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[presse]Docteur, combien je vous dois ?
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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Apparement ce n'est pas que dans les grandes villes... j'ai voulu au départ être suivie au CMP dont je dépend, j'ai eu les 2 premiers rdv assez rapidement (2 ou 3 semaines), puis je ne les ai plus revu pendant des mois jusqu'à ce que je parte de moi-même : la personne qui devait me voir était soit malade, soit gréviste, en tout cas jamais remplacé.

Je connais quelqu'un qui consulte aujourd'hui dans le même CMP : il a eu le premier rdv en 15 jours début février, son prochain rdv est fin mai, 3 mois 1/2 après ! pas de place avant...

Bon, l'avantage hors de la capitale, c'est qu'on peut encore trouver des psychiatres libéraux en secteur 1. Il faut faire des tonnes de kilomètres en voiture, attendre des lustres un premier rdv, mais on trouve quand même.


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
bon alors j'ai de la chance pour mon psychiatre...
il est en secteur 2 mais il prend la séance comme un secteur 1 parceque je suis pauvre looool
(je suis à Paris)

Je crois qu'il y a un annuaire en ligne pour les psychiatres selon les secteurs...

Je me demande aussi, si les demandes de consultation n'ont pas augmenté durant c dernières décennies, ce qui serait peut etre une des causes... du tarif, et de la disponibilité. Peut etre consulte t'on un peu plus facilement que dans les années 50/ 60 par exemple.

La question aussi du mumerus clausus en première année de médecine...

entre la demande, les besoins, les moyens...

je me suis déjà posé quelques fois la question pour moi, meme si j'ai éprouvé le besoin de consulter, la nécessité réelle...
(en meme temps j'ai vu du progrès sur moi...)

J'ai vu des médecins se plaindre des gens trop en demande, ou qui ne voulaient pas prendre en charge les maux de la société... évidement c pas très rationel ce genre de plainte, il n'empeche que ce genre de réflexion va de pair avec la politique du responsabilisation du patient, qui en carricature peut aller à... éviter de consulter pour tout et n'importe quoi...

le problème c...
c quoi le tout et le n'importe quoi...

puisque de toute façon mieux vaut consulter pour un "bobo" (comme j'entends parefois) plutot qu'attendre que ça s'aggrave...

j'avoue que c pas évident... comment bien et mieux soigner avec les moyens et connaissances à disposition.

j'aiemrai pas etre gestionnaire looool

alors oui...combien ça coute docteur


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Si il faut etre acteur de sa vie, je veux bien faire de celle ci, un spectacle ou chacun prendrait le masque qui lui convient.
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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Au chevet des oubliés de la "Sécu"

LE MONDE | 22.04.09
Cécile Prieur

Elles l'ont sobrement appelé "Histoires de consultations". C'est un document court, à peine une feuille et demie, mais qui en dit long sur les difficultés d'accès aux soins que rencontrent un nombre croissant de patients en France. Malades chroniques qui renoncent à des examens complémentaires, patients qui ne peuvent payer leurs consultations, hommes et femmes pour qui chaque euro compte... Elles ont consigné ces récits, extraits parmi d'autres, comme autant de témoignages de la précarisation du système de santé. "C'est le quotidien de ce quartier populaire, de plus en plus de patients rencontrent des difficultés réelles pour se soigner", expliquent les docteurs Marie Chevillard et Mady Denantes, qui exercent la médecine générale dans les hauteurs de Belleville, à Paris (20e arrondissement).

Vingt ans les séparent mais leur engagement les unit dans une véritable solidarité. Le docteur Denantes, qui milite à Médecins du monde et au Collectif des médecins généralistes pour l'accès aux soins (Comégas), a transmis sa passion à Marie Chevillard, qui l'a rejointe, diplôme en poche. "J'ai toujours voulu faire une médecine sociale, soigner les plus démunis, explique cette dernière. Mais c'est dans la pratique que je me suis rendu compte que les inégalités d'accès aux soins constituent une vraie bataille."

Ce combat, les deux femmes le mènent chaque jour, en jonglant avec les possibilités et les failles de la couverture sociale. Bénéficiaires de la couverture-maladie universelle complémentaire (CMUc), étrangers sans papiers relevant de l'Aide médicale d'Etat (AME) ou patients n'ayant pas les moyens de s'offrir une couverture complémentaire, chacun ici est le bienvenu. Environ un tiers des patients des docteurs Chevillard et Denantes ont des problèmes d'accès aux soins.

