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thérapie cognitive basée sur la pleine conscience
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Message thérapie cognitive basée sur la pleine conscience 
Prévention d’une rechute de dépression par une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience ? Minerva 2010; 9(3): 32-33


Analyse de
Kuyken W, Byford S, Taylor RS, et al. Mindfulness-based cognitive therapy to prevent relapse in recurrent depression. J Consult Clin Psychol 2008;76:966-78.
Question clinique
Une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience est-elle aussi efficace que la poursuite d’un médicament antidépresseur pour prévenir une rechute de dépression chez des patients en ayant déjà présenté plusieurs ?
Conclusion Minerva
Cette étude conclut qu’une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience est une alternative acceptable à la poursuite d’un antidépresseur pour la prévention d’une rechute de dépression chez un patient qui en a déjà présenté plusieurs. En l’absence de différence significative entre les deux traitements, sauf pour quelques critères de jugement secondaires, le choix entre les deux approches dépendra de la préférence du patient et des disponibilités locales.

Contexte
La poursuite d’un traitement par antidépresseur peut diminuer le risque de récidive de dépression (1) mais un tel traitement d’entretien s’accompagne souvent d’effets indésirables et son observance est faible. Une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT pour mindfulness-based cognitive therapy) pourrait constituer une alternative. Elle consiste en un apprentissage de ses sensations corporelles, une identification des pensées et émotions liées à une rechute de dépression et leur gestion. Deux RCTs, excluant la prise d’antidépresseurs, montrent qu’en ajout aux soins habituels, versus ces soins habituels seuls, cette thérapie semble diminuer de moitié le risque de rechute (2,3). Une comparaison entre la MBCT et la poursuite d’un antidépresseur chez de tels patients n’avait encore jamais été faite.

Résumé
Population étudiée
  • 123 patients en première ligne de soins dans le Devon (R.-U.) ; âge moyen de 49 ans environ (écarts de 21 à 72) ; 77% de femmes ; HAM-D moyen de 5,7 (ET 4,5) ; 67% en rémission complète ; antécédents de 6 épisodes en médiane
  • critères d’inclusion : au moins 18 ans, antécédents de ≥ 3 épisodes dépressifs (DSM-IV), sous antidépresseur à dose thérapeutique depuis au moins 6 mois, en rémission complète ou partielle
  • critères d’exclusion : abus médicamenteux, lésion cérébrale, psychose passée ou actuelle, trouble bipolaire, comportement antisocial ou autodestructeur, incapacité de suivre une MBCT pour motif physique, pratique ou autre, psychothérapie en cours.


Protocole d’étude
  • étude randomisée, contrôlée
  • intervention (n = 61) : 1 session de 2 heures par semaine durant 8 semaines, en groupe de 9 à 15 personnes ; techniques de pleine conscience, évaluation des exercices de pleine conscience imposés quotidiennement au domicile, apprentissage d’aptitudes thérapeutiques cognitivo-comportementales et après 4 à 5 semaines aide à la diminution ou à l’arrêt de l’antidépresseur ; par des thérapeutes formés et expérimentés pour cette technique
  • contrôle (n = 62) : traitement d’entretien par antidépresseur à dose thérapeutique
  • stratification initiale selon la sévérité de la dépression
  • suivi trimestriel durant 15 mois.

Mesure des résultats
  • critère de jugement primaire : délai de rechute de dépression majeure (DSM-IV)
  • critères secondaires : sévérité et durée de la rechute, souffrance durant l’épisode (auto évaluée), symptômes dépressifs résiduels (HAM-D, BDI auto évalué), comorbidité psychiatrique, qualité de vie (WHOQOL)
  • évaluation économique : coût de la MBCT, recours aux services hospitaliers et de première ligne, perte de productivité
  • analyse en intention de traiter et par protocole.


Résultats
  • critère primaire : pas de différence significative pour les rechutes dans les 15 mois : 47% sous MBCT, 60% sous antidépresseur ; HR 0,63 (IC à 95% de 0,39 à 1,04)
  • critères secondaires : pas de différence significative pour le nombre de récidives, la sévérité et la durée de la rechute, la souffrance ressentie durant la rechute ; sous MBCT, moins de symptômes résiduels uniquement en analyse par protocole pour le BDI, de comorbidité psychiatrique et meilleure qualité de vie pour l’état physique et psychologique (non pour l’état de bien-être social)
  • aucune différence significative en termes de coût moyen annuel
  • recours nettement moindre à des antidépresseurs sous MBCT.


