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Quel(s) fuckin trouble(s) psychologique(s) ai-je peut-être?
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Message Quel(s) fuckin trouble(s) psychologique(s) ai-je peut-être? 
Bordel! C'est pas possible! Je dois bien avoir quelque chose!
Depuis pas mal de temps maintenant, j'aimerais bien avoir, une sorte de diagnostique.

Oai, je sais! Balancé comme ça, ça fait très "je suis un hypocondriaque dégénéré qui veut à tout prix qu'on lui dise qu'il a une maladie!"

Mais attendez quand même un peu avant de dire ça!

Ca fait des années que je souffre moralement. Sans déconner. J'aurais voulu me confier, j'aurais voulu pouvoir dire ça mille fois, mais je ne voyais personne à qui le dire pertinemment, j'aurais voulu pleurer et que quelqu'un compatisse, me prenne dans ses bras. Oh, j'ai bien dû essayer 2 ou 3 fois. Mais qu'est-ce que j'ai récolté. Des réponses idiotes, très proche de trucs comme "prends la vie du bon côté", "fait du sport, ça te défoulera", "si tu vois tout en noir, si tu n'y met pas du tien ça ne peut pas aller" et gnagnagna et gnagnagna!" Allez vous faire foutre bande de connards!

Je me suis dit, je vais consulter des psys, eux ils me comprendront, et eux, ils pourront peut-être m'apporter des informations quant à ce que je suis et quant à de potentiels troubles que j'ai possiblement (je préfère émettre une redondance pour être sur que l'on ne me soupçonne pas d'être absolument certain d'avoir des troubles, mais bon...).

Bon, les psys, ce ne sont pas non plus des mentalistes ou des télépathes ou je ne sais quoi d'autre,  malheureusement, et même s'ils peuvent après tout être à même de me comprendre, j'ai de bonnes raisons de penser qu'un quelconque soutien de leur part est avant tout professionnel, avant d'être authentiquement empathique. Vous me direz, ils n'ont pas non plus  choisi leur métier en trouvant le magnet "psychologue" ou "psychiatre" au fond du paquet de céréales, mais bon, ils sont quand même censé garder une neutralité (bienveillante, certes) qui n'est pas sans leur conférer une certaine froideur.
J'étais en attente de test psychologique, je me suis dit "je vais enfin pouvoir me connaître un peu plus, et si ça se trouve, on va me diagnostiquer quelque chose" (<- étant donné que je souffre, je me suis dit, si je suis diagnostiqué, je vais comprendre pourquoi je souffre, je vais le rationaliser d'une certaine manière, et rien que pour ça, je me sentirai déjà un peu mieux. Je qu'être diagnostiqué, c'est pouvoir mieux s'identifier, et pouvoir s'identifier, ça permet de se sentir un peu moins seul, de se sentir un peu moins en décalage par rapport au monde environnant, et de pouvoir se dire "ma souffrance est reconnue, le diagnostique est la preuve que ce n'est pas moi qui l'invente mais qu'elle est bien réelle, etc...".
Tout ce que l'on ma fait passer, c'est un test de Rorscach, mais bon, je me suis dit, c'est mieux que rien. Même si, des informations que trouvé sur le net,  quelques temps après mon passage du test, relativisant, tout du moins,  la pertinence de ce  test, ont un peu contenues ma joie.
Cela étant dit, alors que j'étais arrivé dans le bureau de la psychologue, avec cette idée qu'il me faudrait être sceptique quant aux résultats qu'elle allait m'annoncer, j'ai finalement trouvé, qu'ils me correspondaient plutôt très bien, à savoir:
- des tendances dépressives (<- j'ai souvent envie de me tuer)
-des tendances agressives(<- il m'arrive d'avoir envie de détruire des choses ou de tuer des gens)
-des tendances auto-agressives(<- il m'arrive de me donner des gifles ou  des coups de poing)
-une vie imaginaire très intense (<- ce n'est pas la première fois que j'ai entendu que j'avais de l’imagination)
-de grandes difficultés à communiquer avec autrui (<-ça expliquerait pourquoi j'ai une vie sociale quasi-inexistante)
-une immaturité dans les relations humaines (<-ça aussi ça l'expliquerait  j'imagine)

