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Reconnaître un mauvais psy (et un bon...)
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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Comme nous avons déjà abordé la question plusieurs fois sur le forum, et qu'on entend souvent des témoignages préoccupants concernant les expériences des uns et des autres, voici un fil où pourront être regroupées les questions que chacun est en droit de se poser quant aux pratiques de son psy.


Les différents signes que je vais évoquer sont à relever dans le contexte d'une relation psychothérapeutique (qui constitue l'essentiel des demandes de suivi en libéral), entre un psychologue ou un psychiatre pratiquant la psychothérapie et un patient désireux de s'engager dans ce travail.
Certains de mes conseils (psy qui répond au téléphone par exemple) ne s'appliquent donc pas à une consultation en institution ou à une consultation psychiatrique (à visée prescriptive) en libéral par exemple.


Je vais me concentrer sur une liste de signes inquiétants (puisque ce sont eux qui vont d'abord alerter), permettant à chacun de douter de son psy ou d'être d'emblée assuré qu'il faut chercher immédiatement ailleurs.


Je vais aller, tout à fait subjectivement bien sûr, du "moins grave", où c'est l'accumulation des signes qui va faire problème, au "plus grave", où le moindre dérapage justifie que l'on prenne ses jambes à son cou.


Je n'aborde naturellement pas ici tout ce qui a trait aux aléas de la relation elle-même et au fait que cette personne vous plaise ou pas - il ne s'agit que de se donner les moyens de détecter si ce psy est fiable ou non.




Vous pouvez vous poser sérieusement des questions lorsque votre psy :


- Vous propose des séances qui ont une durée inférieure à 30 min.
- Répond au téléphone pendant les séances.
- Ne vous prend pas à l'heure convenue (ou à peu près à l'heure convenue).
- Annule ou déplace répétitivement vos séances.
- Vous propose de remplacer une séance par un entretien téléphonique ou par internet (hormis cas particuliers : maladie, hospitalisation...).
- Vous propose une "psychothérapie" à moins d'une séance par semaine (à la rigueur d'une séance tous les quinze jours).
- Vous impose plus de 3 ou 4 séances par semaine.
- Vous propose des tarifs indécemment élevés (au-dessus de 90/100 euros par exemple, sans que sa notoriété ne le justifie).


- Expose des éléments très privés (photos de sa famille par exemple) dans la pièce où il vous reçoit.
- Vous parle de lui, de sa vie, de ses propres expériences ("je vous comprends, ma mère était pareille").
- Vous parle de ses autres patients et/ou compare votre expérience à la leur.
- Vous donne des conseils de façon très formelle plutôt que de vous engager à réfléchir par vous-même ("N'épousez pas cette femme", "Changez de travail", "Mettez donc ce gosse en pension").
- Vous donne des livres de sa bibliothèque à lire.
- Vous donne (ou prête) des objets personnels.
- Accepte que vous lui donniez (ou prêtiez) des objets personnels (je ne parle pas ici des "cadeaux", dont l'acceptation et/ou le refus constituent des choix plus réfléchis).
- Dénigre ouvertement ses confrères et/ou des techniques employées par ses confrères.




Vous feriez bien de fuir lorsque votre psy :


- Communique sans votre autorisation avec des membres de votre entourage qui le sollicitent à votre sujet (le cas se pose différemment pour un mineur ou si vous êtes en grand danger immédiat).

- Vous dénigre, vous insulte.
- Vous frappe.
- Vous menace de tous les maux si vous souhaitez interrompre votre suivi (au lieu de formuler et argumenter un avis contraire).
- Vous dit du mal de votre entourage, vous engage à rompre avec certains proches.
- Vous assure qu'il va vous aider à régler tous vos problèmes dans les plus brefs délais, et que lui seul peut le faire.
- Vous propose de s'occuper de vos affaires, de vos finances, ou vous recommande quelqu'un dans ce but.
- Vous propose d'assister à des "séminaires" qu'il anime, d'adhérer à une de ses "associations", etc.
- Vous impose ses convictions (politiques, religieuses...).
- Vous invite à lui envoyer d'autres patients.
- Propose ou accepte de prendre en charge certains de vos amis ou membres de votre famille (hors contexte de thérapie familiale).