Conclusion des auteurs
Les auteurs concluent que la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience peut constituer une alternative à la poursuite d’un antidépresseur pour prévenir la rechute d’une dépression.

Financement
UK Medical Research Council

Conflits d’intérêt
Aucun n’est déclaré.

Discussion

Considérations sur la méthodologie
Les auteurs de cette RCT en documentent fort bien le motif. Le recrutement des patients se base initialement sur les dossiers médicaux de 5 pratiques de première ligne mais se fait, finalement, sur invitation par le médecin traitant. En tenant compte des nombreux critères d’inclusion et d’exclusion, la population incluse est fort sélectionnée. Les deux approches thérapeutiques sont bien définies et décrites en détail. La qualité de l’intervention MBCT est évaluée par un thérapeute indépendant via des enregistrements vidéo. L’observance du traitement antidépresseur poursuivi est étroitement suivie par le médecin traitant, à l’aide d’une échelle validée, la rendant probablement meilleure que dans la pratique quotidienne. L’existence d’une dépression dans les 3 mois précédents est évaluée par des chercheurs expérimentés, à l’insu de la randomisation, au moyen d’un instrument validé basé sur les critères du DSM-IV. La variation inter observateurs est remarquablement faible (kappa de 0,84). Aucun calcul de puissance n’est effectué initialement, les auteurs en justifiant la non estimation au vu de l’absence d’étude précédente pour la même comparaison, motivation méthodologiquement incorrecte. Ceci ne nous permet pas de conclure si leur étude est finalement d’une puissance suffisante pour montrer une différence pour le critère primaire.
Leur analyse des résultats est faite en intention de traiter et par protocole (suivi d’au moins 4 des 8 séances de MBCT), avec analyse de sensibilité pour plusieurs facteurs précis tels que l’absence de données de suivi.

Interprétation des résultats
La MBCT n’apparaît pas supérieure à la poursuite d’un antidépresseur, ni pour le critère primaire ni pour la majorité des critères secondaires. Les auteurs en concluent que la première peut être une alternative à la seconde. Trois quarts des patients sous MBCT réussissent à arrêter leur antidépresseur et leurs symptômes dépressifs résiduels sont diminués significativement, uniquement cependant en analyse par protocole du score BDI. Sur base d’une référence à l’étude de Judd et coll (4), les auteurs estiment que ces symptômes résiduels sont prédictifs d’une rechute de dépression. Cette étude de Judd est effectuée dans un autre contexte, académique. L’interprétation clinique du nombre de symptômes résiduels entre deux épisodes dépressifs reste une question.
Les résultats de cette étude concernent une population fort sélectionnée (123 des participants potentiels) avec en médiane 6 épisodes dépressifs à l’anamnèse, prête, selon leur médecin, à une approche psychothérapeutique de groupe avec suppression progressive de l’antidépresseur. Parmi les participants potentiels, 36% ont refusé d’être inclus dans l’étude, 19% estimant que ce traitement exigerait trop de temps. D’autres études sont donc nécessaires pour évaluer l’extrapolabilité et l’acceptabilité de la MBCT dans une population plus large.
Une analyse coût-efficacité montre que la MBCT représente un coût incrémentiel de 50$ par jour sans dépression, coût équivalent à d’autres psychothérapies. Les coûts de la MBCT et du traitement d’entretien convergent cependant avec le temps, et dans les 3 derniers mois du suivi qui en représente 15, la MBCT semble moins chère. D’autres études à plus long terme devraient apporter confirmation de cette observation (5).

Autres études
Une autre étude a été publiée récemment, RCT suisse indépendante (6) évaluant la MBCT en prévention de la rechute de dépression. Elle montre un délai pour une rechute allongé sous MBCT associée aux soins usuels versus soins usuels seuls, mais après 14 mois, la fréquence de rechutes est identique dans les 2 groupes. Nous ne disposons pas à l’heure actuelle d’une évaluation de l’association d’une MBCT à la poursuite d’un traitement antidépresseur en prévention des rechutes.

