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Je m'ennuie au plus profond de mon être
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Mon état ne s'est pas amélioré. Mais je continue l'analyse comme un zombie parce que j'aime le lieu et ma psy et j'aime bien l'odeur de crayon de papier dans son salon, ça me rappelle la maternelle. Je lui ai déjà dit. Aucune réaction mais ce n'est pas grave.

suppr
 Personne ne peut m'aider à part moi, mais je n'en ai même pas envie tellement je me saoule moi-même avec mes délires de persécution. 



Dernière édition par foigri le Lun 20 Fév 2012 - 22:23; édité 1 fois
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Si les posts sur le sujet des médicaments te font flipper, c'est sans doute que tu n'en as retenu que les effets négatifs. Quelques nausées et sueurs (les principaux effets secondaires que j'ai eus sous AD) me paraissent moins graves que des souffrances qu'on ne sait plus calmer autrement qu'en pensant un peu trop fort au suicide. L'avantage des nausées, c'est que c'est réversible.

Je me demande, sinon te faire peur en lisant les listes d'effets secondaires, ce qui motive vraiment ton refus des médicaments alors que tu dis que tu n'arrives plus à faire face avec seulement l'aide de ton psy ?


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Par rapport à ma philosophie de vie à 2 balles, je ne peux pas prendre ces trucs. Pourquoi la dépression n'existe pas ou si peu en Afrique ? Parce que les pauvres n'ont pas les thunes pour se la payer. Le mal-être a une valeur qui ne cesse d'augmenter. Je trouve que notre société de consommation paye le prix du grand divertissement. On ne veut plus souffrir, on dit : bah caca la souffrance, pas bien, c'est pour les mazo! Je ne suis pas d'accord avec cela. C'est humain et la prendre en considération avec des médicaments, je trouve que c'est hypocrite.
Ok, c'est humain aussi de chercher les moyens de se libérer de la souffrance et ça s'appelle le progrès.  Mais moi, je n'ai plus l'âge de la performance et le progrès je m'en sers seulement pour aller sur internet.
AD = Une armure pour stopper les flèches du monde social. Ca marche. Mais quand on retire l'armure on se prend les flèches et ça fait mal. On remet l'armure, et hop ça va mieux.. ouf. Puis finalement on la garde c'est mieux. Et puis finalement je n'ai qu'à dormir avec, on ne sait jamais si je fais un cauchemard. Enfin tu vois c'est délirant. Des fois, je pense la même chose de l'analyse et ça me pose plus de problèmes avec ma conscience mais bon, ça passe et je n'en ai pas encore parlé avec ma psy.
Ca me fait vraiment suer de participer à ce système, être mal d'être mal etc. Parce que je suis mécontente du monde auquel j'appartiens je refuse par principe qu'il me transforme un docile citoyen. Je suis une timide révolutionnaire qui gueule seule dans son coin et qui ne sait pas grand chose sur à peu près rien alors je peux y aller.
Enfin ce qui me fait peur, voilà, c'est ce que j'entends dire maintenant ici et là sur les AD, plus on prend le traitement tôt, c'est-à-dire aux premiers signes d'une dépression, plus on a de chance de ne pas faire de rechute dans sa vie, et plus on sauve notre capital cognitif! Ca me fait trop penser encore une fois à un investissement immobilier! Plus vite j'achète, plus vite j'ai un capital. N'importe quoi sachant que le capital il te fait une belle jambe dans ta tombe. Je dis ça parce que je n'ai pas d'enfant  Si j'en avais un je me permettrais moins d'être triste, je ne sais pas.

