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Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat
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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
A boire et à manger ? Je ne sais pas, alors je vais vomir ...

Manifestation le 15 Mars à Paris à 16h !
Rassemblement prévu le mardi 15 mars 2011 de 16h à 20h Place Edouard Herriot 75007 Paris. Métro Assemblée Nationale, ligne 12.
 Non à la réforme sécuritaire de la psychiatrie !


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"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n'est en bonne santé"
Aldous Huxley
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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Bon ben je suis venue, après mon rdv... psy.... lol.
C'était vers la fin et il y a avait plus tellement de monde, et en fait je suis restée un peu en périphérie ça m'a fait un peu peur ^^
Donc voilà je suis quand même venue, et d'après ce que j'ai compris, bientôt une nouvelle manif ?


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“Quand je commence à comprendre quelqu'un, c'est que j'ai la trouille. (...) Or le problème n'est pas de comprendre mais d'écouter, d'entendre”. P. Fédida, Humain déshumain.
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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Moi non... Personne pour m'accompagner.
J'avais pourtant bien pensé à m'équiper d'un entonnoir, pensant avoir une idée originale.
J'ai vu la vidéo, y avait des gens qui avaient ramené le leur.

Par contre je serais preneur d'un compte-rendu...

Une connaissance psychiatre de mon pôpa (personne qui m'a aidé d'ailleurs à certains moments.) disait que le collectif psy ne faisait pas l'unanimité, pour des raisons que j'ignore.

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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Coucou, en effet un autre rassemblement est prévu samedi 9 avril, à Paris
Meeting le samedi 9 avril 14h-18h
Devant la statue de Pinel, 47 Bd de l’hôpital à Paris
. un lien ICI
 @ Manaman : c'est bien que tu sois passée, même si tu dis t'être tenue à l'écart, je trouve super que tu aies eu "l'envie" !
Quand à toi manu, j'aimerai bien savoir ce qui cloche dans les idées du collectif des 39, et ainsi comprendre pourquoi TOUS les psychiatres ne rejoignent pas le mouvement, car cette loi va VRAIMENT imposer des changements dans tous les services ...
@ bientôt j'espère.


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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
frederic a écrit:

Coucou, en effet un autre rassemblement est prévu samedi 9 avril, à Paris
Meeting le samedi 9 avril 14h-18h
Devant la statue de Pinel, 47 Bd de l’hôpital à Paris
. un lien ICI
 @ Manaman : c'est bien que tu sois passée, même si tu dis t'être tenue à l'écart, je trouve super que tu aies eu "l'envie" !
Quand à toi manu, j'aimerai bien savoir ce qui cloche dans les idées du collectif des 39, et ainsi comprendre pourquoi TOUS les psychiatres ne rejoignent pas le mouvement, car cette loi va VRAIMENT imposer des changements dans tous les services ...
@ bientôt j'espère.


En fait, je te resitue le contexte : j'ai une famille que j'ai spammée des textes du collectif, qui ne partagent pas forcément les mêmes opinions que moi, ni ne sont mobilisées dans la tête comme moi sur ces sujets... (euh oui je m'intéresse au sujet étant le principal concerné puisque c'est moi le fou.)
Je le suis mobilisé et énervé contre cette loi, mais surtout comme cette façon répugnante de gouverner un pays en jouant sur la peur de l'autre, en clivant les population sur absolument tous les sujets. Qu'ils soient sociaux, éducatifs, économiques ou je ne sais quoi.
Je pense qu'il a été plus facile pour mon parent d'entendre l'avis d'un psychiatre pas forcément alarmiste et qu'il connait personnellement que des mails reçus par un collectif (via moi.) qui ne l'intéressent pas forcément plus que ça. Enfin je sais pas.
Je disais juste que d'après lui dans la profession, les avis du collectif ne rassemblent pas toute la psychiatrie, et là, je ne fais que rapporter des dires dont je ne peux rien vérifier, et qui d'ailleurs m'importent peu car moi je me sens proche des idées du collectif.