Pour la pratique
Une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience semble être une alternative acceptable à la poursuite d’un antidépresseur pour des patients présentant des dépressions récidivantes et qui ne sont pas partisans d’une prophylaxie médicamenteuse en raison d’effets indésirables ou d’une préférence personnelle pour une approche psychothérapeutique. Ce traitement n’est pas (encore) repris dans les guides de pratique. Ce type d’intervention est disponible assez largement en Belgique, du moins en Flandre.


Conclusion
Cette étude conclut qu’une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience est une alternative acceptable à la poursuite d’un antidépresseur pour la prévention d’une rechute de dépression chez un patient qui en a déjà présenté plusieurs. En l’absence de différence significative entre les deux traitements, sauf pour quelques critères de jugement secondaires, le choix entre les deux approches dépendra de la préférence du patient et des disponibilités locales.

Références
  1. De Meyere M. Prévention de la rechute d'une dépression. MinervaF 2004;3(3):40-1.
  2. Ma SH, Teasdale JD. Mindfulness-based cognitive therapy for depression: replication and exploration of differential relapse prevention effects. J Consult Clin Psychol 2004;72:31-40.
  3. Teasdale JD, Segal ZV, Williams JM, et al. Prevention of relapse/recurrence in major depression by mindfulness-based cognitive therapy. J Consult Clin Psychol 2000;68:615-23.
  4. Judd LL, Akiskal HS, Maser JD, et al. Major depressive disorder: A prospective study of residual subthreshold depressive symptoms as predictor of rapid relapse. J Affect Disord 1998;50:97-108.
  5. Raes F, Dewulf D, Van HC, Williams JM. Mindfulness and reduced cognitive reactivity to sad mood: evidence from a correlational study and a non-randomized waiting list controlled study. Behav Res Ther 2009;47:623-7.
  6. Bondolfi G, Jermann F, der Linden MV, et al. Depression relapse prophylaxis with Mindfulness-Based Cognitive Therapy: Replication and extension in the Swiss health care system. J Affect Disord, In Press, Corrected Proof, available online 8 August 2009.



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L'Encéphale
Volume 35, numéro S7
pages 330-334 (décembre 2009)

Doi : 10.1016/S0013-7006(09)73497-9

Dépressions sévères : aspects psychologiques de la prise en charge
Severe depression : psychological aspects of management


C. André

Consultations du Service Hospitalo-Universitaire, Centre Hospitalier Sainte-Anne, Paris


Résumé


Les dépressions sévères, dans leur phase aiguë, rendent difficile la psychothérapie, du fait du handicap lié notamment aux troubles cognitifs et motivationnels. Mais elles représentent un enjeu important en phase post-processuelle pour la prévention des rechutes. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et, à un degré moindre de preuves, la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCPC) y ont fait la démonstration de leur efficacité. De manière plus expérimentale, le courant de la psychologie positive (PP) incarne peut-être un nouveau courant de ressources (travail sur l’optimisme, le lien social, l’équilibre émotionnel…) pour la prévention des rechutes chez ces patients vulnérables.





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Vol. 8, No. 12 / December 2009
Mindfulness-based interventions: Effective for depression and anxiety

• What is mindfulness meditation?
• Mindfulness-based interventions
• CASE CONTINUED: Explaining the potential benefits
• How mindfulness works
• Teaching mindfulness
• CASE CONTINUED: Daily mindfulness practice

Evidence supports adjunctive role for the combination of meditative practices and CBT

article original: http://www.currentpsychiatry.com/article_pages.asp?AID=8164

Traduction très approximative d'extraits de cet article

Comment la pleine conscience harmonise le cerveau à l'organisme
La pratique de la pleine conscience régulière a été démontré pour augmenter l'épaisseur corticale dans les domaines connexes avec attention, introception, et traitement des informations sensorielles, telles que le cortex préfrontal et l'insula antérieure droite. Cela appuie l'hypothèse selon laquelle la vigilance est une façon d'aligner son esprit à ses processus internes , et que cela implique le même niveau social circuits neuronaux impliqués dans Attunement interpersonnelles-Orient régions préfrontales, l'insula, cortex temporal supérieur, et le système des neurones miroir. b