- Vous embrasse pour vous saluer.
- Vous invite à prendre un verre, à dîner, à aller au cinéma...
- Vous présente des personnes de son entourage.
- Vous demande de vous déshabiller.
- Vous touche, que ce soit dans un geste tendre (enlacer, prendre dans ses bras, sur ses genoux...) ou érotique (caresser...).
- Vous propose d'avoir des relations sexuelles avec lui.
- Accepte que vous le touchiez, tendrement ou érotiquement.
- Accepte d'avoir des relations sexuelles avec vous.


Vous pouvez compléter dans ce fil selon votre propres expériences 


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
...



Dernière édition par manu__ le Sam 16 Fév 2013 - 22:06; édité 1 fois
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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
manu__ a écrit:
 et pourquoi j'ai choisi d'aller chez un psychothérapeute qui est psychiatre.


Moui, mais le diplôme ne protège même pas. Il en existe qui sont psychiatres ET cons, tout en un.

A ce sujet, j'avais relaté ici ma mauvaise expérience avec mon premier psychiatre en libéral (un tout en un qui en valait 2 à lui tout seul!). J'ai appris récement par mon généraliste qui m'avait orienté vers lui, qu'il y a eu de nombreux très mauvais retours de patients, qu'il n'y avait visiblement plus aucun patient et qu'un beau jour le cabinet a fermé et le psychiatre a disparu dans la nature.
Comme quoi, malgré la pénurie de psychiatre, les plus nuls ne sont pas mieux protégés.

D'après cette expérience, je dirais donc qu'un signe qui ne trompe pas, c'est le fait d'être anormalement mal à l'aise lors des premières consultations.


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Bonsoir Séverine,
C'est vrai, oui...
Me concernant j'ai vu trois psychologues, et bien sûr cela joue sur ma perception des choses :
La première je lui en veux ne ne pas s'être aperçue que je nécessitais d'être soigné de façon plus suivie, avec psychothérapie et suivi médicamenteux, en cmp par exemple...
La seconde, j'étais en érotomanie. Je pensais plus à elle qu'à ma thérapie. (ok elle n'y pouvait rien, la pauvre, j'ai dû être assez chiant. Et puis je me base sur un propos vaseux pour son sérieux...)
Le troisième il était nul, mais archi nul. Il prenait son boulot par dessus la jambe... N'importe quoi.

(par contre (c'était mon point de vu et ressenti.) j'ai été suivi par une psychologue en hôpital elle était super super chouette, très carrée dans son travail.)

Je dois voir ça avec le psychothérapeute demain... C'est vrai que son cabinet a une bonne réputation...
Je pensais aller voir ailleurs mais c'est sans doute un coup de tête... Je pensais vouloir être suivi par une femme.. Mon médecin me dit que cela peut recréer une situation à risque aussi bien que me confronter à cela et que je puisse gérer mes émotions.

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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
manu__ a écrit:

 (excusez moi du sarcasme mais cela aurait pu être un prospectus de marabou...)





 euh..marabout s'écrit avec un T. D'ailleurs, on dit maraboutique, c'est ça ? ;-)

Merci Traviata pour cet inventaire, il est vraiment très clair et bien structuré.