Maintenant mes excuses bidon pour ne pas venir sont en grande partie liées à mon handicap, enfin à ma difficulté à me mouvoir et à rester à une manif. Et d'ailleurs Manamana a eu bien du courage, plus que moi, la preuve je ne me suis pas déplacé.

Bonne soirée Frédéric....


ps. Si je ne viens pas, je participe par la pensée, et par mes écrits d'ailleurs car j'avais posé un texte pour les cahiers de la folie n°zéro, qui a été publié.
Et je fais suivre tous les mails et pétition. Je voulais même faire déplacer mes éducs spé de ma structure pour qu'il viennent avec moi, mais ils ont des impératifs professionnels et ne sont pas à proprement parler "dans la psychiatrie."

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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Bonjour manu, c'est très bien de faire suivre et de partager les infos, c'est déjà un geste militant pour la liberté. Moi non plus je ne vais pas à tous les meeting et autres rassemblement, ce n'est pas un problème.
Il ne faut pas non plus se prendre la tête, juste être un peu lucide : tout n'est pas rose, ni noir! Lol


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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
TOUS au meeting du 9 avril !!! (faites ce que je dis, pas ce que je fais. (autodérision.) )

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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
 
Citation:

Intervenant au Sénat lors du vote de la Loi de 2008, Robert Badinter indiquait : « Pas de prison, pas de détention sans infraction : ce principe est le fondement de notre justice criminelle depuis deux siècles. Nous franchissons la ligne qui sépare cette justice de liberté fondée sur la responsabilité de l’auteur de l’infraction, d’une autre justice fondée sur la dangerosité appréciée par des experts – le plus souvent des psychiatres – d’un auteur virtuel d’infractions éventuelles ». Et il prédisait : « L’homme dangereux va remplacer l’homme coupable devant notre justice » (Badinter, 2008).

Si l’homme coupable est derrière les barreaux de la prison, l’homme dangereux, lui, est n’importe où. Il est dehors et on ne sait où. Il représente une menace confuse dont les critères de détection restent imprécis. Il s’incarne dans différentes figures toutefois, comme celle de l’étranger ou du terrorisme. Dans son discours sur la nouvelle mission de l’OTAN, a` la fin des années 1990, Bill Clinton soulignait la nouvelle donne militaire où l’ennemi est à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières traditionnelles des États. Poursuivant la métaphore des murs introduite par Foessel, à côté des murs prisons, on découvre des murs forteresses. Si les prisons construisent des murs pour empêcher de sortir, les États, Cités contemporaines, bâtissent des forteresses pour empêcher d’entrer.

Jean-Marc Guilé « Le désir sécuritaire et le psychiatre », Perspectives Psy 3/2010 (Vol. 49), p. 181-184.
URL : www.cairn.info/revue-perspectives-psy-2010-3-page-181.htm.



Tombé sur cet édito de la revue

Perspectives Psy
2010/3 (Vol. 49)

L'édito est accessible gratuitement

Je trouve qu'il démontre de manière très intelligible en quoi l'axe sécuritaire en psychiatrie est un symptôme d'une dérive plus large dans les sociétés occidentales et donc en quoi cet "esprit du temps" devrait alerter tout le monde. 


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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Merci, je n'avais aucun doute à ce sujet. Mais en effet c'est intéressant.
D'autres parts il y a demain 10 mai à Paris à 16h un rassemblement autour du Sénat pour interpeller les sénateurs sur le texte qu'ils examinent . Plus d'info sur le site des 39 contre la nuit sécuritaire


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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Hospitalisation d’office: examen express à l’Assemblée


lequotidiendumedecin.fr 24/05/2011




Les députés ont bouclé lundi au pas de course l’examen en seconde lecture du projet de loi réformant les soins psychiatriques sous contrainte. Le vote solennel doit avoir lieu le mardi 31 mai, avant un retour du texte au Sénat.