Réponses amygdale. Mindfulness améliore la régulation de l'affect par l'optimisation de la règlementation cortex préfrontal de l'amygdale. Les développements récents dans la compréhension de la physiopathologie de la dépression ont mis en évidence le manque d'engagement des latérale gauche-circuit préfrontal ventro important pour la régulation négative des réponses amygdale à des stimuli négatifs. Dispositionnelles c vigilance est associée à une plus grande activation du cortex préfrontal et associé plus grande réduction de l'amygdale activité pendant une incidence sur les tâches d'étiquetage, ce qui entraîne une incidence accrue de règlement chez les individus ayant un niveau élevé de vigilance. d

Du côté gauche activation antérieure. D'autres chercheurs ont examiné la vigilance "rôle dans le maintien de l'asymétrie préfrontal équilibrée. Relative activation préfrontal gauche est lié à un style caractérisé par des tendances affectives plus forte vers les réponses positives et l'approche émotionnelle / rendement comportement orienté, alors que la droite par rapport faces d'activation est associé à des tendances plus forte vers des réponses émotionnelles négatives et d'évitement et comportement du retrait orientée.

Une étude a révélé une augmentation significative dans la gauche face activation antérieure dans Mindfulness-Based participants réduction du stress par rapport aux témoins. E même, dans une étude évaluant l'effet de la pleine conscience axée sur la thérapie cognitive (MBCT) sur l'asymétrie frontale précédemment des personnes suicidaires, les participants MBCT retenu un modèle équilibré de l'activation préfrontal, alors que le traitement, comme d'habitude-groupe ont montré une détérioration significative vers une diminution relative activation frontale gauche. Ces résultats suggèrent un effet protecteur de l'intervention de la pleine conscience. F

Source: Pour les références aux études décrites ici, consultez cet article à CurrentPsychiatry.com


MBCT intègre la formation de pleine conscience de la MBSR avec les techniques de thérapie cognitive (tableau 1) pour empêcher la consolidation de la rumination, les tendances négatives en pensant que contribuer à la rechute dépressive.2 Ces techniques comprennent la thérapie cognitive:
  • psychoéducation sur les symptômes de la dépression et des pensées automatiques
  • exercices conçus pour la démonstration du modèle cognitif
  • l'identification d'activités qui offrent un sentiment de maîtrise et / ou pour le plaisir
  • la création d'un plan spécifique de prévention des rechutes.

En outre, MBCT introduit une méditation informelle nouvelle l'espace en 3 minutes de respiration pour faciliter la prise de conscience actuelle instant à renverser des situations quotidiennes.


Tableau 1
Compétences et des pratiques enseignées dans la pleine conscience de formation
Thèmes de la session MBCT
Mindfulness compétences
Pratiques associées
«Pilote automatique» (action sans prise de conscience)
Prise de conscience de pilote automatique
Prise de conscience du corps
Conscience de manger
Body scan (porter son attention intentionnellement aux sensations corporelles et sensibilisation )
Faire face aux obstacles
Prise de conscience de la façon dont le bavardage de l'esprit (rumination)influence les sentiments et les comportements
Méditation sur la respiration (pour faire face)
La pleine conscience de la respiration
Conscience de la respiration et le corps
Méditation sur la respiration 3-minute (espace de respiration)
Yoga pleine conscience
Rester présent
Prise de conscience de l'attachement et l'aversion
Méditation sur la respiration
Travailler avec des sensations physiques intenses
Acceptation
Acceptation des pensées et des émotions comme des événements éphémères
Des instructions explicites à la pratique d'acceptation sont inclus dans la méditation sur la respiration pour faire face et l'espace de respiration
Les pensées ne sont pas des faits
Décentrement ou re-voyant
Méditation assise (prise de conscience des pensées)
Comment puis-je tirer le meilleur soin de moi?
Connaissance des signes de rechute, de développer d'une façon plus souple et délibérée des réponses au moment de la rechute éventuelle
3 minutes d'adaptation de répit
Face à la dépression à venir
Prise de conscience de l'intention de
Identification des stratégies d'adaptation pour surmonter les obstacles avec le maintien de la pratique
MBCT: Mindfulness-Based thérapie cognitive
Source: Référence 2



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Message thérapie cognitive basée sur la pleine conscience 
La MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) ou Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la prévention des rechutes dépressives est un protocole de 8 séances de 2 heures chacune dont l’intérêt a été validé pour la prévention des rechutes dépressives chez des personnes ayant connu au moins trois épisodes dépressifs. On a montré un taux de rechute diminué de 50% et une durée entre les rechutes significativement allongé (Bondolfi et al, 2009). Il s’agit d’une thérapie de groupe basée sur le programme MBSR (Mindfulness Based Stress reduction program) de Jon Kabat Zinn et qui intègre des éléments de thérapie cognitive et comportementale pour la dépression.

