Euh, je ne suis ni médecin ni commerciale et je n'aspire à être ni l'un ni l'autre. Je suis psychologue, c'est donc à travers la parole que je rencontre les patients, et ça me va très bien comme ça
J'entends bien ce que tu dis et on en parle justement aussi sur un autre fil !
Je ne crois pas que la chimie soit tout, mais on ne peut pas nier qu'il y ait des dérèglements à ce niveau dans beaucoup de troubles et que les médicaments viennent corriger ces dérèglements. Pour moi, ils sont parfois inutiles, parfois utiles, parfois nécessaires (dans certains problèmes graves) mais jamais suffisants ! S'ils permettent au patient d'entamer et de poursuivre un travail psychothérapeutique, c'est parfait pour moi.
Le problème est que tu regroupes des questions très différentes. Dans les psychoses, les neuroleptiques ont changé la vie des patients, ont permis la désinstitutionnalisation, les soins ambulatoires, les psychothérapies, ils ont aussi considérablement réduit la souffrance et donc les risques suicidaires. Pour d'autres troubles (tu cites la phobie sociale, l'hyperactivité...), je t'accorde que la sur-prescription, favorisée par la pression des labos, est souvent contestable et qu'un travail psychothérapeutique serait souvent davantage adapté.
Nuancer me paraît donc la meilleure position, et ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain
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« Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde » A. Camus