Programmés tout au long de cette semaine, les débats à l’Assemblée sur la réforme de l’hospitalisation sous contrainte ont tourné court. Lundi, les députés ont achevé l’examen du projet de loi en seconde lecture en ne modifiant que très légèrement le contenu de ses 15 articles revus par les sénateurs le 13 mai dernier.
Du côté de l’opposition, hormis une motion de rejet préalable du texte non adoptée en ouverture de séance, des députés de gauche ont tenté en vain quelques retouches, comme la réduction de la période obligatoire d’observation en hospitalisation de 72 à 48 heures lorsqu’une procédure de soins sous contrainte est engagée. Le rapporteur UMP Guy Lefrand a précisé que cette période de 72 heures taxée de « garde à vue psychiatrique » ne constituait qu’un délai maximal. « Si, au bout de vingt-quatre, trente-six ou quarante-huit heures, le psychiatre estime que le patient peut sortir, il peut l’autoriser à le faire », a-t-il ajouté. Hormis les amendements rédactionnels ou de coordination adoptés, un amendement du rapporteur du projet de loi a supprimé la précision apportée par les sénateurs concernant la notion de soins sans consentement en tant que soins auxquels le patient n’est pas à même de consentir du fait de ses troubles mentaux. « C’est une périphrase particulièrement longue, qui ne correspond pas à la réalité puisqu’elle ne tient pas compte des patients hospitalisés d’office et qui est suffisamment complexe pour que les administrateurs du Sénat eux-mêmes n’aient pas réussi à l’introduire partout dans le texte », a justifié Guy Lefrand.


Un rapport sur l’IPPP.
Le cas spécifique de l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP) a par ailleurs été abordé lundi dans l’Hémicycle. Les députés ne sont pas revenus sur une disposition introduite par les sénateurs qui prévoit une modification du statut de cette institution, comme l’a recommandé le contrôleur général des lieux de privation des libertés (CGLPL) dans un avis publié en mars dernier. « Nous avons la volonté de faire évoluer cette structure en structure d’accueil sanitaire. Il faut travailler pour cela sur la modification de son statut. Nous avons six mois pour élaborer un rapport et vous faire des propositions. Nous pourrons alors avoir une idée plus précise de la structure à mettre en place pour remplacer l’IPPP », a déclaré Nora Berra.


› DAVID BILHAUT


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
Appel du Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire
 

Si cette loi est adoptée, nous la refuserons.
 
Journée de mobilisation unitaire
Mercredi 15 juin 2011: 2ème lecture de la Loi 
 
À l’issue de la conférence de presse au sein du Sénat 
Rassemblement devant l’entrée principale à 16h30

 
Depuis plusieurs mois, la majorité des professionnels et les citoyens ayant à cœur une hospitalité pour la folie à rebours des préjugés sécuritaires actuels, ont dénoncé la déraison d'Etat qui s’est exprimée par le vote du projet de loi « relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et, aux modalités de leur prise en charge ».

Malgré nos propositions, il n'y a pas eu de sursaut républicain des élus de la majorité gouvernementale et pourtant, une fois votée, cette loi va rendre beaucoup plus compliqués l’accès aux soins et la continuité des soins pour les patients et leurs familles. Elle désorganisera la majorité des services de psychiatrie publique dès le 1er août 2011, fera pression sur des administrations prises de court (ARS, préfectures, justice) et paradoxalement, elle n’améliorera pas la possibilité des recours garantissant les libertés.

Cette loi adoptée, il ne restera plus que le sursaut des professionnels et des citoyens afin d’empêcher une catastrophe sanitaire sans précédent pour la psychiatrie.

Ethiquement, nous ne pouvons accepter cet ensemble de mesures qui n’a plus vocation à soigner mais à créer l’illusion que les psychiatres, les juges, les directeurs d’hôpitaux et les préfets pourraient garantir l’ordre social aux moyens de recettes gestionnaires et sécuritaires qui n’ont jamais fait leurs preuves.

Il est plus que jamais nécessaire, dans le champ de la psychiatrie, de se recentrer sur la mission soignante en élaborant, avec les patients et leur famille, des pratiques de soins au cas par cas et au long cours, quand elles le nécessitent. Nous ne saurions rester impuissants face à ce texte idéologique, discriminatoire et promouvant la délation tout en détruisant la relation de confiance « soignants – soignés ».