Bien que ce ne soit plus officiellement permis pour les généralistes, les deux médecins appliquent souvent le tiers payant à ces patients, pour qu'ils n'aient pas à avancer les 14,40 euros que rembourse l'assurance-maladie sur une consultation de 22 euros (moins 1 euro de forfait). Mais certains malades ne peuvent même pas payer les 6,60 euros restants : "Nous faisons aussi des consultations gratuites", convient le docteur Denantes. Et la praticienne de se désoler : "On perd notre système solidaire, on casse peu à peu cet extraordinaire outil qu'est la Sécu." Voici les histoires de ces patients.

M. A., 39 ans, est suivi pour un cancer du poumon opéré en 2006. Il a une paupière tombante postopératoire qu'il faudrait opérer. Il a la couverture maladie universelle complémentaire (CMUc), il gagne donc moins de 621 euros par mois. Le chirurgien ophtalmo qui le voit ne "prend pas la CMU". M. A. paye donc 80 euros la consultation. Il renonce à la prise en charge de ce problème pourtant bien invalidant.

M. S., 47 ans, hypertendu, travaille à mi-temps, il vit dans un train, il est affilié à la Sécurité sociale, mais n'a pas de mutuelle. Il est suivi depuis longtemps dans notre cabinet, il a quelques dettes de ticket modérateur (reste à charge des patients après remboursement), qu'il paye régulièrement. Il a loupé son rendez-vous de samedi dernier parce qu'il n'avait pas 6,60 euros, le prix du ticket modérateur pour une consultation de médecine générale en secteur 1. Donc, depuis samedi, il n'a plus de traitement antihypertenseur, sa tension est très élevée ce jour. Je ne suis pas sûre qu'il a de quoi acheter les médicaments ce soir !

Mlle T. a une perforation du tympan, elle travaille, au smic. Je l'ai adressée à un ORL, qui l'a envoyée à un confrère qui a reconstruit son tympan en juillet 2007. Elle a payé un dépassement d'honoraires de 700 euros pour le chirurgien et de 300 euros pour l'anesthésiste. Depuis, elle a dû revoir deux fois le chirurgien, car son oreille coule et est douloureuse. Chaque consultation lui a coûté 80 euros. Elle vient me voir car elle a très mal et ne peut plus retourner voir le chirurgien : elle n'a plus d'argent...

M. H., 49 ans, a longtemps vécu dans la rue : il s'en est sorti, travaille et a un logement. Il a un antécédent de tuberculose. Il vient consulter car il tousse depuis des semaines et il maigrit. Je lui demande de faire une radio pulmonaire. Je le croise quelques semaines plus tard dans la rue. Il tousse toujours, mais il n'a pas fait sa radio : il n'a pas pour le moment l'argent pour la radio (environ 30 euros) ni pour le ticket modérateur de la radio (10 euros), il la fera plus tard.

M. A., 66 ans, diabétique, bien équilibré sous régime et traitement médicamenteux. Son seuil de revenu est juste au-dessus de la CMUc. Après de longues explications, il est enfin allé faire le bilan ophtalmologique annuel et j'ai reçu le compte rendu de mon confrère : absence de complications diabétiques. Quand je le revois, il est furieux : il n'a pas été remboursé de cette consultation facturée en tarif opposable (remboursé par la Sécurité sociale) car on a retiré les forfaits (1 euro) des années précédentes plus les franchises sur les boîtes de médicaments. "Ce médecin n'est pas remboursé, me dit-il, je ne veux pas le revoir." J'essaie de lui expliquer le principe des forfaits et des franchises sans aucun succès ! J'ai un an pour le convaincre ou pour trouver un autre ophtalmo secteur 1.

M. G., 66 ans, vit avec le minimum vieillesse (633,12 euros fin 2008), donc il n'a pas droit à la CMUc. Je le connais depuis longtemps, une assistante sociale me téléphone pour me demander si je peux le recevoir : il ne peut pas payer les 22 euros de la consultation et a besoin en urgence d'un certificat médical pour une demande de foyer résidence. En consultation, je le trouve amaigri, fatigué : j'aimerais qu'il fasse un bilan sanguin en urgence : il ne peut pas payer le ticket modérateur de ce bilan.