Les cognitivistes qui ont élaboré ce programme (Zindel Segal, John Teasdale et Mark williams) ont montré qu’il existait une réactivité cognitive accrue chez les personnes dépressives, expliquant les rechutes de plus en plus fréquentes après chaque épisode. Ils se sont donc intéressés à la méditation telle qu’elle était enseignée dans la MBSR comme moyen de se distancier des pensées et stopper le processus des ruminations.

C’est ainsi qu’est née la MBCT où l’instructeur enseigne progressivement ce type de méditation aux participants. Il explicite ensuite de manière pédagogique ce que sont les ruminations dépressives et les signes cliniques de cette maladie, leur apprend à utiliser la pleine conscience au quotidien comme « baromètre » de l’humeur et des pensées pour adopter des stratégies plus efficaces avant que la dépression ne s’installe.

Même si les indications de ce programme sont en train de s’élargir (application aux addictions par exemple ou aux troubles alimentaires), il n’a pour l’instant été validé que pour la prévention des rechutes dépressives. Par ailleurs les patients qui font ce programme doivent être en période de rémission car il est très difficile de faire ce programme dans un état dépressif majeur (difficulté de concentration, ruminations trop importantes).

L’enseignement de la méditation est un point essentiel du programme et les instructeurs ont eux-mêmes une pratique régulière afin d’avoir une connaissance réelle du fonctionnement de l’esprit et également une attitude d’accueil indispensable pour incarner le message fondamental de la MBCT : l’acceptation inconditionnelle de ce qui est.

En effet, un autre élément crucial pour expliquer l’intérêt de cette thérapie, c’est que les auteurs ont montré que les ruminations dépressives étaient liées à la non acceptation des états émotionnels douloureux et la mise en place de stratégies de lutte et de résolution de problème pour quitter ces états douloureux. Ces stratégies inefficaces conduisent à l’épuisement et au sentiment d’échec qui accompagne la dépression.

Ainsi ce programme allie une vraie pédagogie sur ce qu’est la dépression et ses causes, la pratique de la méditation, l’acceptation inconditionnelle de soi et du monde tel qu’il est et la mise en place de stratégies concrètes lorsque la dépression menace.

Il est recommandé d’avoir un suivi spécialisé par un professionnel de la dépression pour bien poser l’indication de cette thérapie et pouvoir évaluer avec lui les risques de rechute car comme nous l’avons souligné, il persiste un risque de rechute. Par ailleurs il y a parfois des comorbidités associées à la dépression qui peuvent nécessiter d’autres types de traitements.


Association pour le Développement de la Mindfulness

http://www.association-mindfulness.org


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Neurosciences et Mindfulness : couple impossible ? from ADMindfulness on Vimeo.




Conférences à Paris sur la Mindfulness organisées par l'ADM, le samedi 8 mai 2010

Première conférence: Neurosciences et mindfulness: un couple impossible?

Les études de follow up à long terme des patients ayant présenté un épisode dépressif, ont permis de clairement démontrer que la dépression est une maladie récurrente. Dès lors, la question de la prévention des rechutes dépressives est devenue un élément crucial dans la prise en soins des patients ayant présenté dans le passé un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs.
Lors de cette présentation seront passées en revue les principales stratégies psychothérapeutiques et pharmacologiques ayant montré leur efficacité dans la prévention des rechutes dépressives. En considérant les facteurs de risque reconnus pour la rechute dépressive, nous présenterons les raisons qui ont sous-tendu le développement d'une approche thérapeutique spécifique dans la prévention des rechutes dépressives. Cette approche combine la psychothérapie cognitive avec les techniques de méditation. Les données récentes sur la neurobiologie de la méditation, ainsi que de ses applications cliniques en psychiatrie, seront illustrées.
Guido Bondolfi a obtenu son diplôme de médecine à l'Université de La Sapienza de Rome et à l'Université de Lausanne. Sa formation en psychiatrie et psychothérapie a été effectuée à Rome, Lausanne et Londres (Institute of Psychiatry). Il est actuellement médecin adjoint agrégé au Service de Psychiatrie Adulte - Département de Psychiatrie, Hôpitaux de Genève - et Chargé de Cours à la Faculté de Médecine de l'Université de Genève. Ses intérêts cliniques et de recherche concernent la psychothérapie cognitive, les approches intégrées des troubles affectifs et le jeu pathologique.
[b]