Ce texte dangereux consacre la rupture du secret professionnel, la fin de l’indépendance professionnelle qui sera désormais soumise à « un programme de soins » dicté par le Conseil d’Etat.

Par nécessité éthique afin de maintenir une possibilité de soin relationnel nécessaire à toute personne en grande souffrance psychique, qu’elle puisse ou non consentir aux soins, nous appelons le mercredi 15 juin tous les soignants en psychiatrie, les patients, les familles et tous les citoyens à refuser solennellement cette loi.
D’ores et déjà, il nous paraît essentiel d’appeler à un grand rassemblement unitaire à Paris, avant l’été, pour entériner notre refus et organiser la résistance qui concourra à l’abrogation.

www.collectifpsychiatrie.fr

 
 Pour nous contacter : information@collectifpsychiatrie.fr


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
J'y serai !


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Message Pétition : Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat 
"Je suis fier d'être psychiatre ce soir"






Docteur Guy Baillon                                                 Paris le 13 juin 2011
Psychiatre des Hôpitaux
                                                                                             
Je suis fier d’être psychiatre ce soir : Les psychiatres se révoltent tous contre la loi liberticide !
Oui je suis fier d’être psychiatre ce soir.
A la veille de cette terrible condamnation à mort de la liberté des députés par une loi qui veut faire des malades des esclaves que l’on peut embastiller aisément à la moindre incartade. Nos élus n’ont pas compris qu’ils avançaient un degré de plus dans l’infamie, en promulguant une violence « jamais encore réalisée ». En effet les malades une fois enfermés vont maintenant être en plus « obligés de recevoir des médicaments », il est évident qu’après ils ne pourront plus résister, et ne pourront qu’obéir. Nous revenons aux pires années de certains camps de l’Est ou aujourd’hui de Guantanamo. Sous médicaments les malades ne pourront plus penser comme avant, ils paraitront soumis, en fait ils auront expérimenté que ce monde leur est hostile, et après pareille violence lutteront toute leur vie contre les soins psychiatriques, ou les fuiront.
Dans quel pays une telle violence existe-t-elle ? Nous serons enfermés pour avoir tenu des propos non conformes ! ou avoir eu un comportement bizarre selon certains témoignages ! Nous serons enfermés sans aucun contrôle (pendant la garde à vue initiale de 72 h la justice n’intervient pas, pas plus que les avocats), mais de surcroit nous allons recevoir des médicaments « de force »!
Ce soir les psychiatres de service public qui jusqu’alors, en raison de l’importance de leur rôle voulant sauvegarder l’intimité de chacun, étaient en majorité restés sur la réserve, tous se sont levés contre cette loi et ont lancé des communiqués précisant sa gravité.


L’Etat, et l’UNAFAM qui soutient cette loi, savent-ils que sans les psychiatres la loi n’est pas applicable ? En effet le jour où les psychiatres décident de faire grève, si la loi est votée, il n’y a plus ni certificat d’internement (ne soyons pas hypocrite à vouloir un autre terme), ni traitement obligatoire ! L’Etat pourra sur ordre nominatif les obliger à reprendre leur travail, mais jamais il ne pourra les obliger à écrire des certificats conformes au désir de l’Etat, ni ne pourra les obliger à prescrire des ordonnances. JAMAIS ! La loi ne pourra donc être appliquée.
Jusqu’à aujourd’hui la majorité des psychiatres restaient assez confiants dans l’Etat, espérant qu’il comprendrait ses erreurs. Ils pensaient aussi que les familles de l’UNAFAM qui depuis 10 ans, en s’associant à la Fédération des patients-usagers, avaient fait preuve de grande maturité (puisqu’elles ont des positions opposées) garderaient assez confiance dans la psychiatrie, et ne se comporteraient pas avec les malades comme avec des enfants récalcitrants. L’UNAFAM a préféré cautionner la violence de l’Etat. Non contente de soutenir cette loi elle prétend dans un projet de « plan psychique » intervenir dans tous les lieux de soin pour expliquer aux équipes de soin comment soigner au sens où elle l’entend elle, c’est-à-dire, comment « faire obéir les malades » !