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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
J'aurais tendance à modérer les premiers critères sur le "bon psy" dans un contexte hospitalier, CMP ou autre, où les retards dus à des urgences diverses peuvent arriver, au même titre que les déplacements de rendez-vous peuvent arriver pour des raisons non dépendantes du psy (-chiatre, -chologue) concerné

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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Pour ma part, je n'ai pas encore trouvé le psy qu'il me faut.
Je me rend compte que celui actuel a quasi tous les reperes donné dans la première liste x)

Mais souvent les psy que je me sens le mieux sont dans les hopitaux =/

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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Je pense que certains critères ne peuvent être que des indications.En effet, pas de "camaraderie", chacun reste à sa place. Milton H. Erickson utilisait souvent des métaphores, des tâches à faire au patients... Et un style de métaphore est de parlé au patient d'un autre patient (réel ou imaginaire) pour expliquer quelque chose, sans en avoir l'air, ainsi le patient prend ou ne prend pas...ça ressemble à ça: - Vous parle de ses autres patients et/ou compare votre expérience à la leur.
Je ne sais pas!


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[url=http://piegeacon.fr/]
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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Mon ancien psychiatre, mangeait son repas du midi devant moi, répondait sans arrêt a son téléphone portable pendant la séance, consultait dans sa salle a manger chez lui le samedi, il m'avait donné son numéro de portable (que je pouvais l'appeler même le dimanche si je n'allais pas bien) et j'en passe! Bref! du coup il s'est trompé de diagnotic et m'a donné un anti-psychotique pendant 8 ans pour une schrizophrènie que je n'avais pas!
il se vantait d'être "un psy de luxe"comme il m'a dit une fois, pour justifié le prix de la séance 82 euros la séance et changait le prix a la tête du client (je suis passé de 82 a 41 euros). Il disait qu'il passait a la télé, écrivait des livres et était le président de "SOS DEPRESSION" à Paris. Il avait crée plusieurs associations, dont une ligne téléphonique hyper cher 0892...avec des psychologues étudiants.
IL m'a fait payer un test de personnalité a 50 euros et je n'es jamais vu le résultat, car il l'avait perdu...et il ne m'a même pas redonné mon chèque! Ce psychiatre est a la retraite maintenant, mais je peux dire qu'il ne pensait qu'a l'argent!
C'était un psychiatre dans le privé.

En ce qui concerne mon psychologue dans un cmp, c'était pas mieux. Pendant mes séances il répondait au téléphone a ma mère, alors que j'étais majeur 25 ans (a l'époque) et en plus ma mère (me maltraitait a la maison).
La première thérapie comportementale et cognitive a été une catastrophe! j'ai fais cette thérapie sur la demande de ma mère...et on n'a pas tenue compte de mon avis. Du coup, je suis tombée malade pendant la thérapie.
Après, on s'est pas vu pendant 2 ans et j'ai recommencée avec lui, il m'a fait une nouvelle thérapie analytique qui se passe bien, mais les séances durent que 15 minutes, une fois par semaine.
ça fait des années que je connais ce psychologue (de mes 25 ans a 40 ans) et je n'es jamais avancée d'un pouce!
Mais, je n'es pas les moyens de me payer un psychologue dans le privé et il y a une grande liste d'attente au cmp, si on veut changer de psy).



En ce qui concerne mon psychologue

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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Misère ! Cela fait peur et il n'est pas que des psys.
Hélas, dans le social des problèmes existent aussi entre le conformisme institutionalo-politique et une sorte de syndrome du colonial où l'autre de l'exclusion est jugé, soupesé, stigmatisé.
Mais zut (pour rester poli)  quand même !  Travailler dans le domaine de l'humain se devrait d'une éthique, d'un respect absolu de l'autre de la souffrance.
Ceci n'est pas, heureusement, du général mais le peu qu'il en soit fait du dégât !

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Message Reconnaître un mauvais psy (et un bon...) 
Bonsoir,

J'ai besoin de conseils, besoin d'aide .
Mon psychologue m'a demandé (ordonné) de me déshabiller lors de notre dernière consultation (mercredi 14/12): "déshabillez vous" Je suis restée interdite, lui demandant s'il était sérieux, mais il a redemandé à ce que je me déshabille. Nous étions en train de parler du fait que je m'en voulais d'avoir hésité à refuser une relation avec un homme marié (mais que j'avais coupé court) si mes souvenirs sont bons. En gros je disais que je m'en voulais.
Il a insisté, j'ai fini par expliquer que non, c'était mon thérapeute , et que je ne me déshabillais pas comme ça, quand on me le demandait
Il m'a dit que nous étions lui et moi dans son cabinet, que personne ne pouvait me voir .... "alors déshabillez vous"
il a regardé mon pull, je n'avais pas de maillot en dessous, et on voyait un peu ma brettelle de soutien gorge.