Mme T., 64 ans, diabétique de découverte récente, suivie par mon interne en stage. Nous avions eu du mal à obtenir les premiers examens biologiques nécessaires au diagnostic de diabète, mais, à peine la prise en charge en affection de longue durée (ALD, remboursée à 100 %) a-t-elle été obtenue que Mme T. suit parfaitement son traitement. Elle a été mise sous insuline. Elle surveille bien sa glycémie, l'équilibre diabétique est satisfaisant, les rendez-vous organisés et honorés. Devant une hypothyroïdie, une imagerie et un bilan biologique avec dosage des anticorps sont demandés, hors protocole ALD. Mme T. ne fait pas les examens, sans nous donner d'explications ! Une consultation attentive sur ce problème, après plusieurs mois de prise en charge dans la confiance et l'observance, nous a permis de comprendre : Mme T. n'a pas de mutuelle, son budget est serré, elle ne peut financer le ticket modérateur des examens demandés.

M. C., 55 ans, est bénéficiaire de la CMUc depuis peu de temps. Il me raconte avec beaucoup d'émotion comment, devant une salle d'attente pleine de monde, il a été renvoyé d'un cabinet de radiologie lorsqu'il a tendu au secrétariat son attestation CMUc. Je lui propose de signaler ce dysfonctionnement à l'ordre des médecins et à l'assurance-maladie. Il refuse immédiatement en me disant qu'il craint que cela n'aboutisse à un retrait de sa CMUc. Aucun argument ne vient à bout de sa crainte, il regrette même de m'avoir raconté l'épisode.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/22/au-chevet-des-oublies-de…


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
ben disons, pour ma part c surtout le fait d'avancer... je suis remboursé, bon j'ai les fameux 1 euros à ma charge,
le problème avec mes 400 euros par mois, c pas évident d'avancer 41 euros par semaine (heureusement j'ai pas de traitement y en a des chers)
le temps d e me faire rembrousé, on peut dire, y a le temps de pas payer mes factures de gaz...

j'immagine meme pas pour les soins beaucoup plus chèrs, c'est clair que j'aurai besoin qu'on m'avance de la tune...

j'ai pas la CMU cela dit... apparement parfois c chiant y a des refus de certains médecins...


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
quand à moi heureusement que mon psy me fait confiance et que je peux lui devoir de l'argent un temps parce que parfois c'est EDF ou le payer... ou manger...
sinon pour les autres soins, là j'ai plein d'examens à faire mais je dois attendre parce que ça va me coûter trop cher, bien que j'ai une mutuelle par le travail, je dois quand même avancer certains frais
les dents c'est même pas la peine, va falloir que je le fasse un jour, j'ai au moins une dent à remplacer et sans doute trois carries, mais je sais que ça va coûter la peau du c...
enfin perso je considère la santé comme un luxe.
Suis RMiste + quelques heures de boulot par semaine.
CMU c'est en effet pas toujours accepté. Et franchement j'avais honte de me pointer avec la CMU, puis j'avais également honte de me pointer avec ma méconnaissance totale du système de santé, tous les bobos que je laisse traîner depuis des années parce que pas poss de me faire suivre correctement... soit pour des raisons de sous, soit pour des questions de procrastination ou de phobie...

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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Manamana a écrit:
 tous les bobos que je laisse traîner depuis des années parce que pas poss de me faire suivre correctement... soit pour des raisons de sous


C'est un problème récurrent chez les personnes les plus défavorisées, que les professionnels du social soulève depuis des années mais visiblement les décideurs ainsi que certains soignants voient les choses autrement....
On voit quotidiennement des personnes qui ne se font pas soigner parce que financièrement, c'est compliqué. Et le jour où elles commencent des soins parce qu'il y a quelque chose qui ne va plus et qu'elles ne peuvent pas faire autrement, ça dure longtemps, il y a des hospitalisation à la clé, et ça coûte aussi une fortune à la collectivité, bien plus qu'un suivi régulier pendant toutes les années passées sans soins.


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Y a aussi un truc avec la transmission.
Pour ma part, ma mère c préoccupé de ma santé bébé, elle a vécu dans un pays ou c très différent, et a été orpheline dans un pays pauvre, donc librée à elle meme.
Du coup elle a un problème avec la transmission et l'éducation. (plus d'autres valeurs, la sexualité on en parle comme un danger public pour les filles, j'ai fini à tomber enceinte à 15 ans, première experiences sexuelles se soldent par une grossesse)
résultat des courses ma santé j'ai du tout réapprendre.

