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Inceste affectif (symbolique)
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Message Inceste affectif (symbolique) 
Bonjour,
 
Le but de ce topic est multiple :
·          Lâcher le morceau, j’en parle déjà autour de moi et je vois une psychologue mais l’écrire c’est pas mal non plus. Pourquoi sur un forum ? Pourquoi pas ! Ce n’est pas mon habitude mais quand on en peu plus, on essaye des choses, ce topic est aussi un essai pour moi.
·          Avoir des avis, des témoignages et pourquoi pas un peu d’aide.
·          Aider des gens (pourquoi pas !), pour qu’ils ne se sentent pas seul face à l’inceste symbolique, ça arrive visiblement plus souvent qu’on ne le croit !
 
Je vais essayer d’être concis mais ce n’est pas facile, c’est 2ème essai, le 1er étant trop long, ça aura au moins eu le mérite de m’éclaircir les idées !
 
Je vais le faire en plusieurs étapes (attention c’est long !).


1. Ma famille


Je suis le 2ème d’une fratrie de 2 et j’ai une sœur.
 
Ma mère : elle a perdu sa mère à 6 mois et son père à 11 ans, les 2 d’un cancer. Elle a une peur maladive d’être abandonnée et elle ne supporte pas de ne pas être aimée (ne pas être aimée selon son interprétation).
 
Mon père : handicapé depuis la naissance, il a été élevé à la dure pour faire face à la vie qui l’attendait. On lui a appris à ne rien dire de sa douleur (physique ou mental). Ce n’est donc pas un grand communiquant mais il nous a toujours manifesté son amour à ma sœur et à moi. En ce qui concerne ma mère, c’est une autre histoire. Il est aussi impulsif et peu s’énerver vite sans jamais avoir été violant au niveau physique. La violence des mots reste une violence, encore une fois pas envers ma sœur et moi


2. Le début de l’inceste
 
Je ne sais plus à quel âge exactement ça a commencé, je dirais aux alentours de mes 6 ans. Ma mère nous disait à ma sœur et à moi des « heureusement que vous êtes là », « heureusement que je vous ai », elle nous a même dit un jour cette magnifique phrase : « si je ne vous avais pas, je ne serais plus de ce monde ».
De mon côté j’étais petit, mon complexe d’œdipe faisait son petit bonhomme de chemin, c’est-à-dire que ma mère était tout pour moi (comme beaucoup de fils voir tous). Quand ma mère me prenait dans ces bras elle me disait quasi systématiquement que j’étais un médicament, que ça lui faisait du bien. Rien que là, des dégâts psychologiques étaient déjà fait en moi. J’ai déjà entendu parler d’enfant médicament, je pense en être un spécimen. Déjà à ce moment-là, on a posé une responsabilité sur moi que je ne devais pas porter.
 
3.     3. Un cran au-dessus
 
Plus tard, je dirais entre 12 et 14 ans, on va dire la puberté, ma mère a commencé à se confié à moi. Des confidences d’ordres conjugales. Elle me disait, pour faire cours, que mon père ne la comblait pas amoureusement. Il faut que je précise qu’on avait une relation fusionnelle avec ma mère, je précise également que j’aimais mon père aussi.
J’en suis venu à haïr mon père en l’aimant en même temps ! C’était par phase, quand ma mère allait bien et qu’elle ne me disait rien, tout allait bien avec mon père. Mais quand ma mère n’allait pas bien et qu’elle me polluait, je n’attendais qu’une chose, c’est que mon père dise quelque chose à ma mère devant moi pour que je lui saute dessus !
 
4.    4. La prise de conscience
 
Vers mes 17-18 ans je crois, je me suis rendu compte que ce n’était pas normale ce qu’il se passait. Recevoir les confidences de sa mère et haïr son père sporadiquement, c’était malsain. Une discussion avec une tierce personne ayant vécu la même chose a fini de me « réveiller ». J’ai demandé à ma mère d’arrêter de me parler de ces problèmes avec mon père car ce n’était pas mon rôle. Elle m’a écouté, apparemment compris pour au finale 1 mois plus tard retomber dans ces travers.
 
5.     5 .Le rejet
 
En a résulté un rejet de ma pars tout en retombant parfois moi aussi dans mon rôle sauveur inapproprié. En y repensant, c’était vraiment une période puante de ma vie, en tout plus puante que d’habitude avec ma mère.
 
6.     6. La libération illusoire
 
Emancipé, j’ai essayé de me détaché de tout ça, j’ai lu des livres de Guy Corneau "victime des autres, bourreau de soi-même" et "n'y-a-t-il pas d'amour heureux" (celui-là traitant des relations père-fille et mère-fils". Ça a été dur mais ça m'a fait du bien ! J'ai pu, pendant un temps, m'en foutre de ce que pouvait me dire ma mère. Car même étant rejeté par moi, elle continuait !
 
