée il y a quelques mois Tinou, en disant que tu avais arrêté tes médicaments. Sauf qu'on voyait des idées un peu délirantes pointer le bout de leur nez dans ton discours. Si je me souviens bien, Traviata et moi t'avons dit que quelque chose n'allait pas. Je ne cherche pas le lien de la discussion Tinou parce que c'est ton ancien pseudo, mais si tu préfères je peux le mettre.

Le problème, c'est qu'à un moment les idées délirantes deviennent plus crédibles que ce que les gens disent. Alors comment faire dans ces conditions, pour tenter l'arrêt des médicaments sans risquer de se casser le nez ? moi je suis simpliste sur ce coup, mais je pense que risquer une telle chute avec tout le travail qu'il faudra derrière pour se relever, plus toutes les séquelles cognitives qui risquent de rester, c'est trop cher payé en comparaison des désagréments du traitement.
Même si j'entends parfaitement que le traitement, il est lourd à supporter.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message neuroleptique et vie 
en fait je ne compte pas rechuter , c'est trop long pour se remettre , mais je ne sais pas si j'ai bien réussi à digérer que s'était un traitement à vie , c'est de ça en fait qu'il s'agit et qui m'ennui. J'espère toujours qu'un jour je pourrai me passer de médic et je compte bien en parler avec ma psy mais en règle général , ils ne prennent pas de risque et préfère prescrire à vie... Sinon inutile de mettre le lien séverine

j'espère juste aller aussi bien que j'allai, avant de rechuter donc je vais me tenir à carreau avec mon traitement

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Message neuroleptique et vie 
Je crois qu'il arrive parfois que des psys tentent l'arrêt de traitement.
Mais ça se fait d'une manière prudente et très mesurée, l'arrêt est progressif, le suivi rapproché, il y a des parachutes accrochés de tous les côtés autour de la personne pour amortir la chute éventuelle. Forcément, ils ne vont pas envoyer quelqu'un se vautrer sans prendre toutes les précautions possibles ! Et je crois qu'il faut déja quelques années de stabilisation pour pouvoir envisager un arrêt, donc ça laisse peu de personnes avec lesquelles tenter le coup.

Un arrêt "sauvage", personnellement je n'y crois pas du tout. Parce qu'il manque déja le lien nécessaire pour se permettre cette prise de risque. C'est comme se jeter d'une falaise sans en avertir personne en espérant qu'il y aura un filet en bas.


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Message neuroleptique et vie 
Bonjour,

Je suis d'accord avec toi, Séverine, complètement d'accord. Je parlais de cette possibilité, car je l'ai tentée, un arrêt de traitement, sur la proposition du psy après quelques années de traitement. J'ai repris les médicaments de moi-même lorsque ça n'allait plus, sur  ma propre observation et les mises en garde de proches.

Cependant je ne le tenterais plus dans les prochains temps, car je pense que j'ai eu chaud de ne pas tomber dans le délire incontrôlable.

Maintenant que j'ai perdu du poids, je ne vois plus trop l'intérêt d'arrêter. C'est un peu comme prendre la pilule, un cachet chaque soir.

Message neuroleptique et vie 


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