C'est que depuis un travail résolu avec un psy... que je commence à me dire putain putain qd meme, faut qd meme se faire détartrer les dents une fois par an, voir un gyneco aussi de temps en temps...
ça se met en place mais c pas un automatisme chez moi, d'autre part, la question de l'argent je réfléchis avant d'aller voir un médecin, parceque comme dit manamana, je suis au RMI aussi, et j'ai des priorités, bouffe, factures edf gdf (que j'ai pas payé là content )
clope, et puis ben mon anxyo de tepms en temps, c'est à dire je dirai en moyenne, trois bouteilles de vin par semaine)
après ça je pense au soin. (bon y a le budget psy déjà)

mais vous voyez avec 400 euros c très juste, donc dès que je dois voir un médecin je réfléchis à trois fois.

J'ai repoussé une prise de RDV chez un gyneco. Pourtant c nécessaire pour éviter mes phobies de tomber enceinte, ou des mst.
Je crois qu'il y a deux trucs, la phobie, et l'argent disponible.


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Hello Séverine et Minina

En effet je pense qu'il y a divers facteurs, que cela ne se réduit pas à un problème d'argent. Le fait est, et j'en suis persuadée, qu'on ne se retrouve pas au RMI par hasard. En tout cas pas longtemps. Je pense effectivement que c'est une question de transmission, d'éducation, et de soucis psychologiques. Moi je me demande sincèrement combien parmi les RMistes, et notamment parmi ceux qui se retrouvent sans logement ou dans des situations sociales extrêmes, ou semblent incapable de trouver du travail, sont en fait des personnes relevant de la psychopathologie.

Justement je me suis toujours dit, on met pas mal de possibilités à disposition des personnes défavorisées (CMU, gratuité des transports, EDF et Téléphonie social etc etc), mais d'une part l'information il faut quand même aller la chercher, on a pas la science infuse, et d'autre part il faut faire les démarches. Les personnes saines font ce qu'elles ont a faire pour obtenir de l'aide sur tous les plans, mais quand on va pas bien, tout cela est trop compliqué... personnellement je suis toujours au risque de perdre mon RMI parce que les démarches c'est trop compliqué pour moi et que je laisse traîner, je n'obtiens pas la les trois quarts des avantages auxquls j'aurais ou aurais eu droit du fait, d'une part, que je ne les connais pas toujours, et surtout du fait que cela semble des démarches interminable et sans cesse à réactualiser, prouver, expliquer, légitimer...

On est sans arrêt remis dans la position de devoir montrer patte blanche, avec un soupçon pesant sur nous constamment, que nous serions des profiteurs et des fénéants. Vis à vis des médecins, c'est pareil. On vient avec la CMU, mais ils nous disent qu'ils ne sont pas un dispensaire social... on est sans arrêt humilié.
Les gens croient que c'est facile d'être au RMI, mais en fait c'est terriblement humiliant. Surtout, c'est comme si une fois pris dans le système, l'on devait rendre des comptes sur tout, et remercier de ce qu'on nous donne déjà. Cela a un côté infantilisant, esclavagisant. Les projets professionnels doivent se limiter à des choses bien concrètes et surtout qu'on aille pas rêver trop loin, sinon on nous regarde de travers genre : vous n'avez plus le droit d'espérer grand chose, arrêtez vos caprices. On doit prendre ce qu'onnous propose sans protester,et au risque de perdre tous les maiges avantages qu'on a pu obtenir et qui sont si fragiles de toute façon.

Ca facilite pas les choses du coup quand on a des bobos et qu'on doit aller voir des toubibs qui ont l'habitude de recevoir des gens équilibrés, propres, sains. On se sent comme des sous-hommes malpropres. Des citoyens de secons rang qui n'ont pas le droit de véto.

Moi le fait d'avoir une mutuelle du boulot, c'est une des choses qui me fait m'accrocher à ces quelques heures de travail, car au moins j'ai pu aller pour la première fois depuis longtemps voir une gyneco et un médecin généraliste, et les payer en disant que j'ai une mutuelle. Ceci dit je ne me suis pas encore fait rembourser par la mutuelle, je ne sais aps comment on fait...

Mais bon voilà, j'ai la "carte mutuelle" qui pour moi veut dire : je suis normale, je fais partie de cette société. Je l'annonce avec une sorte de fierté débile.
Enfin cela me fait me sentir un peu comme quand je sors quelques instants pour aller voir mon psy ou pour aller faire des courses et que je franchi le porche de mon immeuble au retour  en même temps que les personnes qui rentrent du travail : je dis alors bonjour à tout le monde et imagine qu'ils pensent que je reviens moi aussi du travail, ça me fait du bien.

