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BABY BLUES - Dur, dur d'être papa
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BABY BLUES - Dur, dur d'être papa

Le Point, 19/05/2010

Par Anne Jeanblanc

Environ 10 % des pères seraient touchés par une dépression dans la période comprise entre le premier trimestre de grossesse de leur femme et l'année après l'accouchement, selon une "méta-analyse" publiée aujourd'hui dans le JAMA ( Journal of the American Medical Association ). Pour arriver à cette conclusion, James Paulson du service de pédiatrie de l'Eastern Virginia Medical School à Norfolk (Virginie) et ses collègues ont analysé 43 études internationales (dont 17 provenant des États-Unis), donnant des informations sur la dépression chez 28.000 futurs et jeunes papas entre janvier 1980 et octobre 2009. Et c'est aux États-Unis que les pères seraient le plus fragilisés à l'arrivée d'un enfant (14,1 % contre 8,2 % au niveau international).

Il est bien établi que la dépression prénatale et post-partum est assez répandue chez les mères (elle toucherait 10 à 30 % des femmes selon les études) et qu'elle a des conséquences négatives sur le développement personnel, celui de l'enfant et de la famille. En revanche, les données sur la dépression chez les pères sont moins nombreuses, rappellent les auteurs. Ils ont donc choisi de s'intéresser au sexe dit fort et aux travaux déjà consacrés à ce sujet pour tenter d'en tirer des conclusions plus définitives. Résultat : un père sur dix connaît un épisode dépressif, la période le plus à risque étant comprise entre trois et six mois après la naissance (25,6 %) et le niveau le plus faible dans les trois premiers mois suivant l'accouchement (7,7 %).

Cette grande étude indique, en revanche, qu'il existe une corrélation entre le baby blues maternel et le paternel, même si son ampleur est qualifiée de modérée par les chercheurs. Ces derniers estiment néanmoins que les professionnels de santé doivent toujours suspecter une dépression chez l'un des membres du couple quand l'autre en souffre. En d'autres termes, que la prévention et la prise en charge de la dépression lors d'une grossesse devraient se focaliser sur le couple et la famille, et non pas seulement sur l'individu. Le but est évidemment de soulager les parents, mais aussi de prévenir d'éventuelles conséquences émotionnelles, comportementales et de développement pour les enfants.

http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-05-19/baby-blues-dur-d…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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mouai... Rolling Eyes ils cherchent à venre encore des AD ? Comme la maman allaite on cible le papa c'est ça ?

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Ça me semble plutôt pertinent cette orientation de recherche vers le couple et la famille plutôt que l'individu et par ailleurs je pense qu'il n'est pas forcément nécessaire que la mère passe par la case baby blues pour que le père connaisse un épisode dépressif.
Devenir parents c'est aussi se confronter à ses propres liens parentaux.


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Je me mis enfin à réfléchir, c'est à dire à écouter plus fort.
( Samuel Beckett)
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Oui, l'accès à la parentalité constitue une période de grande fragilité dans les deux sexes, on observe d'ailleurs beaucoup de décompensations à cette occasion, les personnes flanchant devant tous les remaniements qu'implique ce bousculement des générations.


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Dernière édition par manu__ le Jeu 28 Fév 2013 - 12:34; édité 1 fois
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Un grand classique aussi c'est que beaucoup de pères refusent d'assister à l'accouchement , bien sûr pas tous . Mon père m'a dit que pour ma naissance il est arrivé une fois que c'était "fait" . lol 


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" Ne pensez-vous pas que j'aurais été beaucoup mieux traité si mes théories avaient contenu un plus grand pourcentage d'erreur et d'absurdité ?" S.Freud lettre à A.Einstein mai 1936
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Voui. Je croyais que tu parlais des pères qui refusaient d'assumer leur paternité...
Pour l'accouchement moi je comprends, encore que c'est dommage de laisser la maman faire le boulot alors que le bébé a été conçu à deux...

Désolé pour le HS de mon post précédent.

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Ce n'était pas HS manu, je trouve ton témoignage intéressant, d'autant qu'avec l'amélioration des conditions de prise en charge, de l'efficacité des traitements, etc., de plus en plus de jeunes suivis en psychiatrie vont suffisamment bien pour envisager à un moment donné d'avoir une vie de couple et des enfants. C'est en effet délicat mais avec des répercussions très différentes selon les cas - entre ceux où ça se ne passe pas trop mal, avec une bonne aide extérieure, et ceux où ça tourne un peu à la catastrophe.
Mais dans cette configuration, les personnes sont bien suivies par leurs équipes respectives et il y a une attention renforcée qui permet généralement d'éviter les gros dégats.

En parlant de décompensation, je pensais plutôt à des personnes qui n'avaient jamais eu affaire à la psychiatrie mais vont montrer leur fragilité à cette occasion - je pense à un patient dont j'ai entendu parler, qui s'est rendu normalement à la clinique au moment où sa femme accouchait mais n'est jamais arrivé, il a erré quelques jours et a été retrouvé dans un état délirant qui a conduit à une hospitalisation.
Dans les dépressions du post-partum, et même dans les psychoses puerpérales chez les femmes, on invoque beaucoup le rôle des hormones, qui existe certes, mais certains peuvent négliger l'impact sur le psychisme, chez l'homme comme chez la femme, de l'arrivée d'un enfant et de ce qu'il va falloir mobiliser de ressources pour se penser comme parent.


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Bonjour, moi je vis seul avec ma fille, depuis quatre ans...Sa mère passe très souvent chez nous, mais elle ne s'est pas sentie capable de s'occuper de la petite, alors je l'ai fait. Pas facile, j'ai eu des hauts et des bas depuis la naissance, j'ai eu la chance d'être épaulé par les infirmières du centre de jour, on s'en sors. Le fait de partager ma vie  avec un bébé m'a beaucoup aider a canaliser mes folies.Elle m'a longtemps appelé maman, du coup Sur les conseils de mon médecin, nous avons (la petite et moi) rencontré un pédopsychiatre qui a dit que tout est ok et que c'est n'est pas la peine qu'on se revoit pour le moment. Ma fille est entrée en maternelle l'année dernière, elle adore l'école, et ca m'a permis de "récupérer" un peu de temps pour moi, pas eu le temps de décompenser ! Bon stop, je m'étale ...Déjà quatre ans, c'est super !


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"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n'est en bonne santé"
Aldous Huxley
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Bonjour,
je pense qu'il ne faut pas faire l'amalgame entre le baby-blues, qui est une pathologie de suites de couches considérée comme normale, puisqu'elle touche en moyenne 50% des nouvelles mères (quoique personnellement je crois que c'est un passage nécessaire qui touche toutes nouvelles mères), et la dépression du post-partum qui est une pathologie plus lourde (qui touche environ 20% des mamans). Leur durée et leur moment d'apparition est différent, tout comme leur conséquence autant sur le lien mère-enfant que plus particulièrement le vécu maternel.
J'ai effectivement déjà entendu parler du baby-blues chez les pères mais je ne savais pas qu'on pouvait parler également de dépression chez les pères. c'est intéressant parce que de plus en plus les pères sont pris en considération dans la prise en charge en périnatalité. Il est important que l'on continue à les intégrer dans cette prise en charge, pour ne pas accentuer la séparation dyade mère-enfant et père.

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