On vit les émotions désastreuses avec du recul grâce aux AD. Ca c'est pas mal, j'en ai fait l'expérience. Pris aux heures régulières, en diminuant progressivement les doses à la venue des beaux jours, tout s'est bien passé, je n'avais plus peur des autres. Je me trouvais toujours aussi nulle mais je m'en fichais totalement puisque cela ne m'empêchait pas de réaliser mes mini projets. Je parvenais à me concentrer. Et alors ? J'ai pris du plaisir à partir en vacances, à rencontrer des gens intéressants. Je crois que c'est parce que j'y croyais que ça a marché en plus du coup de pouce chimique sur le cerveau pour booster la dopamine ou que sais-je.. mais ça a marché! Qu'est-ce que ça peut bien me faire aujourd'hui et maintenant de savoir que j'étais bien il y a deux ans ? Rien, je m'en fiche de ce que j'ai vécu à cette période faste. Je n'ai d'ailleurs que des souvenirs très éteints.
Enfin, s'il existait un médicament qui me fasse cesser d'avoir l'opinion que la majeure partie de l'humanité ne fait que brasser du vent, alors je le prendrais. Mais il n'existe pas. J'en suis là aujourd'hui et demain est un autre jour. 

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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Je comprends ce que tu veux dire, mais si je peux me permettre, je crois sincèrement que tu te trompes de combat foigri... Ne pas se soigner - quand on est réellement "malade", même si ce terme peut être sujet à caution, disons quand on souffre de troubles qui bouffent la vie d'une façon ou d'une autre - n'est en rien un signe de résistance au conformisme, de la même manière qu'être malade, contrairement à ce qu'une certaine idéologie romantique caresse comme idée, n'est en rien un signe d'originalité ou de rébellion. Etre malade prive au contraire souvent de ce qu'il y a de plus créatif en soi, et de la possibilité de mener à bien ses propres combats.
Je ne vois donc pas bien l'intérêt d'un refus idéologique des médicaments - c'est un outil à notre disposition, rien de plus. Les AD ne soignent pas forcément mais ils peuvent donner un coup de pouce et ils peuvent permettre de se soigner en se rendant apte à s'investir dans un travail psychothérapeutique.

Pour ce qui est de la dépression en Afrique... toutes les études de l'OMS confirment l'universalité de ce trouble, avec quelques différences symptomatologiques mineures, liées à la culture. C'est une idée reçue que de penser qu'il s'agit là d'une maladie "occidentale", de gens riches qui ne supportent pas le moindre bobo. Ou alors, nous ne parlons pas de la même chose. Une dépression est une vraie maladie, qui peut être très grave et qui peut concerner tout le monde, riche ou pas, blanc ou pas.


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Merci pour la rectification, c'était nécessaire!
Je ne sais pas quels sont mes propres combats. Je crois même que je n'en ai jamais eu la moindre idée, c'est donc normal que je ne sois pas motivée. En toute objectivité, ma dépression mise de côté, je suis sûre et certaine de n'avoir jamais eu de combat personnel qui me tiennent à coeur de mener tout au long mon existence. Ce qui revient à dire pour moi que prendre des AD c'est calmer ma souffrance psychique et basta. Pour cela, il y a une méthode plus radicale et moins chère. Oui, mais qui provoque d'autres souffrances, ce qui n'est pas rentable sur quelques générations de mon entourage. Et puis, je n'ai jamais essayé de faire un truc pareil, parce que ça ne sert à rien. Je pense à la chanson de Peggy Lee Is That All There Is ? J'avais du courage de lutter contre la prise d'AD.. Pourquoi les personnes dépressives ont-elles tant de mal à reconnaître leur trouble et à ne pas vouloir se soigner avec l'allopathie ? Un dépressif peut-être n'a qu'un seul combat, se dépasser tellement il se sent nul. C'est peut-être pour ça qu'il lutte jusqu'à craquer. 

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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
On pourrait rajouter qu'en occident il y a de plus en plus de gens pauvres, voire très pauvres....  Crying or Very sad
Je trouve même que les gens chez nous ont une capacité à supporter l'insupportable et une sorte de fatalisme qui sont étonnants ! 

Une rage de dents passe mieux avec un médicament antidouleur, qui ne dispense pas de devoir aller faire soigner la dent malade (ce n'est pas tout à fait par hasard que je pense à cette comparaison : j'ai RV avec mon dentiste dans moins de 48 h)...
Pourquoi cette réticence à prendre un médicament qui soigne la douleur morale (ou psychique), alors qu'on trouve naturel de prendre un médicament pour calmer une douleur physique ? C'est irrationnel.