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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Avec un suivi sur le secteur, les assistantes sociales peuvent aider ceux qui procrastinent devant les démarches administratives, pas pour faire à la place, mais pour donner le petit coup de pouce qui suffit parfois à lever les fesses du fauteuil

Je ne considère jamais les gens qui "bénéficient" de la CMU comme des fainéants, mais je considère les médecins qui la refusent et/ou qui les humilient comme des salauds.

La dernière remarque de Manamana me fait penser, j'ose à peine le dire, que je connais des médecins libéraux qui trouvent que "certaines personnes" ne "font pas bien" dans leur immeuble, c'est indigne de leur standing, quoi, qu'est-ce que vous voulez Rolling Eyes


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La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. G. Garcia Marquez
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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Citation:
Avec un suivi sur le secteur, les assistantes sociales peuvent aider ceux qui procrastinent devant les démarches administratives, pas pour faire à la place, mais pour donner le petit coup de pouce qui suffit parfois à lever les fesses du fauteuil


Ben oui je suis d'ailleurs suivie dans une association pour le RMI et plus à l'espace insertion, je suis supposée voir une psychologue tous les mois, mais bon... ben je rate 1 rdv sur  3 déjà, + j'ai beaucoupded mal à rappeler pour reporter/reprendre un rdv, et puis j'ai pas encore réussi à y voir une assistante sociale... parce que je procrastine... Confused  et que tout me semble très compliqué...

Je désespère tout le monde... enfin sauf mon psychiatre...

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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
ah moi ça ne m'étonne pas... il faut dire que les professions libérales, sociologiquement sont souvent conservatrices...

vous savez moi tans qu'on me fait pas chier... pffff...
tans que je peux me boire mon saint emilion... meme si j'ai du mal à payer les factures... et qu'on me fasse pas trop chier...
que le monde soit conservateur ou marxiste... que les médecins se demandent pourquil il y a des pauvres asociaux dans leurs immeubles... je m'en fous un peu en fait.
D'ailleurs mon psy adore se donner des airs de bourgeois. Meme si il accepte de recevoir des RMIstes qui boivent du saint emilion et qui le paye en retard.

Moi ma procrastination permet de plonger dans un monde mille fois plus intéressant que de savoir si j'ai droit à une bonne santé... le narcissisme plongé dans l'immaginaire...

Je sais pas si je vais rester longteps en bonne santé... mais bon ... en fait je sais pas si ça me préoccupe tans que ça. Souffrir me fairait chier qd meme...
Si j'ai une rage de dent... je crois que je forcerai à ce qu'on me soigne. meme si il faut faire un chèque en blanc en fait.


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Des médecins accusés de sélectionner les patients

Le Figaro, 25/05/2009
Olivier Auguste

Selon un nouveau «testing», 22 % des spécialistes à honoraires libres refuseraient les assurés en CMU.

Le calendrier ne doit rien au hasard. L'association de patients Ciss, l'Union nationale des associations familiales et la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés ont dévoilé lundi un nouveau «testing» auprès des médecins. Et ce, alors que l'examen de la loi Bachelot se poursuit au Sénat.


Au vu de l'enquête, ses auteurs demandent aux sénateurs de réintroduire la possibilité - supprimée en commission - de sanctionner un médecin lorsqu'un tel «testing» prouve qu'il refuse de recevoir certains patients, selon leur origine sociale notamment. Une mesure inutilement vexatoire, pour bien des médecins. Il en va du «principe constitutionnel d'égal accès aux soins», rétorque Christian Saout, le président du Ciss.


L'expérience a consisté à demander par téléphone un rendez-vous auprès de 466 spécialistes de secteur 2 (honoraires libres), en précisant bénéficier de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).


«Croisade antimédecins»


En contradiction avec la déontologie et la loi, 22 % des médecins ont refusé de recevoir le demandeur, proposé un rendez-vous plus tard que pour un autre malade, refusé de pratiquer le tiers-payant ou demandé un dépassement d'honoraires (interdit en cas de CMU). Le taux de refus, nul chez les pneumologues, atteint 41 % chez les psychiatres.


5 % des médecins contactés ont été plus ambigus, proposant un rendez-vous lors d'un «jour réservé CMU» ou renvoyant vers les consultations qu'ils assurent à l'hôpital. 73 % ont accordé un rendez-vous sans difficulté.