http://www.association-mindfulness.org



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Message thérapie cognitive basée sur la pleine conscience 
la meilleure solution que je puisse te proposer c'est ce que l'on appelle la méditation, pratique de la méditation assise sur un coussin, jambes croisées, dos droit, 20 min par jour ou plus, assure toi d'etre a l'aise, concentre toi en portant attention au souffle (inspiration expiration) plus particuliairement a l'expiration, visualise tes pensés, tous ce qui est négatif en toi sortir de tes poumons et inspire la paix, ceci t'amenera concentration et calme mental, lorsque le mental est concentrer les pensés discurssive et aléatoire ne pourront plus entrer dans ton champ de conscience. tu peut acheter un chapeler ou un colier a perle et pratiquer la méditation en marchant, en égrainant ton chapelet dans ta main perle apres perle, a chaque perle une inspiration et une expiration ceci t'apportera une activité, une présence et une profondeur qui t'aportera plus de paix. l'analyse répéter d'une entreprise psy pourra t'aider cependant ce mouvement de la pensée est un bruit sans fin et ne peut etre dominer que par la pratique méditative concentrée. apres un certain temps de pratique naitra en toi la confiance, la connaissance de soi, et en cela la cohésion de ton esprit et de ton corps sera la.
ceci est un topic d'éveil: Ce que les hommes veulent en fait, ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude ceci est je suis désoler ceci une erreur basé sur un savoir, l'expérience par la pratique vous démontrera le contraire puisque la certitude a creer d'énorme souffrance par le passé dans ce cas la le doute est plutot une bonne chose. toujours est il que la connaissance de soi peut etre mal interpréter disons plutot connaissance de la vérité ou réalité et c'est en comprenant sa propre réalité que l'on comprend la nature de la réalité, vient alors la connaissance transcendante ou supérieur qui n'est autre que nous meme.

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Message thérapie cognitive basée sur la pleine conscience 
tout ce que je peut constater de notre monde c'est que il y a des guerres, des conflits, de la corruption, de la violence, du non respect, jalousie, méprise, arrogance, orgeuil, vanité, colère, la liste est trop longue. voila la division primordiale de notre monde, qui s'opere au sein des familles, de l'école, des religions,de l'éducations, des cultures, de la politique, bref a tous les niveaux. l'amour, la compassion, la compréhension, la paix, la liberté authentique est exclut donc il ne peut pas y avoir de guérizon, seul les êtres doués de sagesse éveillé peuvent contribuer a un environnement sain et aider les autres a s'éveiller mais voila; on catégorise, on creer des petites cases et puis on isole volontier les personnes dites et comme ca on s'assure une grande sécurité, si bien que toutes les chances d'éveils se retrouvent anéanti, l'intelligence spontanée et sage est de toute évidence le résultat de l'amour, ceci n'est ni localisable ni séparer, c'est universelle.

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Message thérapie cognitive basée sur la pleine conscience 
La thérapie MBCT est proposée dans le CMP ou j'exerce et apporte des bénéfices réels à beaucoup de personnes.

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Message thérapie cognitive basée sur la pleine conscience 
Bonjour,

Je pratique la méditation depuis 3 ans 1/2, je comprends pleinement maintenant pourquoi on rapproche la méditation d'un surf:
Jon Kabat-Zinn -" si on ne peut arrêter les vagues, on peut apprendre à surfer"

Pour moi, la thérapie de la Pleine conscience a rejoint ou ouvert la thérapie que je pratiquais avec ma psy (psychiatre)...D'après ce que j'ai lu, cette pratique est faite pour cela.
Je peux approfondir le lien plutôt positif qu'il existe entre la psychiatre qui me soigne et moi. ...Je me suis aperçue que je faisais un transfert avec tous les médecins que je rencontrais.
J'ai des moments difficiles sauf que je sais à présent qu'ils vont passer.
La relation que j'ai avec ma psy c'est plutôt celle que j'avais avec mon père (décédé).

Je vais bien, je surfe aussi sur les émotions que je rencontre.
ouf!


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"En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout."
Albert Camus
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