7.     7. La redescente aux enfers
 
Dernièrement des rebondissements à la Santa Barbara sont apparus.
Ma compagne tombant enceinte, que du bonheur mais une responsabilité à laquelle il faut se préparer.
Ma mère m’annonce que mon père l’a trompé (pas eu le temps de dire stop !, tais-toi !). Et là, les vieux schémas se remette en place : je haïs mon père (pas si longtemps que ça heureusement), je veux protéger ma mère… 2 semaines après cette superbe annonce, mon père nous annonce qu’il a un cancer…
Ma mère ne gère plus rien du tout, me dit ton père est un monstre, il m’a trahi (je résume mais c’est ça dans le fond) mais il faut être là pour lui. Bonjour le bordel (excusez-moi pour le terme) ! 4 mois plus tard je me retrouve au chômage, bref la vie rêvée ! On n’a pas passé la meilleure grossesse du monde !!
 
Aujourd’hui, le tableau n’est pas si noir, j’ai retrouvé un boulot et ma fille est née et est géniale ! Mais j’ai une colère en moi, une haine énorme envers ma mère, je ne la supporte plus. Ma psychologue m’a dit que ma mère n’était pas consciente de ces actes, ce que je crois. Que si elle en était consciente, elle deviendrait complétement folle. Mais je n’arrive pas à lui pardonner ! Pour moi elle n’est pas consciente mais elle est responsable ! Je lui ai parlé au moins 6 fois, de manières différentes, posément, logiquement, en m’énervant. Mais rien y fait, elle ne comprend pas, elle continue à me faire souffrir. Et JE continue à me laisser atteindre, il n’est pas si facile de lâcher son rôle de petit garçon sauveur.
Je sais très bien que lui pardonner, c’est me libérer, mais je veux tellement qu’elle paye, qu’elle souffre comme elle m’a fait souffrir, qu’elle se rende compte de ce qu’elle m’a/me fait !
 
Si vous avez vécu la même chose, que vous en êtes sortie, je serais heureux d’en discuter avec vous. Je veux sortir de ça mais la situation familiale qui est la mienne n’est pas super favorable (je me cherche peut-être des excuses…). Je veux vivre ma vie avec ma famille et la vivre pleinement, sans ce boulet à mon pied. Je sais que j’y arriverai, qui sait, peut-être avec de l’aide sur ce forum !
 
Merci aux courageux qui sont allé jusqu’au bout et désolé pour les fautes d’orthographes, d’accords et de conjugaisons surement nombreuses !

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Message Inceste affectif (symbolique) 
Re-bonjour,


J'ai remarqué que les réponses ne se faisait pas tout de suite voir pas du tout sur ce forum.
C'est pas une critique ! C'est pas grave, ça m'a fait du bien de poser le truc à l'écrit.


Au cas où une personne souhaiterait répondre, je voulais préciser des trucs :
Je veux pardonner à ma mère, mais je veux qu'elle paye.
Je ne veux plus avoir de relation avec ma mère mais je veux une relation normale avec ma mère.
Je veux me sortir de tout ça mais la position de sauveur est encore en moi.
Je veux me sortir de tout ça mais je pense que j'ai peur de me libérer de ça.


Si quelqu'un à réussi à sortir de ces paradoxes, à laisser ses bagages sur le bords de la route (je ne veux pas vivre avec, je ne veux plus vivre avec...), j'aimerais son aide. La vie est trop courte pour se faire ch... avec ces choses puantes, mais je n'arrive pas à lâcher !


Par avance merci.

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Message Inceste affectif (symbolique) 
Salut,


Je me réponds encore à moi-même pour 2 raisons :
  • La 1ère c'est que j'ai gagné quelques batailles face à ma mère, comme quoi même dans une situation délicate, on peut toujours avancer. Malgré l'état de mon père et les difficultés que ma mère peut avoir face à cette situation, j'ai réussi à ne pas culpabiliser du malheur de ma mère. Malheur face à la situation de mon père et malheur face à son fils qui ne veut plus être son médicament. C'est pas gagné mais c'est un grand soulagement ! Je pensais pas qu'au plus fort de la "merde" (désolé je n'ai pas d'autre mot) j'étais capable de réussir à ne pas culpabiliser. Pour ceux qui se retrouve dans mon discours, ne lâcher rien ! Ne laissez personne vous faire croire que vous n'allez pas y arriver ! Que ça soit de manière brutale : "tu n'arrivera à rien dans la vie" ou de manière insidieuse : "j'ai peur que tu n'y arrive pas dans la vie".
  • La 2ème c'est pour indiquer au gens qui pourraient vivre une situation approchante de la mienne, au niveau psychologique j'entend (les manières d'arriver à mon état sont multiples je pense), un livre qui pour les aider. Après des recherches sur internet, j'ai trouvé l'article suivant : http://www.relation-aide.com/dos_description.php?id=38&. Cet article parle d'un livre de Susan Forward concernant les parents toxiques. Je ne suis qu'au début de livre, je ne peux donc pas affirmer qu'il est super et va m'aider, simplement l'article m'a beaucoup parlé et j'y vois une potentielle solution pour améliorer ma situation. EN ce qui concerne l'article en lui-même, il vient du site relation d'aide chrétienne, je suis vraiment anti religion mais j'ai pu passer au dessus de ça car il y est très peu question de dieu.

Je vous cache pas qu'il y a une 3ème raison qui est de raconter mon histoire, plus pour moi au final qu'autre chose (les réponses ne faisant pas légion), mais bon on est sur un forum en même temps et ça fait du bien.



A plus.

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