J'ai été content de me voir... confirmer des choses sur moi que je soupçonnais dirons-nous, mais j'aurais voulu un peu plus. J'aurais voulu que l'on me fasse une espèce de synthèse de toutes ces caractéristiques, que l'on me dise "voila ce que vous avez précisément", et voila comment ça se traite. J'aurais voulu parfaitement connaitre les raisons de ma souffrance pour ainsi mieux l'apprivoiser. Mais non, je n'ai pas eu de telles précisions.
Est-ce que ça aurait été si bien que ça de le savoir? Je ne sais pas.
En tout cas, quand je pense à tout ce temps, à toutes ces années pendant lesquels j'ai été en continuel souffrance, alors que je souffre encore aujourd'hui, je me dis que c'est juste un truc de malade, je me dis que je n'en sortirais certainement jamais. Et la vie a l'air tellement absurde! Elle a l'air tellement absurde que j'ai envie de lui rendre la pareille. J'ai envie de foutre le merdier partout et dans un grand éclat de rire, en guise de thérapie face à l'absolue non-sens! Je veux que d'autres partagent ma souffrance. Et après ils me comprendront et on pourra être ami. Les meilleurs amis du monde.

Je voudrais sinon, que quelque chose d'extravagant se produise, quelque chose, l'entrée en présence d'un personnage par exemple, qui viendrait me dire que ce monde dans lequel je vis n'est que relatif, et que ma souffrance n'est donc pas très importante. Ah, douce rêverie. Cela étant dit, je me refuserais toujours à céder à cette faiblesse qu'est la religion, et qui de toute façon, s'avère sur le long terme peut salvatrice, en vue des exigences morales totalement absurde qu'elle implique.
Mais je dois bien l'avouer, il est honnête de ma part de dire que je m'évade fréquemment dans mes propres rêveries, auxquelles je ne cède, cela étant dit, jamais complètement. Mais ce soir, qu'est-ce que je fais? Je me donne de violentes gifles, et partiellement, j'idéalise une fois de plus ce geste comme un appel au secours. J'espère stupidement que par ce geste, quelqu'un comprendra que je veux transformer mon quotidien, que je veux me transformer moi.  Et, considérant comme non-nulle l'existence d'un être hypothétique perché dans un autre monde depuis lequel il pourrait observer le notre, je me dis que peut-être, il existe, que peut-être, il peut voir ma détresse, et que peut-être, il va venir me sauver, me délivrer, me faire découvrir autre chose, de plus salvateur. Un autre monde, un monde derrière le monde en lequel il y a un peu plus l'espoir d'un avenir salutaire. Vous savez, comme dans tout ces films! Prenons harry potter tiens. Pauvre garçon condamné à vivre avec son oncle et sa tante tous 2 infâmes, et puis débarque hagrid, pour l'extirper de ce merdier, et  l'emmener dans un monde derrière le monde, le monde des sorciers, dans lequel l'espoir est à reconquérir. 
Alors de temps à autres, je cède volontairement à la déraison, en en ayant au préalable bien conscience (ce qui n'en fait certes une déraison que relative de fait). Je me donne des gifles sans aucune retenu, en m'auto-aveuglant, en m'abandonnant, le temps d'un furtif instant, à l'idée  que plus je m'en donnerais, plus cela fera vite apparaître le personnage qui va venir me délivrer de ce quotidien plus que navrant, dans lequel je me noie dans le désespoir. Des fois j'ai envie de déraisonner complètement et de ne même plus en avoir conscience, pour partir vers l’insouciance de la première rêverie venue. Je veux rêver sans même savoir que cela est un rêve, comme quand je dors en fait. C'est tellement bien de dormir d'ailleurs, ne serait-ce que pour cette raison là. 

