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[presse]La psychiatrie publique oubliée
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Message [presse]La psychiatrie publique oubliée 
La psychiatrie publique oubliée
Lancé en 2005, le plan «santé mentale» est en panne.



ERIC FAVEREAU
QUOTIDIEN : mardi 29 janvier 2008

La psychiatrie publique va mal. Ou plutôt ne va pas. Depuis près de vingt ans, elle tangue dans une indifférence des pouvoirs publics. On ferme des lits à tour de bras, passant de près 80 000 lits en 1989 à 40 000. Le nombre de patients suivis en psychiatrie a pourtant été multiplié dans la même période par deux. Signe d’une évidente tension, le nombre d’hospitalisations contre la volonté du patient ne fait qu’augmenter depuis vingt ans. Atteignant aujourd’hui plus d’un patient sur trois.

Article ici : http://www.liberation.fr/actualite/societe/306738.FR.php


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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Franchement, je suis d'accord pour dire que Bonnaire exagère et qu'elle n'a pas forcément compris la maladie de sa soeur, mais je pense que même si sa soeur avait décompensé, de mauvaises conditions d'hospitalisations ont pu aggraver son état. Manque de personnel + formation insuffisante du personnel peuvent avoir des effets ravageurs. Comment tu expliques, sinon, qu'il y a de plus en plus d'HDT et de moins en moins d'HL en France (voir l'article de libération que tu viens de poster) ? J'ai l'impression que la psychiatrie est de plus en plmus carcérale. J'avais lu un livre d'une mère d'autiste qui avait tué sa fille pour qu'elle évite de retourner dans un hôpital qui l'avait traumatisé. Elle racontait qu'on avait mis sa fille en isolement parce qu'elle avait arraché les fleurs d'un massif du parc. Et après, ces mêmes infirmiers viennent dire que l'isolement est une mesure thérapeutique et pas répressive. Je crois qu'il faut se garder d'un certain angélisme.

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l'hospitalisation libre est cathatharsique et le hdt (hospitalisation d'un tiers) est sans doute le deni?

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Je suis d'accord avec toi Hélène et, globalement, avec l'idée que la psychiatrie publique va de plus en plus mal...

C'est d'ailleurs normal, vu qu'on lui retire peu à peu les maigres crédits dont elle dispose, qu'on ne recrute pas de personnel, et qu'on fait en sorte (fin de la formation d'ISP) que le personnel soit moins spécifiquement qualifié. Avec tout ça, ce serait vraiment un miracle que la psychiatrie aille bien ! Je ne parle même pas de la paperasserie administrative, des démarches d'évaluation et autres certifications, qui demanderaient de mobiliser une équipe à elles seules...

Ce qui me révolte est qu'on fait en sorte d'orchestrer ces dysfonctionnements en asphyxiant le secteur, pour des raisons purement économiques et idéologiques, et qu'on va ensuite brailler partout "vous voyez bien que le secteur va mal, donc il faut le démanteler". Autrement dit, quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a des puces !

La psychiatrie publique a besoin d'argent et de personnel qualifié, point barre ! A part cela, la politique de sectorisation est une idée géniale qui aurait mérité d'être conduite à son terme avec les moyens appropriés. Ce par quoi on va la remplacer (prédominance du social sur le sanitaire, mesures éducatives et non soignantes, statut "handicapé" ad vitam aeternam des personnes souffrant de troubles psychiques graves...) est une horreur dont on prendra conscience, comme toujours, une fois qu'il sera trop tard...

Moi, j'aime travailler avec des gens qui pensent et font en sorte que les personnes s'améliorent, avec du temps, des soins et de l'énergie, que ce ne sont pas des personnes à "redresser" mais à écouter et accompagner dans leur évolution... Au moment où les patients qui ont besoin de la psychiatrie lui seront retirés et où la psychothérapie se résumera à "mes chers psychologues, appliquez donc 15 séances protocolaires à Monsieur Duchmol pour le débarrasser de sa phobie des mouches", il y a une partie de ceux-ci qui changeront de métier et une autre qui continuera à faire le boulot auquel elle croit en privé, à un coût que seuls les riches pourront se permettre...
Merci, j'avais très envie de râler


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Je suis d'accord avec toi, je ne crache pas sur le secteur (même si à titre personnel je préfererai toujours pouvoir choisir mon psy).
Une chose qui m'avait frappé dans un article de santé mentale : il était rédigé par la responsable de la pharmacie de Charles Perrens, qui expliquait que le psychotrope le plus perscrit dans l'hp était le tercian. Crois tu vraiment que TOUS les gens qui étaient sédatés l'étaient pour des raisons curatives, ou que c'était un "protocole" visant à palier le manque de personnel pour que les infirmières aient la paix et puissent se consacrer au remplissage de dossiers ?

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Traviata a écrit:
A part cela, la politique de sectorisation est une idée géniale qui aurait mérité d'être conduite à son terme avec les moyens appropriés. Ce par quoi on va la remplacer (prédominance du social sur le sanitaire, mesures éducatives et non soignantes, statut "handicapé" ad vitam aeternam des personnes souffrant de troubles psychiques graves...) est une horreur dont on prendra conscience, comme toujours, une fois qu'il sera trop tard...

Tout à fait chère collègue , si tu permets j'ai envie de râler aussi  re-

Parce que le social lui aussi croule de plus en plus sous les malades psy, dont il ne sait pas quoi faire parce qu'il n'est pas qualifié pour s'en occuper. Et que devant une personne délirante, il peux bien faire tout l'éducatif qu'il a envie, le résultat c'est toujours que ça tombe à plat, que les professionnels n'en peuvent plus, et que ce sont les malades qui trinquent à la santé de tout ça.