Il a fait une réflexion comme quoi cela serait rapide en plus, vu que je n'vais que le soutien gorge en dessous... 

Je sais maintenant, je réalise que son comportement était parfaitement inadéquat, et que rien ne le justifie.
Il m'a envoyé un sms dans l'après midi me demandant : "comment vous sentez vous" je lui ai simplement dit que j'étais désarçonnée, mal à l'aise. Il m'a dit qu'il ne vouliat pas me mettre dans cet état etc .qu'il pensait que du bien de moi bla bla bla alors je l'ai au final rassuré (je sais c'est fou) en lui disant qu'il n'y avait rien de grave, que je savais sa bienveillance.Il m'a proposé de l revoir le lendemain, "hors thérapie" à l'heure et l'endroit que je voudrais pour en parler et répondre à mes questionnements.
J'ai d'abord dit que je travaillais ce jour là, et donc dit que ce n'était pas possible.
Puis enfin, j'ai finit par lui écrire clairement que j'étais en colère après lui, après moi aussi, que j'arrêtais les consultations définitivement, et que je n'avais plus confiance en lui.


ensuite, s'en est suivit de nombreux sms et mails, ou je bataillais à lui expliquer ma colère,qu'il n'avait pas le droit d'agir ainsi.

Il s'est justifié en disant qu'il voulait juste me déstabiliser, et me prouver à moi même que je savais être forte, faire des choix.Il trouve mon "revirement" bizarre, de d'abord dire que je le crois bienveillant à ensuite une colère,puis lui dire que je n'ai plus confiance en lui et mets fin aux consultations.
Il dit qu'il sait ce qu'il fait, qu'après 16 ans d'expérience, mais que visiblement j'en sais plus que lui sur son métier... des mails avec beaucoup de sarcasmes.Je lui ai écrit que je le suspectais d'avoir tenté de me manipuler, d'avoir eu autre chose en tête que de juste le déstabiliser.

Je résume vraiment brièvement... 
Jamais il n'a admit que m'ordonner de me déshabiller était une faute professionnelle et n'avait pas raison d'être. Quoi qu'il arrive.
D'ailleurs, jamais il n'a écrit : "je vous ai ordonné de vous déshabiller "
il emploie le mot : "déstabiliser" " agir comme cela" " utiliser ce thème" mais jamais il n'écrit ce qu'il m'a dit vraiment dit. C'est ce qui me fait mal aujourd'hui, qu'il n'admette pas ce fait concrètement et clairement. Il m'a même dit que c'était après moi que j'étais en colère en réalité et non après lui, car j'avais "hésité à le faire" , à "obéir"( me déshabiller) et qu'il n'avait pas enfreint ses prérogatives. Il me dit qu'il aurait dépassé les limites s'il sétait approché de moi afin de me mettre en zone d'inconfort, et me mettre la pression, et me laisser me déshabiller. Or, j'étais déjà en zone d'inconfort et de pression, mais j'ai tenu bon, et j'ai dit non, non je ne peux  pas, non je ne me déshabille pas. Quel recours puis je avoir ? je suis désolée si mes écrits manquent de précision, mais je suis vraiment fatiguée, cela fait plusieurs jours que je suis en discorde avec lui car j'attends des excuses qui ne viennent pas.
Il s'excuse s'il m'a blessé, si je me suis sentie humiliée etc, mais il ne reconnait pas qu'il n'avait pas à faire ça : m'ordonner de me dévêtir .
Merci à celles et ceux qui me liront et me conseilleront .





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