Qui je suis? Qu'est-ce qu'il me faut? Bordel de merde. J'ai l'impression qu'à mon âge, tout le monde s'est à peu près trouvé, et moi, j'erre sans but. Qu'est-ce qui est le "moins pire" pour moi, où se situe mon moindre mal? J'aime à penser, à tort ou à raison, que c'est la mort. Même si je n'en attends absolument rien, car comme je suis athée, je pense qu'elle n'est rien, et que l'après-vie est exactement similaire à l'avant-vie.
J'ai passé l'année venant de s'écouler à me dire que j'allais me suicider, mais je n'en ai rien fait. Je me maudis pour ça. Je pensais pouvoir en finir sans complications, mais je n'en suis plus tellement sur. Je me suis en tout cas rendu compte d'une chose, plus j'ai tenu sérieusement tenu la mort comme projet sérieux, plus les dates que je me suis fixé pour interrompre ma vie s'approchaient, plus j'ai pensé au  fait que l'accessibilité à la cessation définitive de l'existence n'était que relative, et qu'il y avait des chances pour que je me loupe, et que je souffre physiquement de mon échec. C'est peut-être de la lâcheté. Ou peut-être, pourrait-on dire, que mes instincts de conservation m'invitent à opter pour cette pensée. Cela étant, j'ai quand même la crainte raisonné de l'échec. Moi je me disais "je vais sauter dans le vide depuis le haut de tel bâtiment, ça suffira largement pour que je meurs sur le coup sans aucune souffrance"(je sais approximativement combien de mètre ça fait). Mais ayant effectué des recherches sur google, j'ai remarqué que des gens avaient survécu à une chute de la hauteur depuis laquelle je pensais sauter, et ça m'a bien foutu les boules. Je crains avoir quelque peu sous-estimé la solidité du corps humain. Je ne veux pas prendre le risque de finir tétraplégique, ou même, d'agoniser durant des heures avant de finalement crever, avec en plus de la souffrance psychique, une atroce souffrance physique en guise de fin d'existence.
J'ai pensé à d'autres méthodes évidemment. Mais je n'en ai pas trouvé d'autres qui soient pertinentes. Pour avoir chercher sur internet, j'ai pu me rendre compte que généralement, la prise de médicaments, ça se terminait par un échec, que la pendaison, il fallait quand même être manuel pour faire le nœud correctement, ce qui n'est pas mon cas, que la noyade ou l'immolation, ça fait très mal. Si je me taille les veines, je suis capable d’appeler au secours dans un élan de panique,le passage sous-tgv, j'aurais peur d'avoir un instant d’hésitations. (Bon, j'espère que vous ne m'accuserez pas de donner des méthodes pour se suicider hein, étant donné que de toute façon, tout cela est véhiculé par la presse).
Pfff, quel cas désespérant je fais n'empêche. Même pas foutu de savoir me suicider. Certains savent au moins faire ça. Mais moi, non. Je suis condamné à vie pour je ne sais combien de temps encore. Oui je sais, c'est choquant, mais p*tain, j'envie tous ces mecs qui ont une arme à feu. Pouvoir aller vers la non-inexistence avec juste un petit pressoir, une simple gâchette, ça c'est de la première classe. Immédiat donc indolore, et peu de chance de se rater, comme je les envie bordel de merde.
Certains voudront sans doute me dire que j'ai encore de belles choses à vivre ou je ne sais quoi d'autre mais très franchement, j'en doute. Je pense qu'il y a de bonnes raisons de penser que certains ont une vie merdique du début jusqu'à la fin, et vraiment rien n'exclut que je vais faire parti de ceux-là.

En attendant, je ne me comprends décidément pas. J'aimerais au moins savoir pourquoi je souffre et si ma souffrance peut-être assimilable à un ou des troubles particuliers. Ca me permettrait au moins de m'identifier un peu. En tout les cas, j'ai vraiment l'impression d'être une erreur.


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"Il n'existe que deux types de vision du monde, deux seulement! D'un côté, les visions binaires, qui sont ridiculement simplistes et néfastes, et de l'autre, les sages visions analytiques, qui sont éminemment subtiles et vertueuses!" - L’arroseur qui s'arrose lui-même
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