Que pour soutenir des "sociaux" dépassés par les évenements, ont a des CMP pleins à craquer, et des HP qui "font tourner" les patients, hop celui-là devrait pouvoir passer quelques mois sous les ponts, dans un foyer ou on ne sait où, avant de décompenser à nouveau, profitons-en pour laisser la place à celui qu'on a jeté il y a quelques mois, et qui décompense aujourd'hui.

C'est lamentable ce système de soins Evil or Very Mad


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message [presse]La psychiatrie publique oubliée 
Bien sûr qu'il y a des sédations abusives, par manque de personnel et de qualification du personnel - s'entretenir avec un patient pour le calmer, ça demande du temps et des compétences; faire avaler un traitement, ça ne demande ni temps ni compétence, CQFD...


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Séverine a écrit:

Tout à fait chère collègue , si tu permets j'ai envie de râler aussi  re-

Parce que le social lui aussi croule de plus en plus sous les malades psy, dont il ne sait pas quoi faire parce qu'il n'est pas qualifié pour s'en occuper. Et que devant une personne délirante, il peux bien faire tout l'éducatif qu'il a envie, le résultat c'est toujours que ça tombe à plat, que les professionnels n'en peuvent plus, et que ce sont les malades qui trinquent à la santé de tout ça.

Que pour soutenir des "sociaux" dépassés par les évenements, ont a des CMP pleins à craquer, et des HP qui "font tourner" les patients, hop celui-là devrait pouvoir passer quelques mois sous les ponts, dans un foyer ou on ne sait où, avant de décompenser à nouveau, profitons-en pour laisser la place à celui qu'on a jeté il y a quelques mois, et qui décompense aujourd'hui.

C'est lamentable ce système de soins Evil or Very Mad
Ben voui, j'applaudis des deux mains !

C'est pour ça que plutôt que ce genre d'article dans les journaux, j'aimerais qu'un journaliste soulève le vrai problème au lieu de reprendre sans réfléchir l'analyse qu'on lui demande de fournir...

Révoltons-nous camarades


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Message [presse]La psychiatrie publique oubliée 
La réflexion que je me faisais tout à l'heure sur le secteur, c'est que quand on habite dans un endroit reculé, c'est bien (manque de psys libéraux), quand on habite sur Paris, c'est peut être bien aussi (peu de psys libéraux conventionnés secteur 1), mais quand on habite sur Bordeaux, ça sert pas à grand chose, à part assurer la continuité avec une hospitalisation : quel avantage à voir un psy 30 mn tous les mois quand on est à peine stabilisé, et encore, j'ai entendu parler de 10 mn tous les mois, alors qu'on peut voir un psy libéral 30 mn tous les 15 jours ou toutes les semaines pour pas beaucoup plus cher, voire gratuitement si on est en ALD ?

Quand le premier psy d'Hervé l'a viré, il a essayé de se tourner vers le secteur. Il est allé voir le psy qu'on lui désignait, LA star de Bordeaux selon mon psy, qui lui a dit qu'il ne pourrait le voir que tous les mois et qu'il ne pourrait pas avoir de psychothérapie. Franchement, tu vois Hervé se débrouiller sans une thérapie ?

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Message [presse]La psychiatrie publique oubliée 
Pour ma je crache sur le systeme sur tous les points de vues morals je ne garde que l'ethique et je ne suis pas le juge a en mesuré la porté de la "la moral".
"Je suis le seul temoin face a moi meme et seul juge a en mesuré la portée" dxit antonin artaud.
Le cartharcisme est enclin de aristote repris de freud selon son point de vue psycchologique,l'ethique et la morale ne serait-ce pas le ca et le surmoi de la personnalité?
etre ou ne pas na naitre,tels est la question?shaespeare ou l'anatheme des poetes et des prophethies psyshchosociologique?
le neologisme du degout? de l'appetit ou degout?bossuet?c'est ca l'amour une philosophie des sens.
dixit un schiso.

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Oui Hélène, mais je ne sais pas si les psychiatres libéraux vont pouvoir continuer longtemps à pratiquer de vraies psychothérapies remboursées... Ils reçoivent un afflux de patients que le secteur ne peut plus traiter et deviennent surchargés à leur tour... Quant aux thérapies à long terme, il est clair que tout est fait pour qu'elles ne puissent plus se pratiquer avec des feuilles de soin. Vous le ressentez sans doute moins en province, mais à Paris, c'est déjà très sensible, et c'est l'avenir qui nous est préparé...

Le système anglo-saxon pousse vers ce genre de prise en charge : telle pathologie, c'est tant de séances de thérapie avec telle méthode, les assurances ne remboursent pas au-delà. Et pour certaines pathologies, la thérapie (du moins ce que j'appelle une thérapie, pas des mesures psycho-éducatives) est carrément déclarée inutile, donc non remboursée...

Bon, il ne faut pas se prédire le pire, mais se battre pour le meilleur !


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Message [presse]La psychiatrie publique oubliée 
C'est pareil en france certaines maladies sont reconnues a 100% par la secu  et d'autres non c'et une question culturel pour avoir vecu dans quelques pays outre anglosaxons?on s'y perd dans les pathologies de la personnnalités.
Pour ma part le pere de la psychanalyse reste freud et de l'enfant est dolto tout deux s'opposeent freud antichlerital et dolto pour la deisité?
je reste pour ma part pour les deux entités dolto est la sagesse que lacan a ooccculté ainsi que freud surtout freud le tueur du "moi".TOUT EST EN UN ?

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Message [presse]La psychiatrie publique oubliée 
Nota bene.
Freud est le "pere" de la psychanalyse et et lacan et dolo ma mere de l'inequation sine qua non sont mes reperes.La psychanalyse est le chemin royale vers l'inconscient freud est le pere apres tout n'est qu'interpreation.

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