La totalité des psychiatres (sauf quelques conseillers se croyant valeureux) ce soir se révolte, et dit NON à l’Etat, comme à l’UNAFAM (heureusement beaucoup de familles se révoltent aussi, s’opposent à l’UNAFAM, et souhaitent la création d’une nouvelle association nationale enfin humaine), se sont exprimés en particulier :
Isabelle Montet et Jean Claude Penochet pour le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (Le Monde du 14-6)
Norbert Skurnik pour les autres syndicats de psychiatres
Ceci après les avis de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, du Syndicat de la Magistrature, du Contrôleur des lieux de privation de liberté, … et de nombreuses associations. En premier lieu la FNAPSY et ses associations d’usagers.
Cette loi ne fera pas plier les genoux des psychiatres. Ceux-ci ont une autre idée de leur fonction que celle d’obéir à l’Etat. Ils servent d’abord les hommes qui souffrent tout en étant très attentifs au contexte de la société dans laquelle vivent les patients. Ils sont les acteurs d’un service public qui a la mission de soigner des personnes humaines, et qui simultanément attend de la société des mesures de solidarité suffisantes pour les accueillir.


Une très émouvante vidéo[1] circule depuis ce soir sur le net où l’on voit une patiente et un psychiatre recevoir la Légion d’honneur des mains du Président de la République en son palais le 21 octobre 2009. La patiente est Madame Claude Finkelstein présidente de la FNAPSY (fédération nationale des patients de la psychiatrie). Le psychiatre est le docteur Yvan Halimi, Président de la Conférence des Présidents de CME (organisme hautement représentatif du service public). On voit le Président de la République tenir des propos éloquents : il tient à valoriser ensemble la souffrance  psychique (« Cela peut arriver à tout le monde », renchérit-il), et la psychiatrie, et insiste sur la valeur hautement symbolique de cette réunion de la malade et du psychiatre ce jour-là.
Dans la même vidéo nous voyons ces deux mêmes personnes, arborant cette Légion d’Honneur, se retrouver solennellement le jeudi 9 juin 2011 devant le Parlement Européen à Strasbourg, et s’adressant au Président de la République, à nous tous, tous les citoyens (« à qui cela peut arriver » !) elles ont demandé le retrait de la loi sur l’obligation des soins en psychiatrie. Elles ont averti que si cette loi passait psychiatres et usagers n’auraient de cesse à chaque mesure de déposer une plainte auprès de ce Parlement de Strasbourg, que l’on voit derrière elles, pour viol des règles des soins. « La psychiatrie est en deuil ! »
D’autant que quelques jours avant, le 5 juin, le Conseil Constitutionnel a demandé au gouvernement de modifier le projet de loi pour que les hospitalisations d’office soient aussi l’objet d’un contrôle par les juges. Le gouvernement a-t-il le droit de ne pas écouter cette demande expresse ?
Touts ces acteurs évoqués ici déposent entre les mains du Président de la République devant les citoyens une demande de recours en grâce pour annuler la menace de peine de mort contre la liberté que constitue cette loi.
La question est suffisamment importante devant l’ensemble de la société pour justifier de préparer ensuite, dans la sérénité, un texte humain, de bien plus grande envergure que cette loi faite sans réelle concertation, sur un problème de société profond qui touche la liberté de penser et la solidarité d’un pays à l’égard de ses citoyens les plus vulnérables, et pourtant tout aussi humains que le reste de la population.
Monsieur le Président, tous les psychiatres déposent auprès de vous cette requête de recours en grâce. Merci de les écouter.
Je suis fier d’être psychiatre ce soir.


[1] http://www.dailymotion.com/video/xj9wz3_deuil-psychiatrie-1_news
http://www.dailymotion.com/video/xj9wz3_deuil-psychiatrie-1_news


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