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[presse] Dans une maternité, des bébés vont consulter leur «psy»
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Dans une maternité, des bébés vont consulter leur «psy»

Catherine Petitnicolas
05/03/2008


À Lyon, une unité de pédopsychiatrie accueille des petits souffrant de troubles du sommeil, du comportement alimentaire ou de la relation avec leur mère. Les premiers résultats sont encourageants.


Depuis maintenant deux ans, la maternité de la clinique Monplaisir à Lyon dispose d'un hôpital de jour spécialisé dans la prise en charge psychologique de… nourrissons de moins d'un an. Si, de prime abord, la démarche peut sembler excessive eu égard au très jeune âge des petits patients, elle est loin d'être superflue. Un bébé qui dort très mal, qui refuse de s'alimenter, qui pleure souvent ou qui présente des troubles majeurs de la relation est d'abord un petit être en souffrance. En outre ces symptômes déstabilisent gravement la mère et perturbent l'atmosphère de la cellule familiale, comme l'a expliqué, avant-hier à Paris, la pédopsychiatre Marie Titeca, à l'occasion d'un colloque organisé par la fédération des cliniques privées.


Selon elle, l'unité spécialisée de la clinique Monplaisir, dans laquelle elle exerce avec plusieurs autres psychiatres et psychologues, mais aussi des puéricultrices, des infirmières, des sages-femmes, des psychomotriciennes et une assistante sociale, est unique en France.


Les troubles du sommeil sont sans conteste la première cause d'hospitalisation. Fort mal supportés par les parents, ils font courir le risque de maltraitance. Ces bébés font à peu près leur nuit, mais sont, en revanche, incapables de fermer l'œil dans la journée. Hypervigilants, le visage marqué par des cernes, ils n'arrivent plus à se reposer. Certains pleurent, car ils s'énervent et luttent contre l'endormissement, d'autres pas. «Il peut s'agir d'un “bébé éponge” qui peut réagir à la pathologie somatique d'un parent», décrypte Marie Titeca, pour qui la prise en charge passe par la restauration des rythmes de vie.

«Travail de médiation»


«On va accompagner la maman dans le repérage des signes de l'endormissement. On va aussi proposer des lieux de sommeil différents, dans un hamac par exemple. Massage, jeu, même chez un tout-petit de deux mois, complètent ce travail de médiation.» Le bébé accompagné par sa mère vient deux à trois fois par semaine passer la journée de 9 heures à 17 heures dans l'unité. Mais le jeudi, de 11 h 30 à 16 heures, les mamans sont interdites de séjour dans l'établissement. Ceci afin de permettre aux intervenants d'analyser comment le petit patient se comporte en leur absence.


Les troubles de la relation mère-enfant viennent en second. Les jeunes femmes ont beaucoup de mal à tenir dans leurs bras un bébé raide comme un bout de bois ou au contraire poupée de chiffon. Elles ont peur de le faire tomber et ne savent pas vraiment s'il a faim d'autant qu'il pleure beaucoup ou se met, au contraire, très en retrait. Bref, c'est un enfant qui désorganise complètement les compétences maternelles. Lors de l'hospitalisation, les professionnels vont tout mettre en œuvre pour restaurer ce lien défaillant. «Une psychologue travaille exclusivement auprès de ces mères en particulier lorsqu'elles ont eu des difficultés d'ordre psychiatrique ou après un séjour trop long du nouveau-né en unité de réanimation ou à l'hôpital», indique le Dr Titeca.


Les troubles du comportement alimentaire viennent en troisième position. Le plus souvent le nourrisson souffre d'une anorexie avérée nécessitant parfois son placement en réanimation. Une femme, dont le bébé ne mange pas, vit cette épreuve comme un échec particulièrement blessant. Dans certains cas, l'origine d'un trouble provient de la relation mère-enfant. Dans d'autres, le bébé souffre d'un reflux gastro-œsophagien majeur qui provoque des brûlures et des douleurs telles qu'il ne va plus vouloir rien avaler et se mettre dans une situation de retrait quasi autistique.
Au terme de la prise en charge qui dure entre un et six mois, «  l 'ét at des petits malades s'améliore considérablement, estime le Dr Titeca. Certains d'entre eux, que nous suivons depuis deux ans, ont connu une évolution très favorable après leur sortie.»



http://www.lefigaro.fr/sante/2008/03/06/01004-20080306ARTFIG00008-dans-une-…


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« Le bonheur n’est pas chose aisée. Il est difficile de le trouver en soi. Il est impossible de le trouver ailleurs. » N. de Chamfort
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