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[presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement
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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Les traumatismes à retardement de l'avortement

Delphine de Mallevoüe
Le Figaro, 03/03/08


Un nombre croissant de femmes recherche une prise en charge psychologique après une IVG.
Au premier coup d'œil dans cet appartement parisien du XVe arrondissement, on se croirait dans l'intimité d'une famille sans histoires. Les murs en renvoient pourtant l'écho de centaines, douloureuses. Car ici, au sein de l'association Agapa, des femmes viennent confier ce qui est parfois le traumatisme de toute une vie : leur avortement.
Créé il y a quatorze ans, ce lieu d'écoute fait face à une détresse «qui s'exprime de plus en plus», constate Marie-Françoise Georges-Picot, vice-présidente de l'association. Les accompagnements effectués par l'équipe bénévole ont augmenté de 20 % entre 2006 et 2007, et plusieurs antennes de l'association viennent de s'ouvrir en province.
«Tous les profils viennent nous voir, de tous âges, origines, confessions religieuses et milieux sociaux», précise Claudine Philippot, la doyenne de l'équipe rappelant la démarche aconfessionnelle de l'association, malgré ses origines chrétiennes. Les gens qui viennent «ne sont pas nécessairement proches de l'événement», fait observer Guillemette Porta, bénévole depuis quatre ans. Parfois, l'avortement a eu lieu il y a dix, vingt ou même soixante ans, comme cette femme de 82 ans qui les a récemment appelés, ne digérant pas «la culpabilité».
 

«Près de 40 % des femmes concernées»
Pour tous ces accompagnants d'expérience, le constat est général : «Si à un moment de leur existence les femmes choisissent en toute conscience d'avorter, très souvent la détresse surgit bien après, comme une bombe à retardement.» Psychiatre en exercice depuis vingt ans, le Dr Sophie-Mathilde Tauss affirme que 30 à 50 % de ses patientes qui ont «refoulé ce vécu» ont à revivre tôt ou tard cette épreuve «avec une grande violence» car «même décidé, l'avortement n'est jamais un acte banal». Selon les chiffres de l'Ined, «près de 40 % des femmes ont recours à l'avortement dans leur vie», ce qui donne lieu à quelque 200 000 IVG chaque année en France.


Ici : http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/04/01001-20080304ARTFIG00011-les-…


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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Shocked  40 % des femmes ?!?
Ca me parait vraiment énorme par rapport à ce dont j'entends parler autour de moi... peut-être est-ce que l'avortement serait un sujet un peu tabou ?


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Penser c'est frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude [L.Adler Dans les pas d'Hannah Arendt]
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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
l'ivg est un traumatisme pour la femme enorme,a mon sens.
J'ai le souvenir de l'ivg de ma mere,elle a ete sujette a la depression,a fait une depression pendant trois ans.
Un traumatisme pour moi aussi,il reste encor beaucoup a faire sur le soutien psychologique.
D'apres ce que j'ai pu lire les soins psycholique depasseraient ceux de la medecine generaliste pour ce 21 siecle.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
J'ai l'impression que le traumatisme est lié au fait que nous avons des moyens de contraception efficaces, et que donc la femme se sent coupable d'avoir avorté alors qu'elle aurait pu éviter de tomber enceinte.
J'ai lu un livre très intéressant (malheureusement épuisé), qui s'appelle "Paroles d'avortées", ce sont des témoignages de femmes d'avant 1975. La grande majorité des femmes se faisaient avorter (ou s'avortaient elles-mêmes) (un million d'avortement en France chaque année à cette époque), et cela dans des conditions très difficiles, vu l'absence de contraception. Je n'ai lu de culpabilité ou de remords chez aucune, j'ai l'impression que c'est dû à la fois au fait que c'était quasiment la seule façon d'éviter d'être enceinte, et au fait que l'évènement en lui-même était déjà assez douloureux, les médecins "punissaient" les femmes en leur faisant des curetages à vif (très douloureux), elles risquaient la prison, etc... Bref, elles avaient déjà assez souffert pour leur acte (septicémie, stérilité, mort parfois), sans compter le sacrifice financier et les difficultés pour trouver l'argent. Le traumatisme était davantage physique, et au point de vue psychologique était plus dans la condamnation morale, surtout de la part du corps médical. A présent, l'acte est plus facile et aurait pu être évité, en plus la société glorifie les mères et les enfants, j'ai l'impression que c'est cela aussi qui crée cette forte culpabilité qui n'existait pas (ou moins) avant.
Par contre, aujourd'hui, j'ai lu dans un livre de religion pour ados, que l'avortement restait un drame dont les femmes ne se remettaient jamais. Il ne faut pas exagérer non plus, je ne nie pas du tout les conséquences douloureuses, ce n'est évidemment pas un acte banal, mais si de temps en temps on pouvait éviter de condamner les femmes à payer à vie le prix de leur liberté, ce serait pas mal non plus.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Lana a écrit:
Par contre, aujourd'hui, j'ai lu dans un livre de religion pour ados, que l'avortement restait un drame dont les femmes ne se remettaient jamais.


C'est typiquement le genre de phrase que je trouve odieuse, voire délétère.
La femme qui aurait eu le mauvais goût de ne pas culpabiliser, est à peu près certaine de se sentir coupable de ne pas mal le vivre. Dans tous les cas, elle se sent coupable.


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le sentiment de culpabilité est regi par aussi d'autres formes.
la culpabilié et le sentiment sont agoniste ou antagoniste.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Oui, ce genre de livres, ça m'énerve, d'autant que ça a pour vocation de faire l'éducation amoureuse des ados. J'étais révoltée parce que selon eux, si tu couchais avant le mariage, tu gâchais ta vie, alors si en plus après tu te fais avorter, tu n'es plus qu'une vieille chaussette déjà utilisée et en plus traumatisée à vie! Après ça, c'est sûr, reste plus qu'à entrer au couvent!

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
J'aime bien l'image de la vieille chaussette utilisée Laughing


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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
la religion est nefastes par vos discours cela revient dire que la femme est une "pute" ou lilith" d'apres l'hebreu non la sexualité appartient  a qui de droit,d'un point de vue de la femme ou de l'homme.

TOUT EST SEXUEL.FREUD.
Arretonts de vivre ds la religion.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Ce n'est pas nos discours Artaud, mais ceux de l'Eglise. Excuse-moi, mais je ne comprends pas très bien ce que tu dis ce soir.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Artaud, tu es fatigué je crois
Moi aussi d'ailleurs, je vais me coucher.

Bonne nuit
voilà que je dis bonne nuit dans "la planète psy", Traviata tu tapes pas trop fort, hein ? non, pas les dents... 


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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Je crois pas etre fatigué malgre les deux litres de vins,l'ivg est un traumatisme je ne vois pas la metaphore entre une vieille chaussette usées et la non virilité de l'homme.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Bonne nuit aussi !

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Ca doit être les deux litres de vin alors, parce que c'est toi qui ne comprend rien du tout à ce qu'on dit. Relis ça à jeun, ça ira peut-être mieux.

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Message [presse] Les traumatismes à retardement de l'avortement 
Non, la vieille chaussette usée c'est la femme avortée, Artaud.
Tu me diras c'est marrant, je n'avais pas pensé à l'image de la virilité.

Bon, moi par contre je suis toujours fatiguée, et cette fois j'y vais, le réveil sonne dans 5 heures et demi.


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