Pour Magali Léo, du Ciss, «les refus de soins sont liés à l'impossibilité de pratiquer des dépassements, plus que par une quelconque idéologie». Mais les médecins de secteur 1 (tarif Sécu, dont la quasi-totalité des généralistes) n'ont pas été «testés». Cela ne permet donc pas d'étayer cette affirmation, que conteste Michel Chassang. Pour le président de la CSMF, principal syndicat de médecins libéraux, «si quelqu'un fait état de sa condition sociale pour obtenir un rendez-vous, le médecin se dit surtout qu'il est tombé sur un casse-pieds». Dans la pratique, très peu de personnes se présentent d'emblée comme bénéficiaires de la CMU. Le «testing» surévaluerait donc le nombre de refus, poursuit le Dr Chassang, qui dénonce une «croisade antimédecins».


http://www.lefigaro.fr/economie/2009/05/26/04001-20090526ARTFIG00010-des-me…


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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Croisade anti-médecins ? c'est la seule réaction quand le quart de ses confrères se mettent hors-la-loi ? Rolling Eyes
Tout le monde n'a pas le même sens des priorités...

Le test est sans doute biaisé par l'annonce du bénéfice CMU-C, mais en prenant d'autres critères encore plus sélectifs j'aurais aimé connaitre les résultats. Par exemple, tout à fait au hazard ( Mr. Green ) en annoncant non pas une CMU mais une AME.

Pour les soins infirmiers je l'ai testé moi-même : en écumant absolument tous les infirmiers de Lyon (249 réponses à "infirmier" à Lyon sur les pages jaunes aujourd'hui), aucun n'a accepté de faire les soins pour une personne à l'AME !
Et pour les médecins, c'était soit passer des heures au téléphone, soit orienter directement vers le service public. Quant à trouver un psychiatre en annoncant une AME, je n'ai jamais essayé mais je n'ose même pas y penser.

Il serait temps que les responsables réfléchissent sérieusement à ces problèmes d'accès au soin pour les plus fragiles. Parce que finalement, hormis des petits scandales vite étouffés à coup d'idées recues (c'est pas vrai-croisade antimédecins-salauds de pauvres qui usent et abusent de notre belle générosité), j'ai l'impression qu'à force d'être tolérés ces comportements se généralisent.


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Sur Destination Santé :

Un scandale, le refus de soins « à la française » ?


Un médecin spécialiste sur deux en région parisienne, refuserait de soigner les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) ! Et à l'échelle nationale, la proportion serait encore de un sur cinq. Ces résultats ressortent d'une étude choc, rendue publique par trois organisations (CISS, FNATH et UNAF), en plein débat sur le projet de loi HPST au Sénat.

Le calendrier du Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS), de l'Association des Accidentés de la Vie (FNEATH) et de l'Union nationale des Associations familiales (UINAF) est plutôt bien choisi. Ces trois organisations s'opposent fermement à la Commission des Affaires sociales du Sénat, qui a supprimé le testing du projet de loi HPST.

Le testing, c'est le dispositif grâce auquel il devient possible de confondre tout professionnel de santé qui refuserait ses soins à tel ou tel patient, « en raison de ses murs, de sa situation de famille (ou) de son handicap ». Ou en raison de son affiliation à la Couverture Maladie universelle (CMU).

Des différences selon les villes et les spécialités

L'étude en question a été réalisée par deux femmes qui, se faisant passer pour des « patientes CMU », ont demandé rendez-vous à 466 spécialistes (secteur 2) de France métropolitaine. Les refus de soins s'avèrent particulièrement importants en région parisienne où ils concernent 65% des psychiatres, la moitié des gastro-entérologues et des neurologues et 40% des dermatologues.

En province, les chiffres sont moins élevés. A Bordeaux par exemple, seuls 3% des spécialistes contactés refuseraient les patients sous CMU. Ils seraient 24% à Lille, 21% à Marseille et Poitiers, 10% à Clermont-Ferrand, Besançon et Toulouse.

Des patients qui ne contestent pas


L'autre enseignement de cette étude est que les patients victimes d'un refus de soins renoncent presque toujours à saisir leur Caisse primaire d'assurance maladie. Le droit pourtant, les y autorise. Pourquoi ? Quand ils sont informés du caractère illégitime du refus de soin...

Lire la suite sur DestinationSante.com



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Message [presse]Docteur, combien je vous dois ? 
Shocked Shocked Shocked  t'as changé de tête Traviata. J'aime bien la nouvelle aussi... content  et je me tais avant que la modo me tape dessus, aïe, pas taper, nan pas les lunettes



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