Et la dépression ne disparait pas sous l'effet de la volonté ! "Celui qui veut peut"... On serinait ça aux allemands à l'époque de leurs empires, ça pourrait aussi être la devise d'une certaine classe politique chez nous...
Je conseille plutôt à mes patients déprimés de s'autoriser (voire de s'obliger) à se laisser aller (au moins un peu...)... 


Bon courage,
sourire


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Aussi longtemps que les ours n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.
(proverbe africain, personnalisé)
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Merci, bon courage à toi aussi pour la dent ;-)

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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Il y a ta maladie et un traitement (le but en tout cas que je m'étais fixé avec ma psy c'est de me débarrasser un jour des AD) qui va t'aider .

Quant à te dire que la société occidentale contemporaine dans lequel on vit est idyllique ça n'est pas certainement pas mon avis et il n'est pas prêt de changer parce que je pense qu'on va pas du tout dans la bonne direction . Mais c'est un autre problème .


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Effectivement...  Confused
Mais tu as raison, c'est un autre problème...


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«On ne peut rien apprendre aux gens. On peut seulement les aider à découvrir qu’ils possèdent déjà en eux tout ce qui est à apprendre.» Galilée.
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Quand je suis mal, les problèmes extérieurs, ou les problèmes des autres se transforment en un problème personnel qui n'a peut-être rien à voir, mais ça devient mon problème suppr. On peut s'indigner sans s'écraser devant les injustices ou les souffrances mais ce n'est pas facile pour moi en ce moment.



Dernière édition par foigri le Lun 20 Fév 2012 - 22:28; édité 1 fois
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
 
Citation:

Quand je suis mal, les problèmes extérieurs, ou les problèmes des autres se transforment en un problème personnel qui n'a peut-être rien à voir, mais ça devient mon problème quand même. C'est de l'empathie morbide presque..



+1, je fais de même foigri ...

en fait je dirais même que je ne fonctionne quasiment que comme ça socialement... y'a pas grand chose d'intéressant et de vivant dans mon cerveau donc les problèmes des autres, j'en suis friande... ça me donne des choses à vivre et à dire. C'est pas reluisant mais c'est un fait.

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Message suppr 
suppr



Dernière édition par foigri le Lun 20 Fév 2012 - 22:29; édité 1 fois
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
foigri a écrit:
Quand je suis mal, les problèmes extérieurs, ou les problèmes des autres se transforment en un problème personnel qui n'a peut-être rien à voir, mais ça devient mon problème quand même. C'est de l'empathie morbide presque..


Ce que tu dis là, c'est tout à fait moi avant ma thérapie. A tel point qu'un collègue (un psycho) m'appelait "l'éponge à émotions". C'est usant, épuisant, croiser quelqu'un à l'envers et en ressortir soi-même à l'envers. Ca m'est arrivé de devoir éteindre les infos pour me protéger.
Depuis la thérapie, mes problèmes à moi et ceux des autres sont mieux délimités. Ce n'est pas parfait, mais je parviens à rester dans l'empathie sans me retrouver à porter le fardeau des autres.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Moi pareil , j'avais ce côté "éponge" . C'était pénible , mais j'avais aussi ça avec les succès des autres , tout succès d'un autre ou d'une autre me terrorisait car m'imposait indirectement de folles exigences envers-moi même . Et surtout j'idéalisais follement la vie des autres en oubliant qu'aucune vie n'est rose bonbon .


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 
Ah tiens non, moi c'est différent. Pas plus tard qu'hier j'ai pleuré de joie (je me suis violemment pincée sous le bureau quand même ) parce qu'une jeune femme a eu une super réussite professionnelle. Mais je peux aussi avoir la larme à l'oeil quand quelqu'un vit une catastrophe. Mais la différence avec avant, c'est qu'avant il m'est arrivé de courir aux toilettes pour pleurer un bon coup sur la vie des autres, par contre quand il s'agissait de moi c'était l'indifférence la plus totale. Maintenant j'ai gardé de l'empathie pour les autres (mais pas dysproportionnée) et j'en ai gagné pour moi.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
Message Je m'ennuie au plus profond de mon être 


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